Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre les risques sanitaires liés au virus du Chikungunya

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 23 Mai 2016, 15:41pm

Catégories : #risques sanitaires

Photo d'une opération de fumigation (source: lexpress)

Photo d'une opération de fumigation (source: lexpress)

Source : extraits du texte « Chikungunya », de l’OMS

Lien : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs327/fr/

 

Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques. Il s'agit d'un alphavirus de la famille des togaviridés. Le virus peut causer une maladie aiguë, subaiguë ou chronique.

 

Signes et symptômes

Le chikungunya se caractérise par l'apparition brutale de fièvre souvent accompagnée d'arthralgie. Les autres signes et symptômes communs sont notamment myalgies, céphalées, nausée, fatigue et éruption. L'arthralgie est souvent invalidante, mais elle disparaît généralement au bout de quelques jours ou de quelques semaines. La plupart des patients se rétablissent complètement, mais dans certains cas l'arthralgie peut persister pendant plusieurs mois ou même plusieurs années.

 

Transmission

Le chikungunya a été identifié dans une soixantaine de pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe, mais aussi des Amériques.

Le virus est transmis d'un être humain à l'autre par les piqûres de moustiques femelles infectées. Les moustiques incriminés sont le plus souvent Aedes aegypti et Aedes albopictus, deux espèces qui peuvent également transmettre d'autres virus, notamment la dengue.

 

Diagnostic

Plusieurs méthodes de diagnostic peuvent être mises en œuvre. Des tests sérologiques, tels que les tests immunoenzymatiques simples (ELISA), peuvent permettre de confirmer la présence d'anticorps anti-chikungunya IgM et IgG. Les niveaux d'anticorps IgM sont les plus élevés trois à cinq semaines après l'apparition de la maladie et persistent pendant environ deux mois. Le virus peut être isolé à partir du sang au cours des premiers jours de l'infection.

 

Zones géographiques

Le chikungunya est présent en Afrique, en Asie et dans le sous-continent indien. Les infections humaines en Afrique sont restées à des niveaux assez bas pendant un certain nombre d'années, mais en 1999-2000 une flambée importante s'est produite en République démocratique du Congo et en 2007 une flambée s'est déclarée au Gabon.

À partir de février 2005, une importante flambée de chikungunya s'est produite dans les îles de l'Océan indien. Un grand nombre de cas importés en Europe ont été imputés à cette flambée, pour la plupart en 2006 quand l'épidémie de l'Océan indien était à son comble. Une flambée importante de chikungunya est survenue en Inde en 2006 et en 2007. Plusieurs autres pays de l'Asie du Sud-est ont également été affectés. En 2007 la transmission a été enregistrée pour la première fois en Europe, à l'occasion d'une flambée localisée dans le Nord-est de l'Italie.

En avril 2015, plus de 1 379 788 cas suspects de chikungunya avaient été enregistrés dans les Caraïbes, dans des pays d’Amérique latine et les États-Unis d’Amérique.

 

Traitement

Il n'existe pas de médicament spécifique qui permette de guérir la maladie. Le traitement a essentiellement pour but d'atténuer les symptômes, notamment l'arthralgie, au moyen d’antipyrétiques, d’analgésiques et d’un apport optimal de liquides.

 

Prévention

La présence de sites de reproduction du moustique vecteur à proximité des lieux d'habitations constitue un sérieux facteur de risque de chikungunya ainsi que d'autres maladies transmises par ces espèces. La prévention et la lutte reposent dans une grande mesure sur la réduction du nombre des récipients naturels et artificiels contenant de l'eau qui favorisent la reproduction des moustiques. Cela passe par la mobilisation des communautés affectées. Lors de flambées épidémiques, on peut pulvériser des insecticides pour tuer les moustiques, en les appliquant sur les surfaces à l'intérieur et autour des récipients où les moustiques se posent, et en traitant l'eau contenue dans ces récipients afin de tuer les larves.

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