Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître le concept de maladie sociale chronique

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 16 Janvier 2016, 13:33pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'une dispute (source: jesauvemoncouple)

Photo d'une dispute (source: jesauvemoncouple)

Source : Inserm

Lien : http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=18

 

Les stresseurs séculaires restent au devant de la scène : guerres, violences d’État meurtrières, catastrophes en tous genres aggravées par les technosciences, famines, épidémies... Cependant, des changements sociétaux et individuels profonds ont modifié les relations du sujet avec son environnement social. L’avènement progressif des sociétés démocratiques, la montée de l’individualisme et de l’autonomie du sujet, la généralisation de l’urbanisation et l’atomisation des existences, la perte de contrôle des indivi- dus sur leurs destins devenus instables, entre les mains de super-structures économiques anonymes dites « mondialisées », la disparition des traditions, des organisations communautaires, des normes familiales et canons culturels qui étaient massivement acceptés et partagés..., tous ces facteurs ont donné sens à de plus en plus de stresseurs et sont devenus pourvoyeurs de pathologies nouvelles.

 

Cette augmentation des pathologies comportementales et sociales chroniques est devenue insupportable en termes de souffrance pour les individus, les familles, les enfants, les adolescents et les communautés. Elle représente un enjeu qui met en danger le futur de notre système de santé, et au-delà, le futur de notre société.

La nécessité de cerner et de définir ces pathologies sociales chroniques a fait apparaître que des environnements socio-économiquement pauvres, un statut social et une position en bas de l’échelle sociale, les inégalités, l’exclusion, mais aussi les sentiments d’inéquité, de dévaluation du travail (comparaison du rapport des revenus du bas au haut de l’échelle sociale), donc de soi, laissaient des traces biologiques et psychologiques, lesquelles, en retour, prédisaient une plus grande vulnérabilité aux maladies somatiques et aux pathologies comporte- mentales et psychiatriques.

Les données abondent qui montrent que plus tôt ces environnements délétères agissent, plus sûrement apparaîtront des traits psychobiologiques particuliers, authentiques manières d’appréhender le monde et d’y répondre, des traits de personnalité comme l’hostilité, la violence ou le désespoir. Des altérations épigénétiques de l’expression génique se produisent dans des régions du cerveau comme le cortex préfrontal, l’amygdale, l’hippocampe, lesquelles régulent les capacités d’autorégulation et de contrôle et les réponses cognitivo-émotionnelles aux stresseurs ultérieurs. Ces environnements délétères incluent la vie pré/postnatale.

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