Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Comprendre l’effet sur la santé du stress psychologique

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 25 Juin 2016, 12:42pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un trader (source: lexpress)

Photo d'un trader (source: lexpress)

Source : extraits du livre « La bonne pratique des 5 tibétains », de Jean-Louis Abrassart

 

La réaction de stress est inscrite physiologiquement dans notre corps comme dans celui des animaux. Elle n’est pas comme on pourrait le croire une conséquence des conditions de vie actuelles, mais une réponse archaïque pour faire face au danger. Face à une agression extérieure, l’organisme de l’animal se mobilise pour se battre ou pour fuir suivant les circonstances. Réagissant par l’action, l’animal dépense physiquement l’énergie que son corps a accumulé dans un premier temps et retrouve ainsi son équilibre tout en ayant fortifié son organisme. Les animaux en captivité privés de leur liberté de réagir développent des symptômes psychosomatiques de stress analogues à ceux des humains. L’homme primitif réagissait lui aussi par le combat ou la fuite quand sa survie était menacée. Dans nos sociétés occidentales, notre survie n’est plus menacée qu’exceptionnellement et, la plupart du temps, nous ne réagissons plus impulsivement par l’action aux pressions extérieures dont nous sommes l’objet. Nous devons négocier avec notre environnement et avec les autres alors que notre corps continue de nous mobiliser pour l’action. Le stress est devenu psychologique et il nous appartient de trouver comment le gérer pour notre bien-être physique et psychique.

Le vécu du stress psychologique est très subjectif. Il dépend de notre réaction personnelle à l’évènement stressant déclencheur : face à une situation, une personne pourra ressentir beaucoup d’appréhension et perdre ses moyens alors qu’une autre la vivra comme stimulante. Ce vécu et les réactions physiologiques qu’il va entraîner sont conditionnés par l’appréciation que nous portons sur la situation, par le sentiment ou l’émotion qu’elle provoque en nous, par l’anticipation des risques et des réactions des autres. Tout cela se joue en quelques secondes au centre de notre cerveau, et les processus mentaux engagés échappent en grande partie à notre conscience même si nous nous rendons bien compte après coup que notre réaction peut être tout à fait disproportionnée au regard de la situation.

Plusieurs instances du système nerveux et hormonal interviennent dans l’élaboration mentale d’une situation et dans les répercussions physiologiques qu’elle provoque : en simplifiant, le cortex, la partie pensante du cerveau, l’évalue en fonction de notre expérience du passé, de notre éducation et notre conception de la vie, le système limbique la considère comme agréable ou désagréable et lui donne une connotation émotionnelle et le cerveau reptilien l’apprécie en fonction de la survie et du bien-être. A la base du cerveau, l’hypothalamus qui reçoit les informations de tous nos sens va centraliser toutes ces données et par l’intermédiaire du système nerveux va déclencher la réponse du corps. Il envoie simultanément un message à l’hypophyse qui va commander les sécrétions des autres glandes hormonales. 

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