Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître les biocontaminants de l’air intérieur responsables de réactions allergiques

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 9 Mai 2016, 20:45pm

Catégories : #risques sanitaires

Photo d'un chat (source: pratique)

Photo d'un chat (source: pratique)

 

Source : extraits du livre « Quels risques pour notre santé ? » de Denis Zmirou

 

Les divers biocontaminants sont responsables de réactions allergiques et irritatives, de maladies infectieuses et de problèmes respiratoires pouvant être importants. On leur attribue une responsabilité importante dans l’augmentation de la fréquence de l’asthme dans les pays développés. Les champignons et moisissures se reproduisent en formant des spores d’un diamètre compris entre 2 et 20 microns, qui sont libérées dans l’air. Ces spores ne germeront qu’en présence d’humidité et de substances organiques, qui constituent leur nourriture. Certains (Aspergillus et Penicillium) peuvent rester viables plus d’une dizaine d’années. Ils se présentent sous forme de tâches de moisi et présentent une odeur caractéristique de champignon. Les moisissures sont susceptibles d’engendrer des infections, des allergies et des pneumopathies. Plusieurs études font état de leur possible participation à l’apparition du syndrome des bâtiments malsains. Les allergènes animaux ont pour principales origines les animaux domestiques (chats, chiens, oiseaux, rongeurs…), les blattes et les acariens. Ils peuvent être responsables d’allergies affectant des personnes prédisposées. Entre 17% et 48% de la population est affectée par des pathologiques de tous genres. Parmi ces allergènes, les acariens jouent un rôle majeur. 70% à 80% des asthmes allergiques chez l’enfant et le jeune adulte sont liés aux allergènes d’acariens. Ces petits insectes se nourrissent de cellules de peau ou squames émis par l’homme et autres animaux. Ils se développent dans des endroits chauds et humides. La poussière du matelas est le principal réservoir d’allergènes d’acariens, mais les tapis et moquettes, la poussière des canapés, de chaises capitonnées, de fauteuils et de vêtements constituent aussi des réservoirs importants. Lors des activités ménagères, les poussières de maison sont remises en suspension, et l’on retrouve dans l’air, les allergènes des acariens portées par des particules en suspension de grande taille (plus de 10 micromètres). Les teneurs en acariens sont nettement plus faibles dans les maisons en altitude (Briançon moins qu’Orange ou Montélimar), dans les zones fraîches et sèches. Les animaux domestiques produisent des allergènes spécifiques présents dans la salive, les glandes sébacées, le pelage et les squames. 25% de la population générale est sensibilisée à l’allergène du chat qui perdure dans la maison six mois après l’éviction de l’animal.

 

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