Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Comprendre que les morts continuent à vivre dans la mémoire

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 12 Décembre 2015, 22:06pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un temple des ancêtres (source: thefrenchtourist)

Photo d'un temple des ancêtres (source: thefrenchtourist)

Source : extrait du livre « la danse de la réalité » de Alexandro Jodorowsky

 

Dans une région du cerveau existe une dimension où les défunts que nous avons aimés, de même que ceux qui nous concernent mais que nous ne connaissons pas et que, pour cette raison même, nous n’avons pu aimer, sont vivants, qu’ils continuent à se développer et prennent un immense plaisir à communiquer avec nous. On peut nous répondre que cette vie est pure illusion, que dans mon monde psychique il n’y a que moi qui existe. C’est sûr et ça ne l’est pas. D’une part les cerveaux humains peuvent être connectés entre eux et, de l’autre, connectés à l’univers, qui à son tour peut être connecté avec d’autres univers. Notre mémoire n’est pas seulement la notre, elle fait partie de la mémoire cosmique. Et dans un endroit de cette mémoire, les morts continuent à vivre.

Dans la dimension des morts, ceux-ci vivent grâce à l’énergie de la mémoire. Ceux que nous oublions errent, silhouettes estompées, presque transparentes, dans des espaces de plus en plus lointains. Ceux dont nous nous souvenons surgissent clairement près de nous, ils parlent, il y a en eux une joie reconnaissante. Mais dans l’obscurité gisent des silhouettes d’ancêtres qui vécurent il y a plusieurs siècles. Ce n’est pas parce que nous ne les avons pas connus qu’ils cessent d’être là. Il suffit d’avancer vers l’endroit où ils se trouvent pour qu’ils se dessinent avec plus de netteté et nous parlent dans leur langue, que nous ignorons peut-être, toujours avec une grande tendresse. Ceux qui n’ont pas connu cette expérience ont sans doute remarqué qu’il est très important pour nos familiers et nos amis que nous leur démontrions que nous ne les oublions pas, en leur souhaitant leurs anniversaires, en leur envoyant une carte postale lorsque nous partons en voyage, en les appelant au téléphone. Nous savons que nous vivons dans la mesure où les autres se souviennent de nous. S’ils nous oublient, nous nous sentons mourir.

Si l’inconscient est collectif et le temps éternel, on pourrait dire que chaque être qui est né et mort est resté gravé dans cette mémoire cosmique que tout individu porte en lui. Chaque mort attend dans la dimension onirique qu’enfin une conscience infinie se souvienne de lui. A la fin des temps, quand notre esprit aura atteint son développement maximum et contiendra la totalité du Temps, pas un seul être, si insignifiant puisse-t-il paraître, ne sera oublié.

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