Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre que l’accomplissement du bien d’autrui n’implique pas le sacrifice de notre propre bonheur

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 25 Novembre 2015, 14:10pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de mains qui s'entrecroisent (source: sef morbihan)

Photo de mains qui s'entrecroisent (source: sef morbihan)

Source : Extraits du livre « plaidoyer pour l’altruisme, la force de la bienveillance », de Matthieu Ricard

 

L’accomplissement du bien d’autrui n’implique pas le sacrifice de notre propre bonheur, bien au contraire. Pour remédier aux souffrances d’autrui, nous pouvons choisir de payer de notre propre personne, renoncer à certaines de nos possessions ou à notre confort. En effet, si nous sommes mus par une motivation altruiste sincère et déterminée, nous vivrons ce geste comme une réussite et non comme un échec, un gain et non une perte, une joie et non une mortification. Pour l’altruisme, l’abnégation sacrificielle devient source d’épanouissement. . La qualité de notre vécu ne s’en trouve pas diminuée, mais augmentée. « L’amour est la seule chose qui double à chaque fois qu’on le donne », disait Albert Schweitzer. On ne peut donc plus parler de sacrifice puisque, subjectivement, l’acte accompli, loin d’avoir été ressenti comme une souffrance ou une perte, nous a, au contraire, apporté la satisfaction d’avoir agi de manière juste, désirable et nécessaire.

Tout est question de mesure et de bon sens : si la diminution de la souffrance est le critère principal, il serait déraisonnable de sacrifier notre bien-être durable pour que l’autre puisse jouir d’un avantage mineur. L’effort consenti doit avoir un sens. Il serait absurde de risquer notre vie pour repêcher une bague que quelqu’un a laissé tomber dans l’eau, ou de dépenser une somme importante pour donner une caisse de bouteille d’alcool à un ivrogne malade. Par contre, cela aurait un sens de sauver la vie de la personne si elle était tombée à l’eau avec sa bague au doigt, et d’utiliser notre argent pour aider l’ivrogne à se débarrasser de l’alcoolisme qui le tue.

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