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Connaître la théorie des signatures

Publié par Risque Sanitaire France sur 23 Août 2016, 10:24am

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de noix (source: preprod-img.medisite)

Photo de noix (source: preprod-img.medisite)

Source : extraits du site Wikipédia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_signatures

 

La Théorie des signatures ou principe de signature est une méthode empirique d'observation du monde des plantes médicinales répandue en Europe, de l'Antiquité jusqu'au XVIIIe siècle, selon laquelle la forme et l'aspect des plantes est à rapprocher de leurs propriétés thérapeutiques. Elle repose sur le principe similia similibus curantur "les semblables soignent les semblables". Ce concept relevant de l'alchimie a été repris par de nombreux médecins, chirurgiens et botanistes. Elle fut professée par Théophraste, Otto Brunfels, Paracelse, Leonhart Fuchs, Giambattista della Porta ou Nicholas Culpeper.

Cette théorie constitue un élément important de la médecine médiévale.

Elle vient de Theophratus Bombastus von Hohenheim (1493-1541), dit Paracelse, médecin suisse.

"Dieu regrettant d’avoir créé les maladies aurait dispensé les plantes permettant de les combattre en leur affectant un signe de reconnaissance"

Cette théorie est en contradiction avec la pensée moderne selon laquelle des formes imprimées dans des organismes différents et biologiquement éloignés, même avec une certaine ressemblance, seraient le fruit du hasard. Toutefois, un courant « spiritualiste » d'observation des phénomènes a persisté jusqu'à nos jours, selon lequel la vision que nous avons du monde nous permet d'entrevoir sa nature essentielle. Un représentant récent de cette tendance est l'écrivain allemand Ernst Jünger.

 

Quelques espèces concernées

  • Pulmonaria officinalis, la pulmonaire officinale : utilisée pour le traitement des affections respiratoires, pour la ressemblance de ses feuilles avec des alvéoles pulmonaires. Propriétés émollientes, expectorantes et astringentes.
  • "Hermodacte" : racine évoquant la forme des doigts, peut-être Hermodactylus, ou un colchique ; utilisée pour les affections des articulations, comme la goutte. Sans efficacité, certaines espèces qui peuvent avoir été utilisées dans ce sens sont toxiques.
  • Sanguisorba officinalis, la pimprenelle. On pensait que sa couleur rouge était due à sa capacité d'absorber le sang, d'où son nom. Elle aurait des propriétés hémostatiques.
  • Hepatica nobilis, l'hépatique à trois lobes : utilisée pour le traitement des affections du foie, en raison des feuilles au-dessous rougeâtre, à trois lobes, comme cet organe.
  • Chelidonium majus, la chélidoine : utilisée dans le traitement des ictères, à cause de la couleur de son latex. La plante présente bien des propriétés thérapeutiques, mais est également toxique.
  • Sagittaria sagittifolia, la sagittaire, était utilisée pour guérir les plaies occasionnées par les flèches, à cause de la forme de ses feuilles.
  • Echium vulgare, la vipérine commune, était réputée guérir les morsures de serpent, à cause de la ressemblance de la fleur avec la tête de l'animal.[réf. nécessaire]
  • Les plantes à latex étaient préconisées dans les problèmes de lactation.
  • Les plantes pubescentes étaient recommandées pour traiter la calvitie.
  • Les Orchis, et tout particulièrement l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) étaient évoqués lors d'épisodes d'orchites, en raison de l'aspect des deux tubercules, rappelant des testicules.
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