Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Comprendre les risques sanitaires liés aux déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI)

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 2 Mai 2016, 16:02pm

Catégories : #risques sanitaires

Photo de déchets infectieux (source: oliver68)

Photo de déchets infectieux (source: oliver68)

Source : extraits du texte «Déchets d’activités de soins à risques infectieux, que faut-il en faire ? », de Jean-Marc Di Guardia, issu du livre « Le praticien et l’environnement »,  un ouvrage collectif sous la direction de William DAB

 

Les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) sont constitués des déchets présentant un risque infectieux du fait de la présence de micro-organismes viables ou de leurs toxines. Par ailleurs, même en l’absence de risque infectieux, sont également à considérer comme DASRI les matériaux piquants, coupants ou tranchants après utilisation, qu’ils aient été ou non en contact avec un produit biologique, les flacons de produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption et les déchets anatomiques non aisément identifiables. Le petit matériel de soins fortement évocateur d’une activité de soins fortement évocateur d’une activité de soins et pouvant avoir un fort impact psycho-émotionnel (tubulures, sondes, drains, canules…) est également souvent assimilé à des DASRI.

Les risques sanitaires associés aux DASRI sont principalement d’ordre infectieux et mécanique même si le risque psycho-émotionnel ne doit pas être négligé. Ce risque infectieux dépend naturellement du mode de propagation (par voie cutanéo-muqueuse, par inhalation d’aérosols contaminés ou par contact direct avec un objet souillé) et des modalités d’exposition aux micro-organismes concernés. La contamination percutanée, comprenant les accidents d’exposition au sang (AES) et aux liquides biologiques, liée à une mauvaise utilisation ou élimination des dispositifs piquants, coupants et tranchants, constitue le risque le plus préoccupant, concernant aussi bien les professionnels de santé que les personnels en charge de la collecte des déchets.

Un strict respect des règles d’hygiène et des précautions des standards sanitaires doit être appliqué notamment pour les patients porteurs des virus VIH, VHB et VHC ou d’une bactérie multi-résistante aux antibiotiques (BMR). Des dispositions spécifiques complémentaires peuvent également être mises en œuvre dans des situations exceptionnelles (pandémie grippale, SRAS, charbon, agents transmissibles non conventionnels). Un tri efficace doit être pratiqué dès la production des DASRI. Ceux-ci doivent ensuite suivre une filière d’élimination spécifique, afin de garantir l’absence de déchets à risques dans les  déchets ménagers et assimilés. Aussi, il appartient au médecin de déterminer si le déchet qu’il produit lors de la réalisation d’un acte médical, à son cabinet ou au domicile du patient, relève ou non de la catégorie des DASRI, afin de les conditionner dans des conteneurs spécifiques normalisés. Produisant généralement moins de 5 kg par mois de DASRI, les professionnels de santé doivent stocker ces emballages sécurisés fermés à l’écart de sources de chaleur et à l’abri du public pendant une période n’excédant pas trois mois. Dans le cadre d’une convention, leur collecte s’effectue par un prestataire ou par apport volontaire dans un point de regroupement dédié. Ils sont accompagnés de documents garantissant la traçabilité depuis leur production jusqu’à leur destruction finale.

Une bonne gestion des DASRI s’inscrit pleinement dans la prévention du risque infectieux et permet de protéger le personnel de collecte et de traitement des déchets ménagers de risques accidentels et sanitaires dont les conséquences individuelles peuvent être très graves.

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