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Connaître l'intérêt des monnaies locales

Publié par Risque Sanitaire France sur 3 Septembre 2016, 20:50pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de monnaies (source: lecontrarien)

Photo de monnaies (source: lecontrarien)

Source : extraits du texte « monnaie locale », de Wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_locale

 

Une monnaie locale est, en sciences économiques, une monnaie non soutenue par un gouvernement national (qui n'a pas nécessairement cours légal), et destinée à n'être échangée que dans une zone restreinte. Les monnaies de ce type sont également appelées monnaies complémentaires. Elles prennent de nombreuses formes, aussi bien matérielles que virtuelles.

 

L'expérience de Wörgl illustre de manière significative quelques-unes des caractéristiques communes, et principaux avantages, des monnaies locales.

Tout dabord, les monnaies locales ont tendance à circuler beaucoup plus rapidement que les monnaies nationales. La même quantité de monnaie en circulation est employée davantage de fois et entraîne une activité économique globale beaucoup plus importante. Elle produit de plus grands bénéfices par unité. La plus grande vélocité de la monnaie est le résultat d'un taux d'intérêt négatif qui encourage les gens à dépenser la monnaie plus rapidement.

Ensuite, les monnaies locales permettent à une communauté d'utiliser pleinement ses ressources productives existantes, tout spécialement la force de travail inemployée, ce qui a un effet catalytique sur le reste de l'économie locale. Elles sont fondées sur le postulat que la communauté n'utilise pas pleinement ses capacités de production, par manque de pouvoir d'achat local. La monnaie alternative est utilisée pour augmenter la demande, d'où une plus grande exploitation des ressources productives. Pour autant que l'économie locale fonctionne en deçà de sa pleine capacité, l'introduction d'une monnaie locale n'a pas besoin d'être inflationniste, même quand il en résulte une augmentation significative du volume total de monnaie et de l'activité économique totale.

Puisque les monnaies locales ne sont acceptées qu'au sein de la communauté, leur usage encourage l'achat de biens et de services produits localement et valables localement. Ainsi, quel que soit le niveau d'activité économique, la plupart des bénéfices vont enrichir la communauté, et une part moins importante est drainée hors de la communauté, vers d'autres parties du pays ou du monde. Par exemple, le travail de construction entrepris avec des monnaies locales emploie de la force de travail locale et utilise autant que possible des matériaux locaux. Cette amélioration du tissu local devient une incitation pour l'acceptation et l'utilisation des bons par la population locale.

 

De nombreuses initiatives de monnaies locales ont été lancées depuis 2010. La plupart sont recensées sur un site web dédié. On peut citer :

  • l'abeille, à Villeneuve-sur-Lot (février 2011);
  • l'agnel, à Rouen et Elbeuf et leurs environs (novembre 2015);
  • la Bel monnaie, à Valence et Romans sur Isère (janvier 2016), monnaie uniquement électronique (Association pour le développement de l'économie locale par la monnaie);
  • la beunèze, en Saintonge (mai 2015);
  • le Bou’Sol, à Boulogne-sur-Mer (17 mai 2013);
  • le boyard, à La Rochelle et sur l'Île de Ré (2014 ou 2015);
  • le céou, en ­­Bouriane (Lot) (mars 2014);
  • la doume, dans le Puy-de-Dôme, portée par l'ADML 63 (Association pour le développement de monnaies locales dans le Puy-de-Dôme et alentours);
  • l'elef, à Chambéry (22 novembre 2014);
  • l'eusko, au pays Basque (janvier 2013);
  • le Galais dans le pays de Ploërmel dans le Morbihan (novembre 2015);
  • le galléco, en Ille-et-Vilaine (2013);
  • la Gentiane, à Annecy (début 2016).
  • la Gonette, à Lyon (7 novembre 2015);
  • le Grain, dans la région havraise, porté par l'association Le Grain Monnaie Locale (Sept 2015)
  • l'heol, au pays de Brest (janvier 2012);
  • la Luciole en Ardèche du Sud et Ardèche Méridionale, portée par L'association Les Lucioles ;
  • la mesure, à Romans-sur-Isère – Drôme (mai 2011);
  • la Miel (Monnaie d'Intérêt Économique Local), dans le Libournais, l'Entre-deux-Mers et le Sud-Gironde (janvier 2013);
  • l'occitan, à Pezenas (janvier 2010);
  • la pêche, à Montreuil (21 juin 2014);
  • la pyrène, en Ariège;
  • le radis, à Ungersheim (juillet 2013);
  • la roue, en Provence, en Vaucluse (janvier 2012) puis dans les Bouches-du-Rhône (avril 2014);
  • l'unité Sel à nom variable des systèmes d'échange local (à partir de 1994) ;
  • le sol-violette, à Toulouse, lancé au début 2011 pour une expérimentation de six mois, et toujours en vigueur aujourd'hui;
  • la SoNantes, à Nantes et dans l'agglomération nantaise (monnaie complémentaire non reconvertible – supports électroniques uniquement; avril 2015);
  • le stück, à Strasbourg (3 octobre 2015)
  • la T!nda, en Béarn – Pyrénées-Atlantiques (juin 2014);
  • la touselle, en Comminges (sud de la Haute-Garonne);
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