Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître les 3 niveaux de massage

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 16 Janvier 2016, 14:06pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un massage (source: victoriamassagetherapy)

Photo d'un massage (source: victoriamassagetherapy)

Source : extrait du livre « la danse de la réalité » de Alexandro Jodorowsky

 

Le moi individuel dévié, égoïste tend à se séparer du monde, il se vit à l’intérieur de la peau. Et, dans son désir de possession, transforme cette peau en frontière défensive. Se sentant dans l’insécurité, ayant peur du vide, la personne attire sans s’en rendre compte sa peau vers l’intérieur, en faisant une gaine.

Il faut apprendre à la peau à se dilater, en lui rendant son élasticité pour s’unir à l’humanité, au cosmos. On commence en prenant des parties et en les étirant le plus possible. La peau du dos est élastique et s’allonge de façon surprenante, de même que celle de la poitrine et du ventre. On étire les paupières, les joues, le front, le cuire chevelu ; la peau de la nuque, des bras, des jambes, des pieds, des mains. Le sac des testicules peut s’ouvrir comme un éventail arrivant parfois tout près du nombril. Etirer les lèvres extérieures de la vulve, en leur enlevant pour quelques instant leurs désirs d’absorber, produit des états intenses de liberté.

L’autre étape est le massage des os. Nous avons tendance à vivre en oubliant notre structure osseuse : le squelette nous rappelle la mort. Il nous paraît impersonnel, macabre, inanimé. C’est pourtant une structure vivante et sensible. Il faut masser les os en explorant leurs formes, leurs interstices, leurs recoins. Nous prenons alors conscience de chaque phalange, chaque vertèbre de chaque côté, des longues pièces, des articulations, des différentes parties du crâne, des fosses oculaires, de la structure du bassin.

La troisième étape consiste à la conquête de la chair, des muscles et des viscères. En utilisant une bonne huile, nous pouvons commencer à deux mains un frottement continu, octroyant une caresse sans commencement ni fin. Le corps cesse d’être divisé en parties, il devient un tout, un chemin qui ne veut arriver nulle part, qui ne veut que s’étendre. Les mains passent et repassent, prenant chaque fois des directions différentes, l’organisme perd ses limites et se sent infini. Puis le masseur commence à ouvrir. Ces mains, sur n’importe quelle région du corps, se posent ensemble, côte à côte, puis, pressant avec intensité et s’écoutant, elles transmettent au patient l’idée qu’elles l’ouvrent. A travers cette ouverture métaphorique sortent les souffrances accumulées, l’amour retenu, la colère, la rancœur. Le corps entier est une mémoire.

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