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Connaître la permaculture

Publié par Risque Sanitaire France sur 21 Janvier 2017, 21:23pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un jardin en permaculture (source: http://www.permaculteurs.com/wp-content/uploads/2015/03/beta_2015-03-14_16-29-57.jpg)

Photo d'un jardin en permaculture (source: http://www.permaculteurs.com/wp-content/uploads/2015/03/beta_2015-03-14_16-29-57.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture

 

La permaculture est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles mais cela peut être appliqué à n'importe quel système) en s'inspirant de l'écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition. Elle n'est pas une méthode figée mais un « mode d'action » qui devra prendre en considération la bio-diversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable, très économe en énergie (autant en ce qui concerne le carburant que le travail manuel et mécanique) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.

Cette méthode a été créée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren. Le terme permaculture signifiait initialement « agriculture permanente » (Permanent Agriculture3), mais il a été rapidement étendu pour signifier « culture de la permanence » car on s'est rendu compte que les aspects sociaux faisaient partie intégrante d'un système véritablement durable.

Avec ce sens étendu, la permaculture forme des individus à une éthique ainsi qu'à un ensemble de principes (design permaculturel). L'objectif étant de permettre à ces individus de concevoir leur propre environnement, et ainsi de créer des habitats humains plus autonomes, durables et résilients, et donc une société moins dépendante des systèmes industriels de production et de distribution (identifiés par Mollison comme le fondement de la destruction systématique des écosystèmes).

Elle utilise entre autres des notions d'écologie, de paysagisme, d'agriculture biologique, de biomimétisme, d'éthique, de philosophie et de pédologie. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain de façon harmonieuse.

La permaculture s'appuie sur une éthique. C'est un ensemble de valeurs fondamentales qui gouvernent la réflexion et l'action.

L'éthique de la permaculture peut être résumée ainsi :

  • Prendre soin de la Nature (les sols, les forêts, l’eau et l'air)
  • Prendre soin de l’Humain (soimême, la communauté et les générations futures)
  • Créer l’abondance et redistribuer les surplus.

Une des innovations de la conception en permaculture est d’apprécier l’efficacité et la productivité des écosystèmes naturels par l’observation minutieuse, et d’en dériver des principes directeurs universels, applicables par tous. Les principes de design sont vraiment au cœur de tout système de permaculture. Chaque permaculteur peut développer son propre système de principes. Certains ajoutent ainsi de nouveaux principes par rapport à ceux qui font référence (voir ceux de Bill Mollison et de David Holmgren par exemple). Ces principes, dont le nombre limite n’est donc pas fixé, évoluent au fil du temps en fonction de l’affinage des connaissances. Ils constituent une base croissante qui forme un filtre, un mode de pensée, une vision et une compréhension du monde que l’on peut avoir à un moment donné et qui accompagne le processus de design tout au long de sa création. Plus ces principes sont intégrés dans l'individu, plus ils deviennent automatiques, et font partie du mode de pensée et d’action. Ils font ainsi partie de notre culture, en nous faisant évoluer vers une « culture » permanente.

Le design permaculturel est une méthode de conception de système. C’est une manière :

  • d’appréhender un système ou un problème dans sa globalité ;
  • d’observer comment les parties d'un système sont reliées ;
  • de réparer des systèmes défaillants, en appliquant des idées apprises de systèmes durables matures en fonctionnement ;
  • d’apprendre des systèmes naturels en fonctionnement, pour planifier l’intégration de l’être humain dans les écosystèmes où il s’est implanté et qu’il a abîmé avec ses systèmes agricoles et urbains, par manque de connaissance et d’éthique ;
  • d’inclure ceux qui n'ont jamais entendu parler de la permaculture.

Il est possible d'appliquer la permaculture à travers une approche d'ingénierie nommée OBREDIM, acronyme anglais pour Observation, Boundarie (limite), Resource (ressource), Evaluation (évaluation), Design, Implementation (mise en œuvre) et Maintenance. C’est un outil de planification qui permet de réaliser le design d’un site (une petite propriété, une région ou une zone industrielle par exemple).

  • L’observation permet de récolter des informations qui serviront à comprendre le fonctionnement naturel du site. Ce n'est pas à proprement parler une étape, car l'observation doit être continue, si elle démarre pour la conception d'un système, elle est ensuite maintenue durant toute sa gestion. L'observation d'un site sur une année entière, au travers des quatre saisons, permet de considérer de multiples facteurs : la topographie, les cycles biologiques de la faune, de la flore et du sol, les vents et leurs caractéristiques, l'écoulement des pluies et leur densité, l'ensoleillement et les ombres, le débit des cours d'eau, etc.
  • Les bordures sont les facteurs limitant du projet, aussi bien matériels (limites géographiques, ressources financières) qu'immatériels (compétence, législation).
  • Les ressources incluent les personnes impliquées, les finances, ce que vous pouvez faire pousser ou produire dans le futur, ce que vous voulez voir et faire sur le site.
  • L’évaluation de ces trois premières étapes vous permet maintenant de vous préparer pour les trois suivantes. C’est une phase ou l’on prend en considération toutes les choses à portée de main avec lesquelles on va travailler, existantes ou que l’on souhaite avoir, et où l’on regarde en détail leurs besoins spécifiques, afin d’identifier ses propres besoins en termes d’information (besoin d’une personne ressource compétente dans un domaine).
  • Le design est toujours un processus créatif et intense et l’on doit utiliser au maximum ses capacités à voir et à créer des relations synergiques entre tous les éléments listés dans la phase ressources.
  • L’implémentation est littéralement la première pierre posée à l’édifice, quand on aménage soigneusement le site en fonction de la chronologie et de l’agenda décidé.
  • La maintenance est nécessaire pour garder le site à son maximum de santé, en faisant des ajustements mineurs si nécessaire. Un bon design évitera le besoin de recourir à des ajustements majeurs.
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