Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître le sens de la vie selon sœur Emmanuel

Publié par Risque Sanitaire France sur 20 Janvier 2017, 21:59pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un enfant souriant (source: http://a405.idata.over-blog.com/580x384/2/52/66/04/15mai12/S/Sourire-d-enfant-pauvre-Niger.jpg)

Photo d'un enfant souriant (source: http://a405.idata.over-blog.com/580x384/2/52/66/04/15mai12/S/Sourire-d-enfant-pauvre-Niger.jpg)

Livre « vivre, à quoi ça sert ? » écrit par Sœur Emmanuel avec Philippe Asso (2004)

 

Ce dont la plupart des hommes et les femmes d’aujourd’hui ont besoin, c’est de donner du sens à leur existence. Il existe un grand nombre de personnes qui vivent dans un bain d’insécurité, parfois même d’angoisse. Mais cette inquiétude du sens est nécessaire et bénéfique. Le problème, c’est le vide, l’absence contemporaine de moyens pour répondre à cette inquiétude.

Au siècle dernier, les gens vivaient bonnement, dans un conformisme où chacun s’accommodait de sa place et de sa situation. Tout bien considéré, on vivait dans un carcan. L’autorité était sacrée, intouchable, et ne pouvait pas être remise en question. C’était calme, mais terriblement superficiel. Les valeurs sacrées semblaient éternelles, mais elles tenaient plus de la tradition, de contenues que d’une conviction profonde et intérieure. Le mode de fonctionnement social n’était pas dans le faux, il apportait de la sécurité. Il n’était cependant pas non plus dans le vrai. Il était à côté : à côté de l’homme et de sa vérité, en dehors de sa recherche. Le propre de l’homme, dans sa grandeur et sa misère, est de chercher, de ne pas se satisfaire de son état ou de convictions prêtes à porter.

L’aspiration a une plus grande liberté à bientôt fini par l’emporter. Tout aussitôt, on est tombé dans l’excès contraire : plus rien n’exige le respect, plus rien ne tient. On étouffe de nouveau, mais pour la raison inverse : plus rien à quoi s’accrocher. Désormais, tout est relativisé, attaqué. Les sécurités, certes superficielles, ont été larguées pour l’absence totale de sécurité et de signification. Pour le meilleur, on s’est réveillé au questionnement, à l’inquiétude du sens qui ne peut jamais être acquis ou imposés. Pour le pire, l’homme contemporain en reste à cette inquiétude sans pouvoir trouver d’issue.

Les 3 causes de cette insécurité globale : l’absence de vision à long terme, l’action guidée par l’émotion et le trop de divertissement.

Vivre pour développer son être pensant qui dépasse les bornes de l’univers. La noblesse et la valeur de la vie résident dans son être même et sa capacité de libération. L’homme dans sa faiblesse peut devenir maître de cet univers qui si facilement l’écrase.

Chercher une pensée constructive qui fera grandir l’homme dans sa noblesse, chercher à s’humaniser, croître en dignité proprement humaine. Découvrir par la pensée les sources d’une vie harmonieuse et équilibrée.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature » Blaise Pascal.

Il faut avoir un regard juste par rapport à la matière, dans ce qu’elle comporte à la fois d’attrayant et de limité. L’homme est ainsi dans la nature un milieu entre rien et tout.

« Que l’homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté ; […] que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit et qu’il s’étonne de ce que ce vaste tour lui-même n’est qu’une pointe très délicate à l’égard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent. » Blaise Pascal

C’est l’homme qui pense et se représente le monde, c’est lui qui a conscience à la fois des deux infinis et d’être écartelé en leur milieu, c’est lui qui connaît que la connaissance et la maîtrise de la matière lui échappent. C’est en lui, que s’opère une sorte de déchirure entre l’aspiration à une grandeur démesurée et la confrontation à son extrême petitesse. C’est en effet étonnant comme l’homme, capable de si grandes choses et de si nobles sentiments, peut dans le même temps montrer de la bassesse, voire de la jouissance dans l’avilissement. Sans aller jusque-là, il est dans le propre de l’homme d’être habité à la fois par la vision des espaces infinis et par le constat de ses limites.

C’est une fausse piste que de vouloir sortir de la contradiction essentielle en niant la bête, le corps, la matière. Il s’agit, plutôt que d’entrer en lutte entre elles, de les gérer en agissant d’abord sur le corps lui-même : avoir une nourriture saine et suffisante, équilibrer son sommeil, faire du sport.

Animés d’une grande soif d’idéal, certaines personnes ne supportent plus les déterminations de leur existence et cherchent à les fuir. Les voila désireux de tout quitter, leurs familles et leurs études pour s’engager dans l’action humanitaire, dans la lutte écologique, etc. Ils sont prêts à s’engager, et c’est bien, mais ils veulent changer le monde pur et juste, leur illusion de pouvoir, à eux seuls, y parvenir, sont deux dénis de la condition humaine qui les jettent bientôt dans l’amertume et le découragement. Les voici dangereusement élevés au-dessus de l’humanité et ils en viennent habituellement à une grande dureté de jugement envers tous, convaincus qu’ils sont de la pureté de leur idéal.

Être homme, n’est ce pas entrer dans la convivialité de ce qui touche à la fois le corps et l’âme ?

Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être : nous voulons vivre dans l’idée des autres d’une vie imaginaire et nous nous efforçons pour cela de paraitre. Nous travaillons incessamment à embellir et conserver notre être imaginaire et négligeons le véritable.

Malgré son appétit et son génie universel, l’homme n’a pu lui-même saisir qu’une part infime de l’univers. Comme il a dû ressentir cruellement l’abîme qui séparait sa soif de connaître et le peu qui lui était permis d’appréhender.

La raison semble porteuse de promesses infinies, mais elle débouche sur le constat de l’impuissance.

 

Quel que soit le cas de figure, l’homme cherche un complément d’être devant l’expérience du vide, de ce vide pourtant irréductible. Comment le combler ? La solution immédiate qui se présente est une recherche éperdue hors de soi.

Or, c’est précisément dans le seul lieu de l’intériorité, dans la contemplation d’étoiles qui ne sont pas filantes que se construit la personnalité.

On croit pouvoir tout résoudre et répondre à tous les appels, on se sent créateur de vie, on remet des gens debout, on jugule la mort. On veut transformer la planète comme un dieu qui réforme le monde. Mais c’est un leurre, car bientôt on ne se trouve que devant le désenchantement. Tout à coup, on s’aperçoit que la somme des actions n’arrivera jamais à supprimer la misère du monde, qu’elle ne touche jamais qu’une infime partie de l’humanité. Le désenchantement, s’il n’est pas amer, est nécessaire. Il met dans la vérité. Il est juste et bon d’agir, mais il est bon aussi de se rendre compte des limites de l’action et d’accepter de n’être qu’humain, fini. Le cercle infernal est alors brisé, le cercle du perfectionnisme, le cercle de la course aux résultats, à l’efficacité. Vient alors l’action équilibrée, sereine, qui a renoncé à l’idéalité.

 

Chercher à jouir sans limite, c’est souffrir du même coup des limites de la jouissance. Plus elle a régalé les sens et l’imagination, plus elle laisse le goût amer de tout ce qui excite pour s’évanouir trop tôt. Elle charrie derrière elle une béance, un vide qu’elle n’arrivera jamais à combler.

 

Le jour vient où, entre le plaisir et le bonheur il faut choisir.

Le cœur n’est ni dans la raison pure, ni dans l’affectivité. Le cœur est le centre de l’être humain, l’union de la chair et de la raison, de la sensibilité et de la volonté. C’est le moteur de l’agir, tout ce qui fait la personne humaine au plus intime, un être unique tissé d’un entrelacs complexe.

 

L’étau du vide se desserre chaque fois que la vie a pris le sens du service et du partage.

 

Les manières d’aimer de l’homme et de la femme sont différentes. Chacun attend d’être aimé à sa manière, chacun souhaite que l’autre réponde à ses propres attentes. On ne sort pas du cercle de l’ego. Beaucoup d’amours ne sont ainsi que des mouvements de soi à soi.

 

L’amour est mystère : il n’est ni ici ni là. Il est mystère parce qu’il est mouvement. Et il est mouvement parce qu’il est relation. La relation, cela ne se laisse pas saisir, ni maîtriser, ni posséder. La relation, elle ne tient ni à toi, ni à moi, mais au mystère entre nous. Elle est la réciprocité du mouvement de chacun qui sort de soi vers l’autre.

 

Nous serons toujours différents, mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne. L’autre, tu ne le changes pas, mais ta vision, tu peux la changer.

 

« Tout est un, l’un est en l’autre » Blaise Pascal

Être vivant, c’est dépasser sa dualité foncière pour aboutir à un troisième terme, l’unification harmonieuse. Être vivant, c’est dépasser l’opposition entre moi et l’autre.

La cohésion de tout ne tient pas qu’à l’uniformité de composantes chimiques. Elle est aussi assurée par des forces colossales d’attraction. Tout attire tout.

Nous ne sommes pas tant écrasés entre l’infiniment grand et l’infiniment petit que contraints de mesurer, dans nos vies, l’abîme sans issue de nos tentatives de fuite et l’océan du mystère de l’amour.

Mesurer le présent à l’aune de l’éternité.

Le champ de l’amour, s’il est infini, dépend de chaque personne, de sa capacité d’ouverture, de ses décisions.

 

Le sourire

Le sourire permet de dissoudre les barrières qui nous séparent de l’autre et témoigne de la prise de conscience de notre humanité commune. Écartant la méfiance, il accepte la vulnérabilité associée à l’acte de confiance en l’autre et transforme cette vulnérabilité en force parce que la confiance permet d’œuvrer ensemble plutôt que de peiner seul.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents