Comprendre les risques sanitaires

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Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître les recommandations pour diminuer les risques sanitaires liés aux bruits

Publié par Michael NGUYEN HUU sur 19 Juillet 2016, 10:11am

Catégories : #risques sanitaires

Photo d'une boite de nuit (source: pratique)

Photo d'une boite de nuit (source: pratique)

Source : extraits du texte «Expositions volontaires au bruit, quels sont les risques auditifs ? », de Dorothée Grange, issu du livre « Le praticien et l’environnement »,  un ouvrage collectif sous la direction de William DAB

 

Rarement rencontrés dans la nature, les niveaux sonores élevés entraînent une altération du système auditif, peu adapté à les supporter durant de longues périodes. Il s’agit principalement de la dégradation d’une partie des cellules ciliées de l’oreille interne, cellules fragiles, peu nombreuses et ne se renouvelant pas, ce qui entraîne une perte irrémédiable de l’audition.

Il est estimé que des troubles auditifs peuvent être observés suite à une exposition de plusieurs années à un niveau de 85 dB (voix criée, rue animée à fort trafic). Plus le niveau sonore est élevé, plus le risque est grande et la dégradation rapide. Une exposition à un niveau proche de 100 dB (discothèques, concerts) est ainsi susceptible d’entraîner des symptômes persistants et irréversibles : une baisse sensible de l’audition, des acouphènes et/ou une hyperacousie ; en d’autres termes, un traumatisme sonore aigu. Plus fréquemment, ce type d’expositions n’entraîne aucun trouble auditif ou des troubles temporaires, tels que des acouphènes, persistant de quelques heures à quelques jours. Cependant, si ces troubles sont sans gravité immédiate, le système auditif subit un vieillissement prématuré, ce qui peut conduire à une surdité précoce.

En France, différentes études ont montré qu’environ 5 millions de personnes sont touchées par des déficiences auditives, dont 2 millions chez les moins de 55 ans. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, environ 10% présentent une perte auditive pathologique. Ces troubles de l’audition ont en outre des répercussions physiques et psychologiques importantes.

Toutefois, la réglementation dans ce domaine est tolérante : elle fixe le niveau sonore maximal à 105 dB dans les discothèques et à 100 dB pour les baladeurs. Il est ainsi estimé que de 5 à 10% des personnes utilisant un baladeur risquent des pertes auditives irréversibles à cause d’un usage prolongé à un niveau sonore trop élevé.

Or, si près des deux tiers des Français considèrent que le bruit constitue un risque plutôt ou très élevé pour la santé des Français, ils sont moins de la moitié parmi les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Une prise de conscience s’impose donc, en particulier chez les jeunes.

Les praticiens peuvent jouer un rôle important dans la sensibilisation des amateurs de ces loisirs, en particulier les jeunes, mais aussi des divers intervenants œuvrant dans ces domaines (artistes, ingénieurs du son…). Pour cela, ils peuvent s’appuyer sur différentes recommandations :

  • Lors des concerts ou des soirées en discothèque, porter des bouchons d’oreille et s’éloigner autant que possible des enceintes ; après ces expositions, rester dans le calme pour un temps de récupération de 12 à 24 heures ;
  • Contrôler le niveau sonore des baladeurs, chaînes hi-fi, autoradios… ;
  • Réduire la durée d’exposition, les durées hebdomadaires d’écoute ne devant pas dépasser 20 heures à 93 dB (baladeur, autoradio), 4 heures à 100 dB (baladeurs à volume maximal, bars musicaux), ou 2 heures à 103 dB (discothèque).
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