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Connaître le biomimétisme

Publié par Risque Sanitaire France sur 3 Septembre 2016, 09:40am

Catégories : #culture de la vitalité

Photo du velcro (source: aos.iacpublishinglabs)

Photo du velcro (source: aos.iacpublishinglabs)

Source : extrait du texte « biomimétisme », de Wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biomim%C3%A9tisme

 

Le biomimétisme désigne un processus d'innovation et une ingénierie. Il s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant. Il peut concerner des échelles nanométriques et biomoléculaires avec par exemple l'ADN et l'ARN, et jusqu'à des échelles macroscopiques et écosystémiques, incluant donc les services écosystémiques. Il cherche ainsi des solutions soutenables produites par la nature, sélectionnées parmi de nombreuses autres, éprouvées par l'évolution au sein de la biosphère.

C'est un domaine encore émergent de la recherche et des domaines techniques, médicaux, industriels et de la bioéconomie, incluant des sous-domaines tels que la bionique, la bioassistance et l'architecture biomimétique. Certains auteurs y voient une voie nouvelle de développement soutenable et intégré dans la biosphère.

En France, un Centre européen d'excellence en biomimétisme (Ceebios) est installé à Senlis depuis 2015.

 

Le biomimétisme cherche à :

  • comprendre et reproduire les mécanismes sous-jacents à la biodiversité en jeu en termes de résilience écologique, robustesse, productivité, efficacité énergétique, stabilité, auto-organisation, communication intracellulaire, intercellulaire, interorganisme, intrapopulationnelle, etc., pour innover de façon soutenable;
  • reproduire en laboratoire des comportements qui, autrement, resteraient noyés dans la complexité du réel. De telles études s'appuient notamment sur la biophysique ;
  • mieux accéder aux échelles microscopiques et nanoscopiques, pour observer et reproduire de nouvelles structures et interfaces moléculaires capables de reproduire certaines fonctions de l’organisme pour le soigner, le commander, au moyen de nanosondes ou nanovecteurs intelligents. Il s'agit aussi, dans ce cadre, d'améliorer l'imagerie moléculaire, produire des matériaux biocompatibles, développer de nouvelles interfaces homme-environnement (NBIC), pour une réalité augmentée, etc.
  • s'inspirer de l'organisation des écosystèmes et des interactions entre des êtres vivants, pour améliorer les technologies et leurs interfaces avec l'Homme.

 

En France

C'est une piste proposée en 2012 par le Commissariat général au développement durable et le Ministère chargé de l'écologie. En 2007, un rapport du Sénat y voit « l'une des boîtes à outils de la quatrième révolution industrielle ». Et en 2012-2013, ce thème a été sous la houlette de Dominique Dron l'une des actions des 5 chantiers transversaux du CGDD et de 3 de ses entités (DDD, DRI, SEEID), visant une « économie verte, résiliente et équitable ». Il intéresse certains pôles de compétitivité, dont naturellement le Pôle Fibres.

Depuis fin 2011, l'AFNOR travaille sur un projet international de normalisation du biomimétisme, à la suite d'une demande de l'Institut allemand de normalisation (DIN) faite en mai 2011 à l'Organisation internationale de normalisation (ISO). L'ISO 18459:2015 spécifie déjà « les fonctions et domaines d'application des méthodes d'optimisation biomimétique » quand elles portent des problèmes de résistance de structures porteuses sous des charges statiques et de fatigue. ISO/DIS 18457 porte sur le biomimétisme appliqué à certains matériaux, structures et composants biomimétiques alors que la norme ISO/TC 266 classifie et définit le domaine et cadre la terminologie relative à la biomimétique « à des fins scientifiques, industrielles et éducatives ».

En 2013, avec l'aide de l'Union européenne, la CCI région Nord de France a décidé d'aider 20 PME (via un accompagnement gratuit, après sélection de réponses à un appel à candidatures) à augmenter leur résilience en tant qu'atout « pour s’adapter, anticiper et apprendre afin de trouver des réponses favorables face à l’évolution de son environnement. Pour cela, l’entreprise s’inspirera, dans la mesure du possible, des modèles mis en œuvre par la Nature, ses écosystèmes faisant preuve d’une grande capacité d’adaptation depuis des millions d’années…».

En 2015, avec près de 100 projets de recherche en cours et alors qu'une cinquantaine d'entreprises seraient déjà engagées dans cette approche, un Centre européen d’excellence en biomimétisme (Ceebios) s'est implanté à Senlis en Picardie. Ce centre est présidé par Gilles Bœuf (également président du Muséum national d'histoire naturelle). Il vise à associer la recherche fondamentale d’État, la recherche appliquée, des entreprises et des ONG intéressées par le sujet, au sein d'un projet de développement économique et scientifique de cette science et technique émergente, en favorisant la transdisciplinarité. Il organise aussi des formations. Il est organisé en 4 pôles (Recherche, Congrès/conférences, formation et « Business Campus ».

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