Comprendre les risques sanitaires

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Connaître les bienfaits de l’acupuncture sur la santé

Publié par Risque Sanitaire France sur 14 Janvier 2017, 13:41pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'acupuncture (source: http://caringaesthetics.com/wp-content/uploads/2016/07/79575_story__AcuFacial.jpg)

Photo d'acupuncture (source: http://caringaesthetics.com/wp-content/uploads/2016/07/79575_story__AcuFacial.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Acupuncture

 

L’acupuncture ou acuponcture est un système thérapeutique dont les origines historiques sont très liées avec la tradition médicale chinoise. L'acupuncture consiste en une stimulation de zones précises de l'épiderme : les « points d’acupuncture ». Les techniques de stimulation des points d’acupuncture sont effectuées avec des moyens divers : des aiguilles le plus souvent, mais aussi d'autres moyens physiques (mécaniques, électriques, magnétiques, thermiques, lumineux) ou physico-chimiques.

L'acupuncture ne s'est pas construit sur le savoir scientifique moderne et est communément considéré comme relevant de la pseudo-science. Cependant, des travaux réalisés depuis les années 1990 par des équipes de chercheurs tendent à montrer une efficacité relative, et ce grâce à des mécanismes neuropsychologiques avérés (effet placebo), ou neurophysiologiques réels, indiquant une efficacité notamment dans le traitement de la douleur.

En Inde, l’utilisation de l’acupuncture est mentionnée il y a environ 5 000 ans dans l’Ayurveda (traité de médecine ayurvédique) et elle reste utilisée de nos jours en médecine traditionnelle indienne.

 

Plus d’un millénaire avant la Chine, on trouve en Égypte antique une description de conduits parcourant le corps et transportant divers fluides (sang, eau, air, mucus…). Les ruptures d’équilibre entre ces fluides étaient supposées être la cause de maladies. Aux alentours de 1534 av. J.-C., le papyrus Ebers (Eber 854a), visible au British Museum, donne une représentation de canaux (appelés metu) dans lesquels circulent divers fluides.

Selon la tradition chinoise, l'être vivant, et ici plus particulièrement l'Homme, est une organisation résultant de la combinaison de matière - le corps matériel ou physique - de nature yīn, et d'énergie - qui anime la matière - de nature yáng. L'équilibre harmonieux entre ces deux composants conditionne l'état de santé. Les perturbations de cet équilibre sont responsables de la maladie. Toute perturbation de nature à rompre cet équilibre affecte d'abord préférentiellement l'énergie. Par exemple, un excès de yáng pourra générer une douleur soudaine, une inflammation, des spasmes, un mal de tête ou encore une augmentation de la tension. Un excès de yīn pourra se traduire par des douleurs diffuses, une sensation de froid, de la rétention d'eau ou une grande fatigue.

L'énergie (Qi) est en mouvement et sa perturbation principale sera l'entrave au mouvement : le blocage. L'énergie bloquée en une région du corps matériel s'accumule en amont du blocage, alors que les régions en aval du blocage vont se trouver en déficit énergétique. En présence d'un état de pathologie ainsi décrit, l'acupuncteur va établir son diagnostic en recherchant les niveaux auxquels l'énergie est bloquée, et quelle est la raison du blocage. Il va ensuite appliquer son traitement en levant le blocage et en corrigeant, si cela se peut, la raison de ce blocage. L'aiguille, entre autres moyens, va lui permettre de diriger le cours des énergies.

L'énergie circule notamment le long de conduits appelés méridiens, et, à partir de ces méridiens, se répand dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme. Elle a une certaine correspondance avec le sang, qui, lui-même, circule dans des conduits (vaisseaux) et se répand dans tout le corps pour l'irriguer de son principe yīn.

En outre, il y a plusieurs énergies, chacune ayant sa spécialité ; outre les méridiens principaux, il y a encore une foule de méridiens aux fonctions diverses ; l'équilibre de l'organisme humain doit toujours être évalué relativement à celui de son environnement, et de cycles qui vont en rythmer l'évolution, cycles avec lesquels il devra rester en harmonie et dont les correspondances matérielles (les cinq éléments) vont servir de repère à l'acupuncteur pour établir son diagnostic et son traitement, en fonction de règles subtiles qui trouvent leur origine dans le taoïsme.*

Les points d'acupuncture sont regroupés en ensembles appelés méridiens. Ces points sont reliés entre eux de manière non linéaire, contrairement aux représentations schématiques.

Les méridiens principaux sont au nombre de 12 et sont chacun associés à un organe (poumons, cœur, foie etc.). Ils débutent (ou se terminent) à l'extrémité d'un doigt (ou d'un orteil). Conformément au cours d'un fleuve, dont ils sont la correspondance sur le corps, ils grossissent depuis leur source (extrémité d'un doigt) vers le centre du corps. Ils disposent de nombreux affluents, ou méridiens secondaires, et nourrissent de leur énergie la chair, les muscles, les organes internes et la totalité du corps. Il existe 8 autres méridiens dits « extraordinaires » qui contrôlent l'activité des méridiens principaux, dont ils empruntent une partie du trajet et auxquels ils assurent certaines connexions. Ils ne sont pas directement reliés aux organes et entrailles et n'ont pas la structure et les ramifications des méridiens principaux.

Les méridiens principaux sont parsemés de points qui sont autant de zones stratégiques. Contrairement à ce que s'imagine habituellement le profane, ces points n'ont pas en eux de vertu thérapeutique spécifique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un point du sommeil, un point de l'angine, de la douleur dentaire ou de la colique abdominale. Les points permettent d'influer sur le cours des énergies.

Traditionnellement, on compte environ 360 points répartis sur les méridiens qui parcourent toute la surface du corps. Cependant, d'autres points ont par la suite été identifiés et, selon le modèle utilisé, on peut trouver plus de 2 000 points. Les points sont considérés comme portes d'entrées et/ou sorties des énergies à travers le corps.

Le plus connu de ces méridiens est Chong Mai, en relation avec un grand nombre de méridiens, qui est dit « la mer du sang » mais aussi « la mère des 12 méridiens ».

Les lignes médianes du corps sont parcourues par deux méridiens particuliers, l'un antérieur (REN MAI) dit « conception », l'autre postérieur (DU MAI) dit « gouverneur ». Les méridiens constituent donc les voies par lesquelles l'organisme reçoit cette énergie, qui peut être apport nutritif, apport d'informations (notamment d'origine extérieure) mais aussi portes d'entrée pour certaines maladies.

La maladie est abordée selon le concept de la médecine chinoise. Le diagnostic ne sera pas, comme en occident, l'identification de la maladie, mais l'identification du syndrome correspondant : c'est-à-dire la cause de dysfonctionnements qui explique la manifestation des symptômes et signes cliniques présents chez la personne. Il existe de nombreux syndromes en médecine chinoise se référant aux dysfonctionnements dans les méridiens, viscères ou organes. À chaque syndrome correspond des signes cliniques et symptômes pouvant se manifester par diverses maladies, et inversement de nombreuses maladies peuvent être dues à des syndromes différents. En fonction du syndrome diagnostiqué, les points correspondants au traitement seront utilisés lors d'un traitement en acupuncture.

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