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Connaitre le Dao De Jing ou livre de la voie et de son pouvoir

Publié par Risque Sanitaire France sur 1 Décembre 2016, 21:27pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image de Laozi (source: https://i.ytimg.com/vi/xlN6tRnS85I/maxresdefault.jpg)

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Source : Chine-informations

Lien : http://chine.in/guide/livre-voie-vertu-dao-jing_1517.html

 

Le Dao De Jing 道德经, Tao Tö King ou Livre de la Voie et de la Vertu est un classique chinois qui aurait été écrit autour de 600 av. J.C. par Laozi (ou Lao-tseu), le sage fondateur du taoïsme, dont l'existence historique est contestée par la majorité des spécialistes contemporains de la philosophie et de la littérature chinoises.

Il est divisé en deux parties, Dao 道 « voie » et De 德 « vertu », et quatre-vingt-un chapitres traitant de notions de la pensée chinoise antique, comme le « Non-agir », la « Voie », le « Retour », la « Vertu », le « Non-existant » etc. Il n'existe pas encore de conclusion définitive quant à sa signification réelle ni l'objectif de son ou de ses auteur(s). Selon certains, ce serait un recueil d'aphorismes poétiques provenant de plusieurs auteurs ou compilateurs, sans réelle cohérence d'ensemble. D'autres au contraire y voient un texte cachant une cohérence profonde sous un style allusif et élliptique.

Il a donc fait et continue de faire l'objet d'interprétations diverses, et a eu des applications dans des domaines aussi variés que la philosophie, la religion, l'art, la stratégie, la médecine, les arts martiaux, les pratiques sexuelles.

Le titre Dao De Jing reflète prosaïquement le fait que le livre comprend deux sections appelées Dao et De. Le terme Dao signifiant voie, chemin, est couramment employé dans son sens figuré de « voie spirituelle ou idéologique », ou « mode d'action » dans les textes de tous les courants, et ce dès l'époque du Laozi légendaire. Néanmoins, le Dao De Jing est le seul ouvrage à présenter le Dao pour lui-même. De, traduit en général par « vertu », a essentiellement en chinois moderne le sens de « vertu morale », mais a eu autrefois tout comme son équivalent français le sens d' « effet » ou de « pouvoir ».

Hormis la question de l'ordre des mots, trois traductions sont envisageables : Le livre de la Voie et de la Vertu, Les livres [réunis] de la Voie et de la Vertu, ou selon certaines interprétations Le livre de la Voie et de sa Vertu (de son pouvoir).

Le Dao De Jing est un jing, terme souvent traduit par « classique » car il est réservé aux ouvrages importants. On pense qu'il doit à l'empereur Jing des Han (r. 156-141), adepte du huanglao, d'avoir été classé dans cette catégorie. C'est vers la fin de cette dynastie que le nom Dao De Jing commence à apparaitre fréquemment

Le livre est actuellement composé de quatre-vingt-un courts chapitres, les trente-sept premiers constituant la section Dao et les derniers la section De. Le nombre de 81, carré de 9, pourrait avoir été choisi pour des raisons symboliques, car 9 a une valeur particulière dans le taoïsme.

L'ensemble compte un peu plus de cinq mille caractères (jusque 5500 environ), d'où l'un de ses noms. Des considérations numérologiques ont dû là aussi jouer car Cheng Xuanying, taoiste du VIIe siècle, prétend que la version d'origine fut délibérément raccourcie par l'alchimiste Ge Xuan pour qu'elle compte exactement cinq mille caractères.

Il est écrit en langue classique, difficile à saisir pour les Chinois d'aujourd'hui. Outre les problèmes d'absence de ponctuation et de polysémie des caractères dont le sens peut changer au fil du temps, les écrits anciens s'adressent à un public très limité de contemporains qui ont lu et appris par cœur les mêmes textes et partagent les mêmes connaissances référentielles. Ils sont capables de restituer le sens exact d'un texte elliptique, aptitude que les lecteurs des époques ultérieures ont perdu. Le style poétique de l'ouvrage avec phrases couplées, dans lequel la rime ou l'assonance ont dû jouer un rôle, doit être pris en compte dans l'analyse des mots employés.

Les aphorismes du Dao De Jing peuvent faire l’objet de diverses interprétations. On y trouve aussi bien des conseils aux gouvernants que des principes de perfectionnement individuel et des passages naturalistes ou cosmologiques.

Quelques thèmes :

  • L’origine de tous les éléments et êtres de l’univers se trouve dans le Tao qui est intangible, permanent et ineffable.
  • La vertu (De 德), effet du Tao.
  • Rôle essentiel du vide (wu 無), par exemple l’intérieur du vase qui lui permet de remplir sa fonction.
  • Valeur de la mise en retrait de soi, de la passivité et de la quiescence, par lesquelles on exerce une puissance naturelle. Critique de la force et de l’affirmation : le nouveau-né faible incarne la souplesse et la vie contrairement au cadavre, solide parce que rigide ; la richesse appelle le crime ; définir certaines choses comme belles en définit inévitablement d’autres comme laides ; l’action appelle la réaction ; le « non-agir » (wuwei 無為) est un mode idéal de gouvernement ; le gouvernant accompli considère le peuple comme le Ciel considère la création, avec détachement.
  • Valeur de la régression, tout retourne au Tao pour se ressourcer. L’état de la société était meilleur avant la civilisation. Il faut donc considérer, au-delà du mental, la possibilité qu'une force parallèle et intemporelle guide la forme.
  • Thème de la « femelle mystérieuse » (xuanpin 玄牝), esprit de la vallée.
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