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Connaître le régime hypotoxique

Publié par Risque Sanitaire France sur 13 Janvier 2017, 21:45pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'huile d'olive (source: http://www.tunisiaoliveoil.com/MtdOlive/themes/twentyten/images/image_no_image.jpg)

Photo d'huile d'olive (source: http://www.tunisiaoliveoil.com/MtdOlive/themes/twentyten/images/image_no_image.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_hypotoxique

 

Le régime hypotoxique, également appelé « régime Seignalet », « régime ancestral » ou « alimentation de type originel », est un régime alimentaire promu par le Dr Jean Seignalet (1936-2003), qui estimait qu'il avait une action préventive ou bénéfique dans un grand nombre de maladies. Il préconise un retour à une nutrition de type ancestral. Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique, il écarte des aliments qu'il considère potentiellement nocifs pour l'organisme humain : les aliments cuits à haute température et aussi, entre autres, le blé et les produits laitiers, et privilégie les aliments biologiques.

Ce régime est inspiré du régime paléolithique, de l'instinctothérapie et du régime Kousmine. Les mécanismes d’action proposés par l’auteur pour expliquer les pathogénies liées à certains aliments et l'efficacité de leur suppression n'ont pas été établis scientifiquement. En outre, les environnements idéaux pour ce genre d'études sont en voie de disparition à la surface de notre globe (forêts primaires).

Jean Seignalet fut orienté vers la nutrition par ses recherches en immunologie. Il élabora des théories sur les relations entre l'alimentation et l'apparition de diverses pathologies. Dans sa pratique clinique, il a testé ces théories sur ses patients en leur proposant un modèle nutritionnel qu'il qualifie d'hypotoxique. Après 230 publications en langues française et anglaise, dont 78 internationales pour ses travaux sur l'histocompatibilité et un premier livre sur « Le groupage HLA en rhumatologie » (éd. Masson, 1985), il publie un second livre destiné au grand public, L'Alimentation ou la troisième médecine qui expose les principes de cette méthode diététique, les mécanismes proposés pour expliquer comment certains aliments pourraient intervenir dans diverses pathologies et les résultats que Seignalet aurait observés sur ses patients par suite du changement nutritionnel. Ces résultats sont classés par pathologies, dont certaines, mal soignées par la médecine classique, seraient mises en rémission par le régime appliqué avec rigueur. L'ouvrage n'a pas la prétention de prouver scientifiquement ces théories, mais d'ouvrir de nouvelles voies de recherches qui permettraient peut-être de les valider et de proposer une nouvelle approche de la santé, axée sur la prévention et susceptible de compléter la médecine classique et la médecine non conventionnelle.

Pour Seignalet, notre patrimoine génétique de chasseur-cueilleur du paléolithique n'aurait pas eu le temps de s'adapter à l'alimentation moderne. Cette inadaptation serait une des clefs de la compréhension de certaines pathologies.

Sous l'influence de divers facteurs : génétiques (carences enzymatiques, terrain prédisposant, allergies) et environnementaux comme l'alimentation moderne (incluant notamment le gluten, les protéines du lait et les produits de la cuisson à haute température) ou la prise fréquente de substances chimiques comme les antibiotiques, la muqueuse intestinale serait agressée, fragilisée et rendue trop perméable, facilitant ainsi le passage dans la circulation sanguine de macro-molécules bactériennes et alimentaires.

Selon la théorie proposée par Seignalet, dans cet état que l'on caractérise d'hyper-perméabilité intestinale (leaky gut syndrom), le passage de molécules exogènes provoquerait un processus inflammatoire chronique et une réponse immunitaire qui, en fonction du terrain, aboutirait à l'apparition d'une maladie auto-immune, d'une maladie dite d'encrassage ou encore de pathologies dites d'élimination.

Lorsque les résidus alimentaires dépassent la capacité d'élimination de l'organisme, ils s'accumuleraient dans le milieu extracellulaire, provoquant une fatigue du système immunitaire et certaines molécules, de structures similaires à celles de l'hôte, pénétreraient dans les cellules de tel ou tel organe et en altéreraient le fonctionnement ou en compromettraient la survie à terme.

Un certain nombre de maladies auto-immunes feraient intervenir l'alimentation et l'hyper-perméabilité de l'intestin grêle dans leur pathogénie, par exemple en induisant des réponses immunitaires croisées contre des bactéries intestinales qui pénètrent dans le sang et contre des cellules de l'organisme, ou contre des cellules de l'organisme contaminées par des polluants (maladies hétéro-immunes).

Il est conseillé de ne pas cuire les aliments à une température supérieure à 110 °C. À cette température, la dénaturation des protéines, glucides, des huiles et des nutriments est limitée. Au-delà, sous l'effet de l'agitation thermique, apparaissent des composés chimiques non présents à l'état naturel, qui ne sont pas nécessairement assimilables par l'organisme, du fait de leur structure spatiale ou de leur complexité (par exemple les molécules de Maillard).

Il faut donc :

  • privilégier le cru,
  • cuire avec modération : ébullition, au bainmarie, en marmite norvégienne, à l’étouffée, à la vapeur douce.
  • supprimer la cuisson au microondes (celui-ci chauffe les aliments en induisant une agitation thermique qui est localement extrême).

L'absence de cuisson préserve les vitamines, les oméga-3 et la plupart des molécules antioxydantes.

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