Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre l’autonomie, synonyme de liberté

Publié par Risque Sanitaire France sur 30 Décembre 2016, 15:08pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un jardin (source: https://bassin-de-jardin.ooreka.fr/img/intro/intro-bassin-de-jardin.jpg)

Photo d'un jardin (source: https://bassin-de-jardin.ooreka.fr/img/intro/intro-bassin-de-jardin.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Concept_d'autonomie

 

L'autonomie désigne la capacité d'un objet, individu ou système à se gouverner soi-même, selon ses propres règles. Dans d'autres cas, elle fait référence aux propriétés d'une entité qui est capable de fonctionner de manière indépendante, sans être contrôlée de l'extérieur ou sans des apports (matériels, énergétiques, etc) en provenance de l'extérieur. L'autonomie ne s'oppose pas au concept de dépendance selon les idées reçues.

En philosophie morale, l’autonomie (du grec αὐτονομία, autonomia) est la faculté d'agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi. L'autonomie est synonyme de liberté, elle se caractérise par la capacité à choisir de son propre chef sans se laisser dominer par certaines tendances naturelles ou collectives, ni se laisser dominer de façon servile par une autorité extérieure.

Cependant, une proposition d'autonomie peut se construire à partir de l'éducation (éducation à l'autonomie, écocitoyenneté). La première forme d'autonomie consiste, pour un enfant, à devenir capable de reconsidérer les règles fixées par les milieux social et naturel. « Il ne faut pas agir et parler comme nous l’avons appris par l’héritage de l’obéissance. » Héraclite

Selon Auguste Comte, l'autonomie de l'homme est atteinte lorsqu'il réussit à s'affranchir de l'influence des religions et de la métaphysique pour atteindre l'« état positif », dans un processus qu'il appelle loi des trois états. Le positivisme du XIXe siècle a permis à la sociologie de réorganiser la société en tenant compte de lois scientifiques.

Ivan Illich et Jean-Paul Berthelon ont, dans La convivialité (1973), inauguré la question de l'autonomie à travers les notions d'outils conviviaux et de simplicité volontaire : l'autonomie pourrait être une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent, de la vitesse et du système industriel, et moins gourmande des ressources de la planète.

 

Quel est l'objet d'un but ? De faire varier son autonomie, c'est-à-dire de modifier son système de valeurs et / ou son système de moyens. Dès lors, deux types de situations peuvent apparaître. Soit cette modification de l'autonomie de l'individu n'entraîne aucune réaction d'autres personnes (par indifférence ou inexistence), et dans ce cas cette modification de l'autonomie peut être nommée "liberté". Soit cette modification induit celle de l'autonomie d'autrui qui peut réagir positivement ou négativement. Dans ce cas, l'individu devra prendre en compte les réactions probables d'autres personnes : c'est la dépendance de l'individu à son environnement social. Alors que l’autonomie est intrinsèque à l’individu, la dépendance est par essence une relation sociale : il s’agit de deux concepts qu’il convient de distinguer radicalement. La dépendance n’est pas le contraire de l’autonomie, et l’indépendance n’est pas synonyme d’autonomie (l’indépendance exprime dans ce cas l’inexistence de relations sociales). L’autonomie peut côtoyer la dépendance, la non-autonomie d’un individu n’induit pas sa dépendance qui n’apparaît alors que s’il existe une ou des personnes aptes à entrer eux-mêmes en dépendance avec lui.

Pour un individu, la forme projetée de l’action choisie pour accomplir la variation de son autonomie en fonction du but, en tenant compte des dépendances, n'est rien d'autre qu’une modalité de la stratégie. Celle-ci repose sur un seuil critique de volonté et de capacité. Si le seuil critique est jugé suffisant, alors la forme projetée correspond à une stratégie solitaire (liberté d’action). Si en revanche le seuil est insuffisant, alors une stratégie de dépendance à autrui devient nécessaire : elle peut prendre les formes organisationnelles d’inclusion dans un réseau ou dans une filière, d’alliance, de fusion …

Les concepts d'autonomie, de dépendance et de stratégie forment le triptyque des sciences de l'action. Ils concernent donc toutes les activités humaines, en particulier dans les processus économiques de production dans lesquels les types d’organisation choisis sont les reflets du triptyque.

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