Comprendre les risques sanitaires

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Connaître la philosophie de la vie et de la nature, selon Masanobu Fukuoka, dans la révolution d’un brin de paille

Publié par Risque Sanitaire France sur 22 Janvier 2017, 14:23pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de Masanobu Fukuoka (source: http://www.babelio.com/users/AVT2_Fukuoka_2079.jpeg)

Photo de Masanobu Fukuoka (source: http://www.babelio.com/users/AVT2_Fukuoka_2079.jpeg)

Extraits issus du livre “Révolution d’un brin de paille”, écrit par Masanobu Fukuoka

Editeur : Guy Trédaniel

 

Monsieur Fukuoka est un savant qui se méfie de la science. Cela ne veut pas dire qu’il ne l’utilise pas ou la méprise. Sa méfiance en réalité vient de son sens pratique et de ce qu’il connaît. Comme Sir Albert Howard, Masanobu Fukuoka condamne le morcellement de la science par la spécialisation. Comme Howard, il souhaite poursuivre son sujet dans sa totalité, et il n’oublie jamais que sa totalité comprend à la fois ce qu’il connaît et ce qu’il ne connaît pas. Ce dont il a peur dans la science moderne appliquée est son dédain pour le mystère, sa volonté de réduire la vie à ce qui est connu et d’agir avec la prétention que ce qu’elle ne connaît pas peut être ignoré en toute sécurité. La nature saisie par la connaissance scientifique est une nature qui a été détruite ; c’est un fantôme possédant un squelette mais pas d’âme.

Quand on a compris qu’on perd joie et bonheur dans l’effort de les posséder, l’essentiel de l’agriculture sauvage est réalisé.

Et cette agriculture sauvage qui a sa source et sa fin dans le respect est partout humaine et bonne. Les hommes travaillent mieux quand ils travaillent pour le bien de l’homme non pour la plus haute production ou l’augmentation de l’efficacité qui ont été les buts presqu’exclusifs de l’agriculture industrielle. Le but ultime de l’agriculture n’est pas la culture des récoltes, mais la culture et la perfection des êtres humains. Et il parle de l’agriculture comme d’un moyen. Etre là, soignant un petit champ, en plein possession de la liberté et de la plénitude de chaque jour, tel a dû être l’état originel de l’agriculture. Une agriculture qui est totale nourrit toute la personne, corps et âme.

 

Les trois méthodes (sauvages ou naturelle, traditionnelle, chimique) produisent des récoltes comparables au point de vue de la quantité, mais diffèrent énormément dans leur effet sur la terre. Dans les champs de Mr FUKUOKA le sol s’améliore à chaque saison. Pendant les derniers vingt cinq ans, depuis qu’il a arrêté de labourer, ses champs se sont améliorés en fertilité, structure et capacité à retenir l’eau. Avec la méthode traditionnelle la condition du sol reste à peu près toujours la même. Le paysan obtient des rendements directement proportionnels à la quantité de compost et de fumier qu’il répand. Dans les champs de l’agriculture en chimie, il y a perte de la vie du sol et dépérissement de la fertilité originelle en peu de temps.

 

Dans la mesure où les arbres s’éloignent de leur forme naturelle la taille et la destruction des insectes deviennent nécessaires ; dans la mesure où la société humaine se détache d’une vie proche de la nature l’éducation devient nécessaire. Dans la nature, une éducation en règle n’a pas de fonction.

Quand elles poussent selon la forme naturelle, les branches s’étalent alternativement depuis le tronc et les feuilles reçoivent uniformément la lumière du soleil. Si cet ordre naturel est brisé les branches entrent en conflit, se disposent l’une au-dessus de l’autre, s’emmêlent, et les feuilles dépérissent aux endroits où le soleil ne peut pénétrer. Les dommages causés par les insectes se développent.

 

Les quatre principes

Le premier est ne pas cultiver, c’est-à-dire  ne pas labourer ou retourner la terre. Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l’agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l’activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre.

Le second est pas de fertilisant chimique ou de compost préparé. Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu’ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l’épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

La troisième est ne pas désherber au cultivateur ni aux herbicides. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l’équilibre de la communauté biologique. C’est un principe fondamental que les mauvaises herbes devraient être contrôlées, non éliminées.

Le quatrième est pas de dépendance envers les produits chimiques. Depuis le temps que des plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n’atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l’utilisation de poisons chimiques. L’approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.

 

Ce n’est pas la technique de culture qui est le plus important, mais plutôt l’état d’esprit de l’agriculteur.

La recherche moderne divise la nature en petits morceaux et fait des expériences qui ne sont conformes ni à la loi naturelle ni à la pratique. Les résultats sont aménagés pour les commodités de la recherche, non pour les besoins du paysan. Penser que ses conclusions peuvent être appliquées avec un immanquable succès dans le champ du paysan est une lourde faute.

 

Lorsqu’il apparait que les choses vont mieux quand le paysan applique les techniques scientifiques, ceci ne signifie pas que la science doive venir à la rescousse parce que la fertilité naturelle est insuffisante par nature. Cela signifie que le recours est nécessaire parce que la fertilité naturelle a été détruite.

 

Quand on prend une décision pour faire face aux symptômes d’une crise, les mesures correctives sont sensées devoir résoudre cette crise. Elles le font rarement. Les ingénieurs paraissent incapables de mettre cela dans leur tête. Leurs contremesures sont toutes basées sur une définition trop étroite de ce qui ne va pas. Les mesures et contre-mesures humaines procèdent d’une vérité scientifique et d’un jugement limités. Une solution vraie ne peut jamais arriver de cette manière.

 

Faire des primeurs hors saison se répand de plus en plus. Pour avoir des mandarines simplement un mois plus tôt, les gens des villes seront prêts à payer à l’agriculteur un investissement supplémentaire en travail et en équipement. Mais si vous demandez quelle importance cela a pour les hommes d’avoir ce fruit un mois plus tôt, la vérité est que ce n’est pas du tout important, et l’argent n’est pas le seul prix à payer pour un tel luxe.

De plus, un agent colorant qui n’était pas employé il y a quelques années est maintenant utilisé. Avec ce produit chimique, le fruit se colore entièrement une semaine plu tôt. Selon que le fruit est vendu une semaine avant ou après le 10 octobre, le prix double ou chute de moitié, aussi le producteur applique-t-il des accélérateurs de coloration chimiques et après la récolte, place-t-il les fruits dans une chambre à maturation au gaz.

Mais quand les fruits sont expédiés plus tôt, ils ne sont pas assez sucrés, en conséquence, des édulcorants artificiels sont utilisés. On suppose généralement que les édulcorants chimiques ont été interdits, mais les édulcorants artificiels pulvérisés sur les agrumes n’ont pas été spécifiquement proscrits. La question est de savoir s’ils tombent ou non dans la catégorie des produits chimiques agricoles. En tout cas presque tout le monde les utilise.

Les fruits sont ensuite emmenés au centre-coopératif-de-tri des fruits. Pour les séparer en grosses et petites catégories, chaque fruit est envoyé rouler plusieurs centaines de mètres le long d’un long convoyeur. Les mâchures sont courantes. Plus le centre de tri est grand, plus longues sont les manipulations auxquelles les fruits sont soumis. Plus ils rebondissent et culbutent. Après un lavage à l’eau, on pulvérise sur les mandarines des agents de conservation et on ajoute un agent colorant. Enfin, pour la touche finale, de la paraffine solide en solution est appliquée et on polit les fruits pour leur donner un éclat plus brillant. De nos jours les fruits sont réellement des objets manufacturés.

 

Lorsque les légumes poussent dans un champ préparé avec du fertilisant chimique, l’azote, le phosphore et la potasse sont fournis, mais quand les légumes poussent avec une couverture du sol naturelle dans un sol naturellement riche en matière organique, ils disposent d’une nourriture plus équilibrée en substances nutritives. Une grande variété d’herbes signifie qu’une variété de substances nutritives et de microsubstances nutritives essentielles sont disponibles pour les légumes. Les plantes qui poussent dans un sol aussi équilibré ont un goût plus subtil.

Herbes comestibles et légumes sauvages, plantes poussant sur la montagne et dans la prairie ont une haute valeur nutritive et sont aussi utiles comme médicaments. Nourriture et médecine ne sont pas deux choses différentes : c’est l’endroit et l’envers d’un seul corps. Les légumes poussés en chimie peuvent être consommés comme nourriture, mais ne peuvent pas être pris comme médicaments.

 

Les aliments qui sont à proximité sont les meilleurs pour l’être humain et ceux pour lesquels il doit lutter sont pour lui les moins bénéfiques de tous. Ceci pour dire que si l’on accepte ce qui est à portée de la main tout va bien. Si les agriculteurs qui habitent ce village ne mangent que la nourriture que l’on peut cultiver ou cueillir ici, il n’y aura pas de faute.

 

Couper l’expérience en deux moitiés et appeler l’une physique et l’autre spirituelle nous limite et nous apporte la confusion. Les gens ne vivent pas sous la dépendance de la nourriture. Finalement, nous ne pouvons pas savoir ce qu’est la nourriture. Il vaudrait mieux que les gens arrêtent même d’y penser. Pareillement, il serait bon que les gens cessent de se tourmenter pour découvrir le vrai sens de la vie ; nous ne pouvons jamais connaître les réponses aux grandes  questions spirituelles, mais c’est bien de ne pas comprendre. Nous sommes nés et nous vivons sur terre pour faire face à la réalité de vivre.

Vivre n’est rien de plus que la conséquence d’être né. Quel que soit ce que les gens mangent pour vivre, quel que soit ce que les gens pensent qu’ils doivent manger pour vivre, ce n’est rien d’autre que ce qu’ils ont médité. Le monde existe de telle manière que si les gens écartaient leur volonté humaine pour se laisser guider par la nature il n’y aurait pas de raison de s’attendre à la famine.

Juste vivre ici et maintenant – telle est la vraie base de la vie humaine. Quand une connaissance scientifique naïve devient la base de vie, les gens en viennent à vivre comme s’ils ne dépendaient que de l’amidon, des graisses et des protéines, et les plantes de l’azote, du phosphore et de la potasse.

Quant aux savants, malgré l’importance de leur enquête sur la nature et malgré la profondeur de leur recherche, ils n’arrivent finalement qu’à réaliser à quel point la nature est réellement parfaite et mystérieuse. Croire que par la recherche et l’invention, l’humanité peut créer quelque chose de mieux que la nature, est une illusion. Je pense que les gens ne luttent pas pour d’autres raisons que d’arriver à connaître ce que l’on pourrait appeler la grande incompréhensibilité de la nature.

Ainsi pour l’agriculteur dans son travail : sers la nature et tout ira bien. L’agriculture était un travail sacré. Quand l’humanité perdit cet idéal, l’agriculture commerciale moderne surgit. Quand le paysan commença à faire pousser les récoltes pour faire de l’argent, il oublia les principes réels de l’agriculture.

 

La raison de la confusion est qu’il y a deux chemins de la connaissance humaine – la discriminante (conceptualisante) et la non discriminante (sans concept). Les gens croient généralement qu’une reconnaissance claire du monde est possible à travers le jugement seul. A partir de là le mot nature comme on dit généralement indique la nature telle qu’elle est perçue par la seule discrimination. Je repousse l’image du vide de la nature comme image créée par l’intelligence humaine et la distingue clairement de la nature elle-même dont l’intelligence non discriminante a l’expérience. Si nous déracinons la fausse conception de la nature, je crois que le désordre mondial disparaîtra.

 

J’ai dessiné les diagrammes suivants pour expliquer l’alimentation naturelle qui transcende la science et la philosophie. Le premier rassemble les aliments que l’on peut le plus aisément se procurer, et qui sont plus ou moins disposés en groupes. Le second montre les aliments selon leur disponibilité tout au long des différents mois de l’année. Ces diagrammes composent le mandala des aliments naturels. Sur ce mandala on peut voir que les sources d’aliments disponibles à la surface de la terre sont presqu’illimitées. Si les gens se procurent leur alimentation par le non-intellect, même s’ils ne connaissent rien au yin et au yang ils peuvent arriver à une alimentation parfaitement naturelle. Les pêcheurs et les agriculteurs d’un village n’ont pas d’intérêt particulier dans la logique de ces diagrammes. Ils suivent les prescriptions de la nature en choisissant les aliments de saison de leur territoire immédiat.

 

Quand on demande pourquoi on mange de la nourriture, peu de gens dépassent le fait que les aliments sont nécessaires à l’entretien de la vie et à la croissance du corps humain. Pourtant, au-delà de ces raisons, il y a la question plus profonde des relations entre la nourriture et l’esprit humain. Pour l’animal, il suffit de manger, jouer, dormir. Pour les humains aussi ce serait un grand épanouissement s’ils pouvaient jouir des aliments, d’un train-train quotidien simple et d’un sommeil reposant.

Bouddha a dit : la forme est vide et le vide est forme. Puisque la forme, dans la terminologie bouddhiste indique la matière, ou les choses, et le vide l’esprit, il dit que matière et esprit sont la même chose. Les choses ont des couleurs, des formes et des parfums nombreux et divers, et l’esprit des gens passe de l’un à l’autre, attiré vers les diverses qualités des choses. Mais en réalité matière et esprit sont un.

 

Quelque chose qui est né de l’orgueil humain et de la quête du plaisir ne peut pas être considéré comme vraie culture. La vraie culture naît dans la nature, elle est simple, humble et pure. Si elle manque de vraie culture, l’humanité périra. Quand les gens rejetèrent la nourriture naturelle et consommèrent à sa place une nourriture raffinée, la société s’engagea sur le chemin de sa propre destruction. C’est parce qu’une telle nourriture n’est pas le produit d’une vraie culture. La nourriture est vie, et la vie ne doit pas s’écarter de la nature.

 

On pourrait supposer que la diététique occidentale, avec ses théories et ses calculs compliqués est capable de lever tous les doutes sur l’alimentation convenable. Le fait est qu’elle crée beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout. L’un des problèmes est que la science nutritionnelle occidentale ne fait pas l’effort d’ajuster l’alimentation au cycle naturel. L’alimentation qui en résulte conduit à isoler l’être humain de la nature. Une peur de la nature et un sentiment général d’insécurité en sont souvent les résultats malheureux. Un autre problème est que les valeurs spirituelles et émotionnelles sont entièrement oubliées, même si les aliments sont directement liés à l’esprit humain et aux émotions. Si l’on voit uniquement l’être humain  comme objet physiologique il est impossible de produire une intelligence cohérente de l’alimentation.

 

Dans le monde existent quatre types principaux d’alimentation :

-          Une alimentation laxiste se conformant aux désirs habituels et aux préférences gustatives. Les gens qui suivent cette alimentation oscillent sans règle en réponse aux caprices et aux fantaisies. Cette alimentation pourrait être dite facile et vide.

-          Le régime alimentaire standard de la plupart des gens, procédant de conclusions biologiques. Il consiste à manger des aliments nourrissants dans le but de maintenir la vie du corps. Il pourrait être appelé matérialiste et scientifique.

-          L’alimentation ayant pour base des principes spirituels et une philosophie idéaliste. Limitant les aliments, visant la concentration, la plupart des alimentations naturelles tombent dans cette catégorie. Celle-ci pourrait s’appeler l’alimentation de principe.

-          L’alimentation naturelle, suivant la volonté du ciel. Ecartant toute science humaine, cette alimentation pourrait être appelée l’alimentation de la non-discrimination.

Les gens commencent par abandonner l’alimentation vide et facile, source de maladies innombrables. Puis, désenchantés par l’alimentation scientifique, qui cherche seulement à maintenir la vie biologique, beaucoup passent par une alimentation de principe. Finalement, en la dépassant on arrive à l’alimentation non-discriminante de la personne naturelle.

 

La nature est en constante transition, changeant d’un moment à l’autre. Les gens ne peuvent pas saisir la véritable apparence de la nature. Le visage de la nature est inconnaissable. Essayer de s’emparer de l’inconnaissable pour le mettre en théorie et en doctrines formelles est comme essayer d’attraper le vent dans un filet à papillons.

L’humanité est comme un aveugle qui ne sait pas où il va. Il tâtonne avec la canne de la connaissance scientifique pour tracer sa route, protégé par le yin et le yang.

Ce que je veux dire est : ne mangez pas votre nourriture avec votre tête, c'est-à-dire débarrassez vous de l’esprit de discrimination. La première considération est qu’une personne développe sa sensibilité pour permettre à son corps de choisir lui-même sa nourriture. Ne pensez qu’aux aliments et laisser l’esprit de côté est comme faire des visites au temple, lire les sutras et laisser Bouddha dehors. Il vaut mieux arriver à une théorie à partir de son alimentation quotidienne plutôt que d’étudier une théorie philosophique pour arriver à une compréhension de la nourriture.

Le médecin prend soin des malades ; la nature prend soin des bien-portants. On devrait vivre dans un environnement naturel afin que la maladie ne se montre pas, au lieu de tomber malade puis de s’absorber dans une alimentation naturelle pour guérir.

 

Le drame est que dans leur arrogance qui ne repose sur rien, les gens essaient de plier la nature à leur volonté. Les être humains peuvent détruire les formes de la nature, mais ne peuvent pas les créer. La discrimination, une intelligence fragmentaire et incomplète, forme toujours le point de départ de la connaissance humaine. Incapables de connaître l’intégralité de la nature les gens ne peuvent pas faire mieux que d’en construire un modèle incomplet et puis s’abusent à penser qu’ils ont créé quelque chose de naturel.

Tout ce que chacun doit savoir de la nature est de réaliser qu’il ne connaît vraiment rien, qu’il est incapable de rien connaître. On peut alors s’attendre à ce qu’il perde son intérêt pour la connaissance discriminante. Quand il abandonne la connaissance discriminante, la connaissance non-discriminante d’elle-même lève en lui. S’il n’essaye pas de penser à la connaissance, s’il ne se soucie pas de comprendre, le temps viendra où il comprendra. Il n’y a pas d’autre voie que celle qui passe par la destruction de l’ego, se dépouiller de la pensée que les humains ont une existence à part des cieux et de la terre.

 

Celui qui s’occupe de ses affaires, mange et dort bien, celui qui ne s’inquiète de rien, me semblerait être celui qui vit de la manière la plus satisfaisante. Il n’y a personne d’aussi grand que celui qui n’essaye pas d’accomplir quelque chose.

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