Comprendre les risques sanitaires

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Connaître l’homéopathie

Publié par Risque Sanitaire France sur 14 Janvier 2017, 13:55pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de granules d'homéopathie (source: http://preprod-img.medisite.fr/files/images/article/4/2/1/797124/1966926-inline.jpg)

Photo de granules d'homéopathie (source: http://preprod-img.medisite.fr/files/images/article/4/2/1/797124/1966926-inline.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hom%C3%A9opathie

 

La pratique homéopathique repose sur trois principes : la similitude, l'individualisation des cas et l'infinitésimal. L'utilisation de l'infinitésimal a été proposée par Hahnemann au début du xixe siècle avec la publication de « Organon der Heilkunst » (Organon de l'art de guérir).

 

Les composés utilisés ne deviennent homéopathiques que s'ils respectent le principe de similitude, selon lequel un patient devrait être traité au moyen d'une substance produisant expérimentalement chez une personne saine des symptômes semblables à ceux présentés par la personne affectée, l'usage de la substance étant adapté au patient grâce au principe d'individualisation selon lequel l'homéopathe analyse l'intégralité des symptômes de la personne et non uniquement ceux liés à la maladie. Les substances choisies selon cette méthode peuvent être administrées à doses pondérables non toxiques, mais la plupart des prescripteurs les utilisent en dilutions parfois très importantes ayant subi au préalable de très fortes et très nombreuses secousses (dynamisation).

L'homéopathie est construite sur un principe et ses corollaires techniques formulés l'un après l'autre par Hahnemann de 1796 à 1810.

Le principe de « similitude » : la cure d'un ensemble de symptômes est apportée par une substance (végétale, minérale ou animale) qui provoque des symptômes semblables chez un sujet sain : Similia similibus curentur (« que le semblable soit soigné par le semblable »).

La recherche de la « globalité » : l'application du principe de similitude, puis sa vérification, ont lieu chaque fois que la recherche du remède le plus semblable a été effectuée de manière consciencieuse par le praticien : c'est « l'individualisation ». Chaque traitement est ainsi personnalisé à chaque patient, quel que soit le nom de la maladie, la recherche de la « totalité » des symptômes présentés par le patient étant au centre de la méthode. Elle explique la longueur du dialogue entre le médecin et le patient. L'étape d'observation des symptômes provoqués par une substance chez l'individu sain, qui précède toujours l'application du principe de similitude, et sa retranscription correspond à l'établissement d'une pathogénésie. Dans la pratique, certains médicaments homéopathiques très connus (Oscillococcinum, Sédatif PC…) ne respectent pas le principe d'individualisation.

L'utilisation technique de dilutions infinitésimales : la nécessité de diminuer la toxicité des substances choisies par application du principe de similitude a conduit Hahnemann à diluer, puis à fortement agiter ses préparations. Après chaque dilution, la préparation est secouée (succussions) énergiquement, manuellement ou mécaniquement, ce qui lui permettrait de conserver ses effets pharmacologiques malgré des dilutions importantes.

L'homéopathie s'oppose à l'allopathie, terme également inventé par Hahnemann et qui désigne tout traitement médicamenteux qui ne s'appuie pas sur la similitude lors du choix thérapeutique, mais sur le « principe des contraires », méthode utilisée depuis Hippocrate jusqu'au début du xixe siècle

Hahnemann et d’autres auteurs rapprochent ce « principe de similitude » de celui des « semblables » énoncé par Hippocrate : « La maladie est produite par les semblables ; et par les semblables que l'on fait prendre, le patient revient de la maladie à la santé. Ainsi ce qui produit la strangurie qui n’est pas, enlève la strangurie qui est ; la toux, comme la strangurie, est causée et enlevée par les mêmes choses. »

Ce corollaire du principe de similitude énonce qu'il n'y a pas de soin universel d'une maladie, d'un symptôme, et que l'on doit adapter le soin en fonction du patient. Il s'agit là de ce qui est couramment nommé « individualisation ». L'homéopathe analyse les symptômes spécifiques présentés par le patient dans sa globalité et non pas seulement les symptômes classiques de sa maladie. Une pratique ne reposant pas sur cette analyse des symptômes spécifiques du patient n'est pas en droit de se réclamer de l'homéopathie au sens de Hahnemann. Selon les principes de l'homéopathie, les substances vendues librement pour des traitements symptomatiques ne respectent pas cette individualisation, puisqu'elles sont présentées comme pouvant traiter le symptôme quelle que soit la personne.

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