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Connaître la prière

Publié par Risque Sanitaire France sur 15 Janvier 2017, 13:37pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'une personne en prière (source: http://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2012/12/pri%C3%A8re-spontan%C3%A9e-du-primitif.jpg)

Photo d'une personne en prière (source: http://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2012/12/pri%C3%A8re-spontan%C3%A9e-du-primitif.jpg)

Source :wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pri%C3%A8re

 

La prière est un acte codifié ou non, collectif ou individuel, par lequel une requête est adressée à Dieu ou à une divinité ou à un être désigné comme médiateur de Dieu ou de la divinité. Trois types de prières existent : la prière d'intercession (pour demander un bienfait pour quelqu'un ou soi-même), la prière de confession, et la prière de gratitude. Elle est parfois présentée comme une attitude intérieure, méditative, quand elle ne contient pas explicitement de requête et cherche alors à produire un sentiment d'unité avec Dieu ou la divinité.

Dans le bouddhisme theravāda ou le bouddhisme Zen, les moines ne prient pas car la prière n'a pas de sens en raison de l'impersonnalité des êtres, hors d'une pratique de dévotion laissée au commun du peuple. L'attachement aux rites ou la croyance aux effets de la prière (silavrata-paramarsa) fait d'ailleurs partie des dix liens qu'il faut briser pour parvenir à l'Eveil. Selon S. N. Goenka : « Il n'est pas correct de prier le Bouddha pour lui adresser une demande, ce n'est pas dans son enseignement. Un être libéré ne fait que montrer le chemin, c'est à vous de faire les efforts nécessaires pour atteindre le but. ». Plusieurs textes (par exemple l'Asibandhakaputta Sutta, SN 42.6) indiquent l'inutilité des prières.

Dans le bouddhisme tibétain, la prière est un accompagnement des pratiques comme la méditation ou les enseignements2. Elle est parlée ou chantée et permet d'avoir une intention altruiste et de se concentrer sur un but : l'éveil. Pour prendre refuge, on commence en ces termes : "En le Bouddha, le Dharma et la Sangha, je prends refuge jusqu'à l'éveil", ce qui signifie que l'on va vers le Bouddha, son enseignement, et la communauté bouddhique. Ensuite on remercie d'autres personnages importants du bouddhisme pour leur apport au monde. On peut aussi prier lors des repas pour remercier les bouddhas et les circonstances d'avoir à manger.

Dans le christianisme, la prière qui s'appuie sur les promesses de la bible est un acte fondamental de la foi chrétienne, vécue comme une action de Grâce et de communion avec Dieu, une communion d’esprits entre Dieu et les Siens. C’est "Dieu le Père" que le croyant prie "au Nom du Seigneur Jésus-Christ". Dans l'Évangile selon Jean, Jésus-Christ indique comment prier à ses fidèles :

  • Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Jean 14:1314
  • En ce jourlà, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Jean 16:23

Des pratiques de méditations, de jeûne et de veille peuvent être associées à la prière, de même que des lectures de textes, bibliques ou non. Pour le croyant, Dieu est partout et la prière peut donc avoir lieu en n'importe quel lieu.

Dans la prière juive, il y a une différence entre la prière en communauté (en miniane ou quorum) et la prière privée (personnelle). La prière en communauté est plus désirable, puisque cela permet de pratiquer des portions du rite, comme la lecture du kaddish par exemple, qui ne peuvent être pratiquées sans un quorum.

La plupart de la liturgie juive est chantée ou parlée en rythme avec une mélodie traditionnelle ou un nigoun. Les synagogues peuvent désigner ou même embaucher un hazzan ou chantre afin de diriger la congrégation dans les prières. L'embauche ou la désignation d'un hazzan d'entre les membres de la congrégation par le rabbin de la communauté dépend de la grandeur de la synagogue.

Diverses études ont examiné la question des effets physiologiques ou psychologiques des prières ou de la méditation dont quelques études médicales, en particulier en Amérique. On peut en citer quelques-unes :

Le professeur William A. Tiller de l’université Stanford en Californie a longtemps travaillé sur les champs énergétiques non physiques du corps humain. Il a souhaité prouver que des personnes rassemblées pour penser avec la même intention étaient capables d’avoir une influence physique sur la matière. Pour ce faire, il a réuni quatre médiums dans un laboratoire du Minnesota et leur a demandé d’influencer par leurs pensées un appareil électrique capable d’abaisser ou diminuer le pH de l’eau. L’appareil installé dans un autre laboratoire situé à plusieurs milliers de kilomètres induisait une modification de pH de l’eau placée à proximité conformément aux pensées qui avaient été émises par les quatre médiums, Tiller notant que si l’expérience est répétée de nombreuses fois, l’effet induit perdure. Tout se passe comme si une mémoire psychique pouvait agir une influence physique dans un lieu donné.

Une expérience menée à l'université Columbia (New York) et publiée en septembre 2001 dans The Journal of Reproductive Medicine conclurait à l'impact de la prière. L'étude était censée porter sur 199 femmes coréennes en attente de fécondation in vitro et sur des prières faites par divers groupes de prière aux États-Unis, au Canada et en Australie, qui ne connaissaient les femmes que par leur photo. L'article affirmait que les chercheurs avaient relevé une différence entre le groupe de femmes pour lequel on priait et celui pour lequel on ne priait pas : 50 % de grossesses contre 26 %. Il s'est par la suite avéré que le professeur Lobo a exigé que son nom soit publiquement dissocié de cet article auquel il n'avait pas collaboré.

Les études réalisées à l’université de Princeton démontreraient l’efficacité de la guérison spirituelle mais elles ne préjugent pas de savoir si c’est une autoguérison induite par le développement de pensées positives, par la production d’un effet placebo, par l’effet bénéfique d’un stress bien géré ou par une aide extérieur venue de Dieu.

Une expérience comparable menée en Californie sur 40 malades du sida (prières à distance pour 20 malades par des chrétiens, juifs, bouddhistes, indiens et chamans) aurait indiqué également des résultats positifs pour le groupe pour lequel il avait été prié.

L'effet supposé de la prière est diversement pris en compte selon les pays : en 2004, on dénombrait quatre-vingt-quatre universités de médecine enseignant la spiritualité et de nombreux médecins brésiliens apprennent les moyens de communiquer avec les morts ; en 2007, l’OMS a reconnu l’importance de la spiritualité dans l’exercice de la médecine ; aux États-Unis, 90% des écoles de médecine ont un enseignement consacré à ces thérapies complémentaires spirituelles, ce qui serait dû à la prise en compte d'enquêtes statistiques établissant que les sujets bénéficiant d’une foi puissante présentent des taux de délinquance, d’alcoolisme, de consommation de médicaments et d’échec matrimonial plus bas que les athées, ce qui impacterait positivement leur santé ; parmi ces études, on peut citer :

  • une étude de Ronna Casar Harris et Mary Amanda Dew du centre de recherches médicales de l’Université de Pittsburgh, montrant une récupération postopératoire est d’autant meilleures si la spiritualité des convalescents est forte ;
  • une étude du Docteur Thomas Oxman de la faculté de médecine de Dartmouth montrant que les patients de plus de cinquantecinq ans ayant subi une opération à cœur ouvert et qui étaient croyant avaient trois fois plus de chance de survie que les autres.

L'American Heart Journal a publié trois études sur le sujet.

La première, menée par le cardiologue Mitchell Krucoff (université Duke, Durham, Caroline du Nord) dans le cadre d'un projet Mantra portait sur 150 malades, et montrait un effet positif de la prière et des techniques de relaxation.

La seconde, menée par le même chercheur, était menée en aveugle (ni les malades, ni les médecins ni les proches ne savaient quels malades faisaient l'objet des prières) et portait sur 750 malades. Cette étude ne montra aucune différence statistique entre les malades ayant bénéficié des prières et les autres.

La troisième, rendue publique en avril 2006 par l'American Heart Journal, a été menée sur les effets thérapeutiques de la prière sur des cardiaques et tend à démontrer que la prière n’aide pas au rétablissement de malades ayant subi un pontage coronarien, mais pourrait au contraire même entraîner des complications. Cette étude a eu lieu de 1998 à 2000 et a porté sur 1 802 patients répartis dans six hôpitaux américains. Les malades ont été répartis en trois groupes et l'expérience ne permet pas de conclure à un effet de la prière :

  • Groupe 1 : Les malades sont informés qu’ils vont peutêtre faire l’objet de prières, et ils bénéficient de prières ;
  • Groupe 2 : Les malades sont informés qu’ils vont peutêtre faire l’objet de prières, et ils ne bénéficient pas de prières ;
  • Groupe 3 : Les malades sont informés qu’ils vont faire l’objet de prières, et ils en bénéficient effectivement.
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