Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Comprendre les risques sanitaires liés au froid

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 13 Mai 2016, 10:03am

Catégories : #risques sanitaires

Photo d'un chauffage (source: lemoniteur)

Photo d'un chauffage (source: lemoniteur)

Source : Afsset

 

Pour estimer l'impact du froid sur la santé, la température absolue, mesurée sous abri, est le paramètre le plus utilisé. Cependant, il ne tient pas compte des échanges thermiques entre l'air et le corps. Pour cela, on peut utiliser la température ressentie ou l'indice de refroidissement éolien qui intègrent, selon des formules un peu différentes, la notion de vent. En effet, pour une même température, le vent engendre une sensation de froid d'autant plus importante que sa vitesse est élevée.

Les mécanismes physiologiques déclenchés par le froid mettent en jeu les systèmes nerveux, endocrinien, cardiovasculaire et respiratoire. La baisse de la température entraîne une vasoconstriction ainsi qu’une augmentation du cholestérol, du fibrinogène et de la viscosité sanguine.

Le froid provoque de façon directe des crises d’angine de poitrine chez les patients ischémiques (angor stable), des crises d’asthme liés au froid (dues à la bronchoconstriction provoquée par l’inhalation d’air froid), des gelures ou des engelures, des hypothermies, des syndromes de Raynaud et des crises de drépanocytose. Le laps de temps entre l’exposition au froid et le déclenchement de la pathologie est, pour ces pathologies, très court (quelques minutes à quelques heures). Les pathologies favorisées par le froid sont les infections respiratoires, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies endocriniennes (décompensation du diabète et dérèglement de la thyroïde) et la dépression nerveuse, avec un impact du froid retardé de une à trois semaines, voire un mois. Les facteurs de risque associés à la survenue de ces pathologies sont l'âge élevé et le sexe féminin, le faible niveau social, les activités de plein air et la faible température à l'intérieur du logement.

En dehors de l’action directe du froid sur l’organisme, il peut y avoir lieu de considérer les effets indirects tels que les traumatismes suivant des chutes ou les accidents de la circulation liés au verglas ou à la neige, les intoxications au monoxyde de carbone ou les brûlures liées à l’utilisation de moyens de chauffage défectueux ou dans des conditions inadaptées (en particulier dans des endroits clos ou non ventilés), et les difficultés physiques d’accès aux soins. Par ailleurs, en hiver, les épidémies de grippe et autres phénomènes infectieux, ainsi que les facteurs de risque de nature comportementale (stress, fêtes de fin d'année, modification du régime alimentaire, de la luminosité, etc.) peuvent également faire augmenter la mortalité et interférer avec le froid.

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