Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre les risques sanitaires liés au mercure

Publié par Risque Sanitaire France sur 16 Septembre 2016, 15:58pm

Catégories : #risques sanitaires

Photo du mercure liquide (source: http://www.cartel.ca/pilates/wp-content/uploads/2012/11/Liquid-Mercury.jpg)

Photo du mercure liquide (source: http://www.cartel.ca/pilates/wp-content/uploads/2012/11/Liquid-Mercury.jpg)

Source : extraits du livre « quels risques pour notre santé ? », de Denis Zmirou

 

La construction de thermomètres, les amalgames dentaires, les activités des chercheurs d’or (guyane et Brésil…) et l’incinération des déchets sont autant de sources de mercures déversées dans l’environnement sous des formes plus ou moins toxiques pour l’homme. La plus célèbre des pollutions est celle de la baie de Minamata au Japon.

Sous forme métallique, le mercure se présente comme un liquide à la température ambiante. C’est le principal moyen de transport du métal dans l’air. Du fait de ce caractère volatil, l’inhalation représente une voie de pénétration majeure mais l’importance de l’exposition par l’air est mal connue. On peut le retrouver aussi en quantité dans la chaîne alimentaire où se produit une bioconcentration. Ce sont les poissons, fruits, légumes et céréales qui apportent le plus de mercure à l’organisme humain. Des concentrations très élevées peuvent ainsi être mesurées dans le thon, poisson prédateur, en zone marine contaminée par des effluents industriels.

Un fois dans l’organisme, il a la particularité de passer la barrière placentaire mais aussi celle du cerveau où il peut altérer les capacités intellectuelles. Le rein est également un organe cible. La contamination est bien sûr plus dramatique chez l’embryon ou l’enfant. Dans le cas de Minamata, c’est le mercure sous forme organique (méthylmercure) qui est à l’origine du désastre observé il y a 50 ans. Il était fortement concentré dans les poissons, base de l’alimentation de la population de cette baie contaminée par les rejets directs en mer d’une usine proche. Il n’y a pour le moment que des suspicions sur ses conséquences cancérogènes, par manque de preuves chez l’homme ; le mercure organique a été classé dans la catégorie 2B (cancérogène possible pour l’homme) par le centre international sur la recherche du cancer (CIRC) ; le mercure métallique n’a pas été classé pour sa cancérogénicité.

Il est dosé dans le sang et les urines pour apprécier la charge de l’organisme.

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