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Comprendre l’importance du don dans notre société

Publié par Risque Sanitaire France sur 30 Novembre 2016, 22:07pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image de deux mains se rejoignant (source: http://media.tumblr.com/tumblr_mb5rqhPsnE1qb4u5c.jpg)

Image de deux mains se rejoignant (source: http://media.tumblr.com/tumblr_mb5rqhPsnE1qb4u5c.jpg)

Source : wikipédia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Don_(acte)

 

Le don est l'action de donner sans contrepartie.

Le don se veut désintéressé et intemporel, cependant, pour faire honneur au don, la personne en bénéficiant peut faire un don en retour, qu'on appelle le contre-don. Il ne s'agit pas d'un acte d'échange de valeurs comme la vente ni le troc, puisque le receveur n'est pas tenu de rendre le don et la valeur des dons ne rentre pas directement en compte.

La définition du don demande des présupposés philosophiques, anthropologique voire métaphysiques.

Si l'homme est exclusivement fait pour consommer de la richesse en une vie terrestre de plaisir, il va de soi que le don sans le calcul d'une contrepartie ne peut être rationnel. Donner serait équivalent à perdre, et nul ne veut perdre pour le plaisir de perdre, si sa finalité est d'avoir et de jouir.

Cependant, si l'on vient à considérer différemment la finalité anthropologique, l'on peut aborder le don différemment. Il se peut qu'une conception trop individualiste de l'homme l'ait réduit à un demandeur de plaisir solitaire, suspendu à sa consommation personnelle, mais qui s'accommode cependant au mieux possible de la concurrence de ses voisins, bien obligé de vivre avec autrui. (Rêveries du promeneur solitaire, et Le Contrat Social, Rousseau). Si l'on comprend au contraire que l'homme est par nature relationnel et social, et que le déploiement de sa nature et de son bonheur se trouve dans l'Amitié et la recherche commune du Bien Commun, alors l'on comprend que le don n'est plus un acte morcelé d'un égoisme caché, mais un acte en lui-même bon, qui donne par sa bonté intrinsèque un retour à celui qui donne. Il faut se demander si l'on considère le monde humain comme un amas d'individus isolés, qui se débrouillent chacun pour s'en sortir, ou si au contraire les hommes sont naturellement sociaux et relationnels, et que le don est alors l'expression simple, gratuite et aussi gratifiante de l'amitié (Ethique à Nicomaque, Aristote).

Donner est un geste naturel, essentiel qui cimente les rapports humains. Pour répartir les richesses, le don est bien plus performant, car il ne s’appuie pas sur une valeur marchande, mais sur une valeur d’usage. Un objet sans valeur apparente peut représenter beaucoup pour la personne qui la reçoit.

Entre celui qui donne et celui qui reçoit se crée une relation privilégiée. Cette forme de gratuité change les rapports humains et crée de la cohésion sociale.

Donner génère une forme d’assurance. Si l’on fait partie d’un groupe de donneurs identifié comme tel, on pressent que l’on ne sera jamais dans le besoin. Cela crée de la confiance en l’autre, en soi, en l’avenir. Plus on rend la masse des dons visibles, plus on renforce ce sentiment de sécurité.

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