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Connaître les métaphores alchimiques

Publié par Risque Sanitaire France sur 23 Août 2016, 10:27am

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de glaçons (source: blackeuse)

Photo de glaçons (source: blackeuse)

Source : extraits du site Wikipédia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paracelse

 

La Vie et la Nature sont les grands thèmes de la philosophie paracelsienne. La nature est vie et la vie est l'essence la plus profonde de la nature. Le monde est vivant, vivant dans toutes ses parties, il n'y a rien en lui qui ne le soit: les pierres et les astres, les métaux, l'air et le feu.

La nature n'est pas achevée: elle est devenir. Le rôle de l'Alchimiste (ou Vulcanus), est « de conduire à son terme ce qui n'est pas encore parvenu »(XI, 186).

Dieu a créé toutes choses comme des semences. Toutes choses doivent être achevées, la nature est en devenir. Tout le travail de la nature est une alchimie universelle qui a pour fin d'achever la création commencée par Dieu (Sämtliche Werke éd. Suddhoff, VIII 181). Le processus de la Création est essentiellement vu comme un processus « chimique » de séparation, qui tel un chimiste, part de la prima materia et qui sépare une chose de l'autre.

Cette alchimie universelle opère suivant trois modalités : transformer, séparer et purifier.

Dans l'homme, la vie du corps terrestre a besoin de recevoir de la force vitale de matières particulières. Le corps élémentaire tire des quatre éléments, la nourriture nécessaire pour la chair et le sang; le corps sidéral reçoit des astres la sagesse indispensable à l'esprit.

La force qui dans le corps humain sépare et transforme la nourriture, a reçu divers noms : elle est tantôt appelée « maître Vulcain », tantôt qualifiée d'« Alchimiste » ou encore d'« Archée »34. Parlant du pain, Paracelse évoque deux transformations alchimiques : d'abord du blé en farine puis de celle-ci en pain, effectuées par un Vulcanus externe ; ensuite la métamorphose du pain en sang et chair, effectuée dans l'estomac par le Vulcanus interne. L'Archée de l'estomac sépare les bons ingrédients pour en faire de la chair et du sang, des mauvais qui sont ensuite expulsés sous forme de déchets. L'image de « l'alchimiste interne » peut fournir pour nous, une métaphore, pour comprendre la digestion. Pour Paracelse, les alchimistes internes et externes sont des réalités de même nature: ce sont donc des réactions (al)chimiques.

Le processus alchimique de séparation est mis en œuvre quand il faut séparer le bon grain de l'ivraie, le métal des scories. Dans toute bonne chose, il y a aussi du poison (VIII, 197). On peut l'éliminer par l'alchimie.

Enfin le processus de purification s'obtient aussi par l'opération alchimique par excellence qu'est la distillation. Distiller c'est séparer, certes, mais c'est avant tout, tirer d'un corps l'esprit. L'agent purificateur est le feu. C'est par sa vertu que le soleil mûrit le fruit. C'est par la conduite du feu que l'alchimiste pénètre, libère, révèle et purifie.

Paracelse offre ainsi la première version de ce que les historiens des sciences appellent « philosophie chimique »: une théorie selon laquelle la transformation chimique sert d'analogie à l'ensemble des processus.

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