Comprendre les risques sanitaires

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Connaître une vision de l’histoire et la vie, selon Weber

Publié par Risque Sanitaire France sur 15 Janvier 2017, 21:52pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de la voie lactée (source: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/60/ESO_-_Milky_Way.jpg/530px-ESO_-_Milky_Way.jpg)

Photo de la voie lactée (source: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/60/ESO_-_Milky_Way.jpg/530px-ESO_-_Milky_Way.jpg)

Extraits du livre « Nous les dieux » de Bernard WEBER

 

Ceux qui n’ont pas compris le passé, ceux qui n’ont pas compris le passé de l’humanité en général, ceux qui n’ont pas compris leur propre passé en particulier, ceux-là seront condamnés à le reproduire.

 

L’aventure de la conscience est alimentée encore et toujours par ces trois énergies primordiales : l’Amour, la Domination et la Neutralité.

 

Ce qui effraie le plus l’Homme, c’est l’Inconnu. Sitôt cet Inconnu, même adverse, identifié, l’Homme se sent rassuré. Mais ne pas savoir déclenche son processus d’imagination. Apparaît alors en chacun son démon intérieur, son pire personnel. Et croyant affronter les ténèbres, il affronte les monstres fantasmagoriques de son propre inconscient. Pourtant, c’est à l’instant où l’être humain rencontre un phénomène nouveau non identifié que son esprit fonctionne à son meilleur niveau. Il est attentif. Il est éveillé. De toute ses facultés sensorielles, il cherche à comprendre afin d’endiguer la peur. Il se découvre des talents insoupçonnés. L’inconnu l’excite et le fascine tout à la fois. Il le redoute et en même temps l’espère pour voir si son cerveau saura trouver les solutions pour s’y adapter. Tant qu’une chose n’est pas nommée, elle dispose d’un pouvoir de défi pour l’humanité.

 

Je pense à tous ces moments où mon corps souffrait lorsque j’étais un humain. Comment ai-je pu supporter tant de misères ? Sans doute parce que j’ignorais alors qu’il existait une vie sans souffrance aucune. Mais maintenant, après avoir connu le bien-être du pur esprit, la douleur m’est intolérable.

 

Les personnes s’efforcent de réduire leur malheur plutôt que de construire leur bonheur.

 

L’aventure de la conscience suit la symbolique des chiffres, lesquels ont été inventés il y a trois mille ans par les Indiens.

La courbe indique l’amour.

La croix indique l’épreuve.

Le trait horizontal indique l’attachement.

Examinons leurs dessins.

« 0 »L’œuf. La courbe d’amour est parfaitement fermée. Naissance de l’univers.

« 1 » Le minéral. Un pur trait vertical. Pas d’attachement, pas d’amour, pas d’épreuve. Le minéral n’a pas de conscience. Il est simplement là, premier stade de la matière.

« 2 » le végétal. Un trait horizontal surmonté d’une courbe. Le végétal est attaché à la terre par sa barre horizontale symbolisant sa racine qui l’empêche de se mouvoir. Il aime le ciel et lui présente ces feuilles et ses fleurs pour recueillir sa lumière.

« 3 » l’animal. Deux courbes. L’animal aime la terre et aime le ciel mais n’est attaché ni à l’un ni à l’autre. Il n’est qu’émotion. Peur, désir… Les deux courbes sont les deux bouches. Celle qui mord et celle qui embrasse.

« 4 » l’homme. Une croix. Il est au carrefour entre le « 3 » et le « 5 ». Le 4 est le moment de l’épreuve. Soit il évolue et devient un sage, un 5, soit il retourne à son stade 3 d’animal.

« 5 » l’homme conscient. C’est l’inverse du 2. Il est attaché au ciel par sa ligne horizontale supérieure et il aime la terre par sa courbe inférieure. C’est un sage. Il a transcendé sa nature animale. Il a pris de la distance par rapport aux évènements et ne réagit plus de manière instinctive ou émotionnelle. Il a vaincu sa peur et son désir. Il aime sa planète et ses congénères tout en les observant de loin.

« 6 » l’ange. L’âme éclairée est libérée du devoir de renaître dans la chair. Elle est sortie du cycle des réincarnations et n’est plus qu’un pur esprit, lequel ne ressent plus la douleur et n’a plus de besoins élémentaires. L’ange est une courbe d’amour, une pure spirale qui part du cœur, descend vers la terre pour aider les hommes et achève sa courbe vers le haut pour atteindre encore la dimension supérieure.

« 7 » le dieu. Ou du moins l’élève dieu. L’ange, à force de s’élever, touche la dimension supérieure. Tout comme le 5, il a une barre qui l’attache en haut. Mais au lieu de présenter une courbe d’amour vers le bas, il a une ligne. Il agit sur le monde d’en bas. Le 7 est là encore une croix, comme un 4 renversé. C’est donc une épreuve, un carrefour. Il doit réussir quelque chose pour continuer à monter.

« 8 » le dieu infini. Les deux boucles représentent l’équilibre et l’infini, tourné ver le ciel et vers la terre.

« 9 » retour vers la terre. La courbe d’amour par du ciel pour retourné vers la terre, les humains. C’est la gestation.

 

L’ankh ou croix ansée représente la vie et l’arbre de l’énergie vitale pour les égyptiens. Mais la clé de la vie éternelle. Chez les indiens, la croix ansée est une représentation de l’union des principes actif et passif, et donc des deux symboles sexuels, rassemblés dans une même entité endrogyne.

 

Dans le regard des autres, nous recherchons d’abord notre propre reflet. En premier lieu, dans le regard de nos parents. Puis dans le regard de nos amis. Puis nous nous mettons en quête d’un unique miroir de référence. Cela signifie se mettre en quête de l’amour mais, en fait, il s’agit plutôt de la quête de sa propre identité.

Un coup de foudre s’avère souvent la trouvaille d’un bon miroir, nous renvoyant un reflet satisfaisant de nous-mêmes. On cherche alors à s’aimer dans le regard de l’autre. Instant magique où deux miroirs parallèles se renvoient mutuellement des images agréables. D’ailleurs, il suffit de placer deux miroirs face à face pour s’apercevoir qu’ils reflètent l’image des centaines de fois en une perspective infinie. Ainsi la trouvaille du bon miroir nous rend multiple et nous ouvre des horizons sans fin. Quel sentiment de puissance et d’éternité. Mais les deux miroirs ne sont pas fixes, ils bougent. Les deux amoureux grandissent, mûrissent, évoluent. Ils étaient bien en face l’un de l’autre au début, mais même s’ils suivent un temps des cheminements parallèles, ils n’avancent pas forcément à la même vitesse et dans la même direction, ils ne cherchent pas non plus constamment le même reflet d’eux-mêmes. Alors survient ce déchirement, l’instant où l’autre miroir n’est plus en face. C’est non seulement la fin de l’histoire d’amour mais aussi la perte de son propre reflet. On ne se retrouve plus dans le regard de l’autre. On ne sait plus qui on est.

 

En 1949, Egas Moniz reçut le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur la lobotomie. Il avait découvert qu’en découpant un lobe préfrontal, on supprimait l’angoisse. Or ce lobe est doté d’une fonction particulière, il œuvre en permanence à nous faire visualiser les éventualités du futur. Cette trouvaille ouvrait la voie à une prise de conscience : ce qui motive notre angoisse, c’est notre capacité à nous projeter dans le temps. Cette aptitude nous entraîne vers des dangers pressentis et, au bout du compte, vers la prise de conscience qu’un jour, nous mourrons. De là Egas Moniz conclut que ne pas penser à l’avenir, c’est réduire notre angoisse.

 

Quelle que soit la voie suivie, nos efforts seraient vains car telle est la nature des êtres. Ils se répartissent toujours les mêmes rôles : exploiteurs, exploités, autonomes, souffre-douleur. En suspension face à nous, agitant de temps à autre ses ailettes  dorées, Hermès confirme : tout comme le rat, l’homme est un animal de territoire et de hiérarchie. « Territoire » et « Hierarchie », deux motivations fondamentales essentielles à la compréhension de toute société humaine. Marquer son territoire de chasse, uriner aux quatre coins d’une zone de reproduction, se situer entre un supérieur et un inférieur, autant de comportements qui rassurent et réconfortent. Alors ensuite, il y a des discours pour se donner bonne conscience, dire qu’on aime la liberté et qu’on ne veut plus de chefs, mais si on regarde bien l’histoire, c’est le contraire. Les humains aiment être esclaves et ils vénèrent leur chef. Et plus leurs chefs sont effrayants plus ils se sentent protégés.

 

L’humanité a connu trois vexations.

Première vexation : Nicolas Copernic révèle que la Terre n’est pas située au Centre de l’univers mais qu’elle tourne autour d’un soleil, et que celui-ci est probablement lui-même dans la périphérie d’un système plus vaste.

Deuxième vexation : Charles Darwin annonce que l’homme n’est pas une créature au-dessus des autres, mais juste un animal parmi les autres animaux.

Troisième vexation : Sigmund Freund déclare que l’homme croit créer de l’art, conquérir des territoires, inventer des sciences, élaborer des systèmes philosophiques ou politiques parce qu’il est motivé par des ambitions supérieures qui le transcendent, alors qu’en fait, il n’est motivé que par son envie de séduire des partenaires sexuels.

 

L’humanité a chuté pour cette raison. Parce qu’ils avaient oublié pourquoi ils étaient là et ne pensaient qu’à reproduire des traditions dont ils ignoraient l’origine réelle. Ces traditions avaient perdues leur utilité dans le monde actuelle.

 

Du passé nous ne connaissons que la version des vainqueurs. Ainsi on ne connaît de Troie que ce qu’en raconteraient les historiens grecs. On ne connait de Carthage que ce qu’en racontaient les historiens romains. On ne connaît de la Gaule que ce qu’en racontait Jules César dans ses Mémoires. On ne connaît des Aztèque ou des Incas que le récit des conquistadores et des missionnaires venus les convertir de force.

Et dans tous les cas les quelques talents prêtés aux vaincus ne sont là que pour glorifier le mérite de ceux qui ont su les anéantir.

Qui osera parler de la mémoire des vaincus ? Les livres d’histoire nous conditionnent à l’idée que, selon le principe du darwinisme, si ces civilisations ont disparu c’est qu’elles étaient inadaptées. Mais en examinant les évènements on comprend que ce sont souvent les plus civilisés qui ont été détruits par les plus brutaux. La seule inadaptation consistait à croire aux traités de paix, dans le cas des Carthaginois, et aux cadeaux dans le cas des Troyens. Le pire est peut-être que, non seulement les vainqueurs détruisent les livres d’histoire et les objets de mémoire de leurs victimes, mais qu’en plus ils les insultent. Les Grecs inventeront la légende de Thésée vainqueur d’un monstre à la tête de taureau et dévoreur de vierges pour légitimer l’invasion de la crête et la destruction de la superbe civilisation minoenne.

Les Romains prétendront que les carthaginois faisaient des sacrifices à leur dieu Moloch, ce qui on le sait maintenant, était complètement faux. Qui osera jamais parler de la magnificence des victimes ?

 

Parle de ce que tu connais

 

On ne peut offrir qu’à ceux qui sont prêts à recevoir.

 

Ivan Illich, prêtre catholique issu d’une famille juive russe installée en Autriche, a longtemps étudié le comportement des enfants et a publié de nombreux ouvrages comme Une société sans école ou le Chômage créateur. Homme de toute les cultures, ce penseur considéré comme un subversif renonce au sacerdoce et crée au Mexique, en 1960, le centre de documentation de Cuernavaca, spécialisé dans l’analyse critique de la société industrielle. Dans son discours : Pas besoin de stratégie politique pour faire la révolution, il appelle l’homme à créer un espace de travail dont la principale préoccupation serait la convivialité. A partir de la convivialité, et non du rendement, il pense que l’humain trouvera de lui-même la forme de participation à la production qui lui convient le mieux. Mais au-delà de ses livres et de ses discours, Ivan Illich sera surtout connu pour une loi baptisée de son nom, la loi d’Illich. Celle-ci reprend les travaux de plusieurs économistes sur les rendements de l’activité humaine. Elle peut s’exprimer ainsi : si l’on continue d’appliquer une formule qui marche, elle finit par ne plus marcher du tout. Pourtant, dans le domaine de l’économie, on avait pris l’habitude de croire qu’en doublant la quantité de travail agricole on doublait la quantité de blé. Dans la pratique cela fonctionne jusqu’à une certaine limite, moins l’ajout de travail devient rentable. Et si on dépasse, on rentre carrément dans des rendements décroissants. Cette loi peut s’appliquer au niveau de l’entreprise, mais aussi au niveau de l’individu. Jusque dans les années 60, les adeptes de Stakhanov pensaient que pour augmenter la rentabilité il fallait augmenter la pression sur l’ouvrier. Et que plus celui-ci subit de pression plus il est performant. En fait cela fonctionne jusqu’à un point que la loi d’Illich peut définir. Au-delà, toute dose de stress supplémentaire sera contre-productive, voire destructice.

 

Il imagina une lutte entre adorateurs de la lune et adorateurs du soleil, les premiers étant le mensonge et l’illusion (la lune n’est que le reflet de la lumière du soleil), les autres dans la vérité (le soleil est la véritable source de toutes les énergies).

 

Certaines expériences du passé empêchent de voir les choses telles qu’elles sont réellement. La vision du réel est déformée par les traumatismes anciens.

 

Très peu d’hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu’ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu’il s’agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d’éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu’ils tentent d’observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu’il est et non pas comme on les conditionne à le voir.

Ce cours me rappelle une discussion que j’avais eue jadis avec quelques amis invités à diner chez moi. Un ami journaliste nous avait expliqué que tous les médias prenaient leur information en France auprès d’une unique agence de presse, comme par hasard financée à la fois par l’Etat et de grands groupes industriels pétroliers. Donc le public avait en permanence d’une manière indirecte le point de vue de l’Etat et des industriels pétroliers qui eux-mêmes souhaitaient ménager les nations qui leur fournissaient le pétrole.

 

Pour moi, la spiritualité était contraire à la religion puisque propre à chaque individu, alors que la religion n’était que du prêt-à-penser destiné à ceux qui étaient incapables de trouver leur propre voie d’élévation. Je soutenais que le mot spiritualité contenait le terme « spirituel », qui signifie aussi humour, et que la plupart des religions me semblaient bien trop austères pour conserver cette dimension.

 

Moi qui ai toujours cru qu’être dieu c’était disposer de tous les pouvoirs, je découvre que c’est surtout avoir toutes les responsabilités.

 

Les humains vivent encore dans la peur et ils éprouvent encore du plaisir dans le meurtre. Ils sont incapables de comprendre que leur bonheur personnel dépend d’un équilibre avec la nature. Ils veulent toujours montrer qu’ils sont les plus forts. Ils ont donc besoin de compétition. Et dans la compétition il y a des gagnants et des perdants.

 

C’est quand on ne désire plus quelque chose que cette chose peut vous être offerte.

Pour comprendre l’autre, il faut se mettre à sa place. C’est la règle d’empathie.

Quand vous faites quelque chose, pensez à la répercussion dans le temps et dans l’espace. Aucun acte n’est sans effet. Quand vous dites du mal de quelqu’un vous transformez ce quelqu’un. Quand vous répandez une peur ou un mensonge vous créez cette peur et vous transformez ce mensonge en réalité. C’est la règle de la causalité.

Vous avez tous une mission à accomplir dans le monde, et vous avez tous un talent pour accomplir au mieux cette mission. Trouvez-les et votre vie se mettra à prendre un sens. Une vie sans talent n’existe pas. Une vie sans utiliser son talent est une vie gaspillée.

Nul n’est obligé de réussir mais tout le monde doit essayer. Il ne faut pas en vouloir à soi-même d’échouer, il faut s’en vouloir seulement de ne pas avoir essayé.

Il faut célébrer la prise de risque et non pas la victoire. Car la prise de risque dépend de nous, et la victoire dépend d’une multitude de facteurs difficiles à contrôler.

Il y a un monde invisible au-delà du monde visible, où l’on a accès à toutes les connaissances et à toutes les illuminations. On peut le visiter juste en faisant taire le vacarme des petites pensées dérisoires qui assourdissent en permanence notre cerveau.

 

Dans une course, il ne faut pas se faire remarquer en tête, il ne faut pas trainer derrière, il faut se laisser porter par le peloton, il faut profiter des fins de partie pour organiser des arrangements entre nous.

 

Le grand dieu s’il existe est infini et omnipotent, mais il doit admirer ce qui possède une limite et vit dans la peur d’échouer. Les hommes ont le mérite de réussir car ils ont la possibilité d’échouer, alors que Dieu est gagnant à tous les coups, il n’y a plus d’enjeu.

L’angoisse, le mécontentement, les blessures, voila ce qui tisse l’étoffe des héros. Les gens heureux n’ont rien à gagner au changement. Seul un sentiment d’injustice ou de dévalorisation incite à se dépasser pour faire changer le cours des choses.

 

Dans son livre Les quatre Accords toltèques, il propose un code de conduite, un résumé de son enseignement en quatre comportements qui permettent de se libérer du conditionnement collectif et la peur du futur.

Premier accord. Que votre parole soit impeccable. Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d’autrui. La parole est un outil qui peut détruire, prenez conscience de sa puissance et maîtriser la. Pas de mensonge ni de calomnie.

Deuxième accord. Ne réagissez à rien de façon personnelle. Ce que les autres disent sur vous et font contre vous n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Exemple : si quelqu’un vous insulte, c’est son problème, ce n’est pas le vôtre. Ne vous vexez pas, et ne vous remettez pas en question pour autant.

Troisième accord. Ne faites aucune supposition. Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire comme s’il s’agissait de certitudes. Exemple : si une personne est en retard, vous pensez qu’il lui est arrivé un accident. Si vous ne savez pas, renseignez vous. Ne vous convainquez pas vous-même de vos propres peurs et de vos propres mensonges.

Quatrième accord. Faites de votre mieux. Il n’y a pas d’obligation de réussir, il n’existe qu’une obligation de faire au mieux. Si vous échouez, évitez de vous juger, de vous culpabiliser et d’éprouver des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.

 

David Bohm développe une théorie dans laquelle il annonce carrément que l’Univers n’est qu’une grande illusion, tout comme une image holographique donnant l’illusion du relief. Et tout comme un hologramme, l’univers a la particularité de posséder dans chaque morceau de son image les informations du tout. Pour David Bohm, le cosmos pourrait être considéré comme une structure infinie d’ondes où tout est lié à tout, où être et non-être, esprit et matière ne seraient que des manifestations différentes d’une même source lumineuse, qui donne à l’ensemble l’illusion du relief. Il nomme cette source lumineuse : la Vie.

 

Toutes les formes de folie créent des compensations. Les paranoïaques sont plus vigilants. Les schizophrènes sont plus imaginatifs. Les nymphomanes sont plus sensuelles. Les hystériques savent mieux percevoir les douleurs chez les autres. Elle a vu au plus profond de toi toutes tes blessures et tu t’es senti compris.

 

A chaque dieu correspond une histoire sordide dissimulée derrière une mythologie. Une maladie névrotique, une obsession, un viol, un crime, un drame d’enfance. Et une résilience qui a créé un don. Ensuite le temps a enjolivé l’histoire pour la transformer en légende.

 

L’amour est la victoire de l’imagination sur l’intelligence.

 

L’historien romain Tite-live l’a ainsi décrit : Hannibal était le meilleur. Le premier il allait au combat, il se retirait le dernier. Personne n’avait plus d’audace pour affronter les dangers. Il dormait peu, mangeait peu, étudiait sans cesse. Admirateur d’Alexandre le Grand, il en avait le panache, mais son projet était plus vaste. Après sa mort, Hannibal restera le symbole de l’émancipation des peuples contre le joug romain contre les oligarchies.

 

Littéralement, l’Apocalypse signifie la levée du voile. C'est-à-dire que le jour de l’Apocalypse sera révélé aux hommes ce qui est caché derrière le voile, la vérité derrière le tissu de mensonges.

 

Au-delà de son aspect magique le zodiaque représente un cycle d’évolution symbolique, une proposition d’alchimie de l’évolution du monde.

Premier signe, le bélier : c’est l’impulsion initiale. L’énergie du big-bang qui fonce et entraîne les autres.

2. Le Taureau : symbole de la puissance qui suit l’impulsion du bélier.

3. Les gémeaux : la séparation de cette force en deux bras et apparition d’une polarité, esprit et matière.

4. Le cancer : l’apparition de l’élément liquide, les eaux, où la mère va déposer ses œufs.

5. Le lion : l’éclosion de l’œuf et l’apparition de la vie, de la force, de l’énergie, du mouvement, de la chaleur.

6. La vierge : la purification et la transformation de la matière première brute en matière subtile.

7. La balance : l’équilibre et l’harmonisation des forces contraires.

8. le scorpion : la destruction par la fermentation et la désagrégation pour mieux renaitre.

9. le sagittaire : la décantation.

10. la capricorne : l’élévation.

11. le verseau : la prise de conscience.

12. Les poissons : le passage aux eaux supérieures de la spiritualité, par opposition aux eaux inférieures précédentes du cancer.

 

Tout homme qui entreprend quoi que ce soit à systématiquement trois sortes d’ennemies : ceux qui voudraient bâtir le même projet à sa place, ceux qui voudraient réaliser le projet contraire, et surtout la grande masse de ceux qui ne font rien. Et ceux-là ont souvent les critiques les plus virulentes.

 

Il n’y a que dans l’adversité que l’on découvre la vraie valeur des êtres.

 

Une amitié avec Dieu. Il y a tant de passion autour de la religion que la notion d’amitié parait dérisoire. Pourtant je prends conscience que le mot amitié semble plus fort que le mot amour. Dans le mot amitié il n’y a pas de prise de possession de l’autre. Il y a une manière de fonctionner ensemble et de s’estimer mutuellement. Côte à côte.

 

L’enfant du colonel est le chef de bande et l’enfant du gendarme est le souffre douleur. A travers le fils du colonel, vous auriez pu faire passer tous vos commandements et vous faire obéir. Il aurait été fier de bénéficier de la confiance de l’adulte. Il aurait été le relais parfait de vos directives. Cela rentrait dans sa logique. Quand au fils du gendarme, il est tellement habitué à être maltraité qu’il aurait accepté avec résignation les brimades. Tous les enfants vous auraient considéré comme un bon moniteur et l’ordre aurait régné. La stratégie gagnante consiste à récompenser les bourreaux et châtier les victimes. Les méchants sont souvent les plus forts, il faut rester avec le plus fort. Donc il faut être ami avec eux. Les victimes sont faibles. Elles ne peuvent ni vous faire de mal ni vous faire du bien. Elles se plaignent. Le soutien au méchant est la seule voie efficace, même si elle n’est pas morale. Après il faut présenter cela de manière acceptable. C’est un problème de communication.

 

La plupart des coups d’Etat ont été organisés par des pays étrangers pour affaiblir leur voisin. Pour acquérir matières premières et zones d’influence, il n’existe pas cent façons : l’invasion pure et simple ou les accords commerciaux bien négociés à votre avantage.

 

Le peuple ne sait pas se révolter seul. Même s’il a faim, même s’il a un gouvernement injuste, même s’il existe un trop grand écart entre les riches et les pauvres, il faut des leaders charismatiques et un trésor de guerre pour réussir une vraie bascule.

Les dictateurs sont obligés de créer un climat de mécontentement pour renverser les pouvoirs en place. Un peuple, on le programme, on le manipule. Mais on l’écoute. Le peuple est un enfant capricieux qui veut toujours le contraire de ce qu’il a déjà. Il suffit de le pousser et de l’accompagner ensuite.

 

Qu’est ce qu’une classe moyenne ? C’est une classe tampon, qui n’est ni obnubilée par sa survie quotidienne ni crispée sur ses privilèges. Elle peut donc réfléchir et agir en profondeur. C’est d’elle que proviennent en général spontanément les éléments libéralisateurs. Dans les révolutions, pensez toujours à vous appuyer sur les classes moyennes et les étudiants. Bien souvent les pauvres et les illettrés sont tellement revanchards qu’ils ne font que reproduire des dictatures parfois pires que celles qu’ils ont renversées.

 

Les personnes craignent l’autorité. Ils le craignent et par pure commodité finissent par lui obéir sans réfléchir. Puis par l’aimer. Comme un prisonnier aime son gardien, un esclave son maître. Le peuple aime souffrir, il aime être puni. Il se méfie des rois et des empereurs qui seraient laxistes ou libéraux. Ils lui paraissent toujours suspects.

 

Le peuple est sentimental. Il suffit dès lors que le révolté ait un discours romantique, que la propagande soit astucieuse, et ça marche. On exhibe les martyrs, on lance des calomnies. Plus c’est faux, mieux ça marche. On lui fait des promesses impossibles à tenir. On lui fait miroiter des solutions simples aux problèmes compliqués. Le peuple ne veut pas connaître la réalité qui souvent, il le sait, est sordide, et ne peut s’améliorer que par petites touches effectuées par des spécialistes et sur le long terme. Il veut qu’on lui présente les choses de manière à pouvoir adhérer à un rêve immédiat sans se poser trop de questions. Il est même prêt à croire sciemment aux mensonges.

 

Le désir triangulaire : la jalousie s’avère le meilleur moteur pour susciter l’intérêt. Que dis-je : la convoitise. On veut ce qui appartient aux autres. Dragueur seul, tu n’intéresses par la femme, mais si tu t’exhibe heureux avec la plus belle danseuse…

On ne prête qu’aux riches. Les très jolies femmes ne s’intéressent qu’à ceux qui ont déjà de belles compagnes. Les gens sont incapables de se faire une opinion par eux-mêmes, le désir des autres les informe de ce qu’il faut désirer.

 

Hadès, le dieu des enfers porte un casque d’invisibilité. On ne le voit pas, comme les risques qui sont invisibles.

Pour les pédopsychologues il existe quatre degrés dans la notion d’amour :

Premier degré « aimez moi »

C’est le niveau infantile. Le bébé a besoin de caresses et de baisers, l’enfant a besoin de cadeaux. Il demande à l’entourage : « est ce que je suis aimable ? » et veut des preuves de cet amour. Au premier degré, on demande aux autres, puis à un autre particulier qui nous sert de référence.

Deuxième degré : « je suis capable d’aimer »

C’est le niveau adulte. On découvre sa propre capacité à vibrer pour les autres et donc à projeter son affection sur l’extérieur. A fortiori à la concentrer sur un être particulier. Cette sensation peut être bien plus grisante que d’être aimé. Plus on aime, plus on s’aperçoit du pouvoir que cela donne. Cette sensation peut devenir indispensable, comme une drogue.

Troisième degré : « je m’aime »

Après avoir projeté son affection sur les autres, on découvre que l’on peut la projeter sur soi-même. L’avantage par rapport aux deux degrés précédents est qu’on ne dépend plus des autres, ni pour recevoir leur amour, ni pour qu’ils reçoivent le nôtre. Donc il n’y a plus de risque d’être déçu ou trahi par l’être aimant ou aimé, et on peut doser cet amour exactement selon nos besoins sans demander d’aide de quiconque.

Quatrième degré : l’amour universel

C’est l’amour illimité. Après avoir reçu l’affection, projeté son affection, s’être aimé soi-même, on diffuse tous azimuts autour de soi. Et on réceptionne de la même manière cette affection.

Selon les individus, cet Amour universel pourra être nommé : la Vie, la Nature, La Terre, l’Univers, le Ki, le Dieu, etc. Il s’agit d’une notion qui, lorsqu’on en prend conscience, nous élargit l’esprit.

 

En 1974, le psychologue et philosophe Anatole Rapaport, de l’Université de Toronto, affirma que la manière la plus efficace de se comporter vis-à-vis d’autrui était :

1/ la coopération

2/ la réciprocité

3/ le pardon

En clair, lorsqu’un individu ou un groupe rencontre un autre individu ou un autre groupe, il a tout intérêt à proposer dans un premier temps l’alliance. Ensuite il importe, selon la règle de réciprocité, de donner en fonction de ce que l’on reçoit. Si l’autre aide, on l’aide ; si l’autre agresse, il faut l’agresser en retour, de la même manière et avec la même intensité. Enfin, il faut pardonner et offrir à nouveau la coopération.

 

L’avenir appartient forcément aux femmes pour une raison simple, il y a de moins en moins de spermatozoïdes porteurs de gamètes masculins. Ils sont trop faibles, pas assez adaptables, la moindre modification du milieu les affaiblit. Du coup, biologiquement les mâles disparaissent.

 

Le processus de justice indépendante a été difficile à mettre en place. Longtemps les jugements étaient tout simplement rendus par les chefs de guerre ou les rois. Ils ne faisaient alors que prendre les décisions qui les arrangeaient sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. A partir des Dix commandements (livrés à Moise aux alentours de 1300 avant JC), on voit apparaître un système de référence indépendant qui établit une loi ne servant aucun intérêt politique personnel mais s’appliquant à tous les êtres humains sans exception.

Cependant il est à noter que les dix commandements ne sont pas une suite d’interdictions, sinon ils seraient rédigés ainsi : tu ne dois pas tuer, tu ne dois pas voler, etc.

L’énoncé est un futur : tu ne tueras point, tu ne voleras point. C’est pourquoi certains exégètes ont émis l’idée que ce n’est pas seulement un code de loi mais une prophétie. Un jour tu ne tueras point parce que tu auras compris qu’il est inutile de tuer. Un jour tu ne voleras point parce que tu n’auras plus besoin de voler pour vivre. Si nous lisons les Dix commandements sous l’aspect d’une prophétie, nous avons affaire à une dynamique de prise de conscience qui ne rend plus nécessaire la punition des délits car plus personne n’a envie de les commettre.

 

Pratique du YOGA : il dessine sur un papier un petit rond noir de trois centimètres de diamètre. Il le colle au mur et lui dit de le fixer le plus longtemps possible sans ciller. Au début c’est dure, puis on y arrive. Au bout du troisième jour tout ce qui est autour du rond disparaît, il n’y a plus que le rond qui est comme une flamme qui irradie. Il faut apprendre à respirer. Il faut le faire en trois phases, une première pour inspirer en gonflant le ventre, puis les poumons. Une deuxième pour bloquer la respiration. Puis une troisième pour souffler d’abord par les poumons, ensuite par le ventre. Les trois phases doivent être de la même durée. Il faut apprendre à sentir ses battements cardiaques (ce petit frémissement cardiaque de plus en plus net), et à le maîtrisé par la volonté. Il faut faire le vide dans sa tête. Chaque fois qu’une pensée arrive, tu la regardes, tu l’identifies, et tu la laisses passer comme un nuage pousser par le vent. Quand toutes les pensées seront loin, il n’y aura plus rien, que le vide, et là tu te ressourceras vraiment.

 

La violence n’existe que si tu entres dans le rôle de la victime.

 

Si on gratte la surface de tout homme, on découvre une couche de peur. Cette peur fait qu’il peut frapper de peur d’être frappé, il peut agresser de peur d’être agressé. Et cette peur est la cause de toute la violence du monde. Mais si l’homme arrive à calmer cette peur, il peut creuser et trouver dessous une couche plus profonde, une couche de pur amour.

 

Au jeu divinatoire du Tarot de Marseille, la mort-renaissance est symbolisée par la 13e arcane, l’arcane sans nom. On y voit un squelette de couleur chair qui fauche un champ noir. Son pied droit est enfoncé dans la terre et son pied gauche sur une tête de femme. Autour : trois mains, un pied et deux os blancs. Sur le côté droit, une tête couronnée sourit. De la terre sortent des pousses jaunes et bleues.

Cette lame fait référence à la symbolique VITRIOL : Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem. Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée. Il faut donc utiliser la faux pour rectifier, couper ce qui dépasse, afin que puissent renaître dans la terre noire de jeunes pousses. Cette lame constitue une rupture dans le jeu. Les douze arcanes précédents sont considérés comme les petits Mystères. Or à partir du treizième, les suivants appartiennent aux grands Mystères. Dès lors, on voit apparaître des lames décorées de ciels avec des anges ou des symboles célestes. La dimension supérieure intervient. Toutes les initiations traversent une phase de mort-renaissance. Au sens ésotérique, elle signifie le changement profond qui transforme l’homme au cours de son initiation. S’il ne meurt pas en tant qu’être imparfait, il ne pourra renaître.

 

Avant l’arrivée des Occidentaux, les Indiens d’Amérique du Nord vivaient dans une société adepte de la mesure. La violence existait, certes, mais elle était ritualisée. Par de surnatalité, donc pas de guerre pour résorber les excédents démographiques. Au sein de la tribu, la violence servait à témoigner de son courage en affrontant la douleur ou les situations d’abandon. Les guerres tribales étaient généralement déclenchées par des conflits concernant des territoires de chasse et dégénéraient rarement en massacres et tueries. Ce qui importait, c’était de prouver à l’autre qu’on aurait pu aller plus loin si on l’avait voulu. Mais était généralement admise l’inutilité de la violence. Longtemps, les Indiens ont combattu les pionniers de la conquête de l’Ouest simplement en leur heurtant l’épaule de leur lance, prouvant ainsi qu’ils auraient pu l’enfoncer s’ils l’avaient voulu. Les autres répondirent en utilisant leurs armes à feu. Pour pratiquer la non-violence, il faut être au moins deux.

 

Je me rends compte que la vérité ne sert à rien, c’est le dernier qui maîtrise la propagande qui réécrit l’histoire à sa guise, au mieux de ses intérêts personnels.

 

Notre cerveau a quatre rythmes d’activité qui peuvent être mesurés par un électroencéphalogramme. Chaque rythme correspond à un type d’ondes.

Les ondes bêta : elles vont de 14 à 20 hertz. Elles correspondent à l’état d’éveil. En ondes bêta notre cerveau fonctionne à plein régime. Plus nous sommes excités, énervés, préoccupés, en réflexion intense, plus nous montons dans le nombre de cycles-seconde.

Les ondes alpha : de 8 à 14 hertz. Elles correspondent à un état plus reposé, mais conscient. Dès qu’on ferme les yeux, dès qu’on est assis dans une position confortable, dès qu’on est allongé sur un lit, notre cerveau ralentit pour se mettre en ondes alpha.

Les ondes thêta : de 4 à 8 hertz. Elles correspondent à un état de sommeil léger. C’est la petite sieste, mais c’est aussi l’état de sommeil hypnotique.

Les ondes delta : moins de 4 hertz. Cela correspond à un état de sommeil profond. Dans cette phase, seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau. Nous nous approchons de la mort physique, et paradoxalement c’est dans cet état que nous accédons aux couches les plus profondes de notre inconscient. C’est la longueur d’onde du sommeil paradoxal, là où surgissent les rêves les plus incompréhensibles alors que notre organisme se ressource vraiment.

Il est intéressant de noter que lorsque notre cerveau se stabilise à 8 hertz, donc en ondes alpha, ses deux hémisphères arrivent à fonctionner ensemble en harmonie, alors qu’en rythme bêta un hémisphère prend le dessus sur l’autre. Soit le cerveau gauche, analytique, pour résoudre un problème de logique, soit le cerveau droit, intuitif, pour créer ou trouver un idée.

Quand notre cerveau est en suractivité lors de sa phase bêta, tout comme un radiateur, il se met automatiquement de temps en temps au repos en phase alpha. On considère que toutes les dix secondes environ notre cycle cérébral chute pendant quelques microsecondes pour se placer en ondes alpha. Si nous parvenons consciemment à nous mettre en phase d’ondes alpha, notre mental est en veilleuse et interfère moins avec nos ressentis. Nous devenons donc plus à l’écoute de nos intuitions. A 8 hertz nous sommes en équilibre parfait, éveillés et pourtant calmes.

 

Cela arrange les hommes de croire ce qu’on leur dit parce qu’ils ont peur. Il ne faut pas négliger la peur. Entre dire merci à quelqu’un qui les a aidés, et obéir à quelqu’un qui les menace physiquement, les gens n’hésitent que rarement, les gens préfèrent obéir à la menace. Tout le monde veut la tranquillité immédiate.

 

Goebbels, le ministre de la propagande de Hitler, disait quelque chose comme : quand on envahit un pays, il y a automatiquement un groupe de résistants, un groupe de collaborateurs et la grande masse des hésitants. Pour que le pays supporte qu’on le pille de toutes ses richesses, il faut convaincre la masse des hésitants de basculer du côté des collaborateurs et de ne pas rejoindre les résistants. Pour cela, il y a une technique simple. Il suffit de désigner un bouc émissaire et de dire que tout est sa faute. Ca marche à tous les coups.

 

Le culte originel de la terre est un culte insecte. Ils vénéraient les abeilles car ces insectes sociaux étaient là cent millions d’années avant les humains. Le point de bascule de cette culture est le crime de la mère. Une mère qui mange ses propres enfants. Elles ont dû dévorer leurs premiers enfants pour ne pas engendrer de mondes ratés. Nous sommes peut être dans l’univers raté.

 

Le sphinx symbolise l’énigme que l’humanité, selon son niveau d’évolution, doit résoudre. En posant la question, ce monstre fait comprendre les limites de l’intellect à son destinataire. Et si cette prise de conscience ne se fait pas, la sanction est la mort.

 

L’univers est parti de rien et n’aboutit à rien. Au commencement, il n’y avait rien.

 

L’homme a toujours eu peur du vide. Nommé Horror Vacui par les latins, le vide était même considéré comme une notion de pure terreur par les savants de l’Antiquité. L’un des premiers à parler de l’existence du vide est Démocrite qui, au Ve siècle avant JC, écrit que ce qui nous semble être de la matière est composé de particules en suspension dans le vide. Cette idée est balayée par Aristote qui note : la Nature a horreur du vide et qui rajoute même : le vide n’existe pas. Il faudra attendre 1643 pour que l’Italien Evangelista Torricelli, reprenant une idée de Galilée, mette en évidence l’existence du vide avec une expérience complexe.

Il remplit un tube de 1,30 m de mercure, puis le retourne, extrémité bouchée, dans une cuve de ce même métal liquide. Il observe alors qu’en haut subsiste un espace créé par la descente du mercure, mais que cet espace est vide puisque l’air n’a pas pu y pénétrer. Le premier, Torricelli réalise ainsi un vide permanent. Il reproduit l’expérience et, voyant que la hauteur change, en conclut que les variations de volume de la zone dépendent de la pression atmosphérique.

De cette manipulation fut déduit le baromètre, tube de mercure mesurant les variations de pression de l’air.

En 1647, un physicien allemand, Otto von Guericke, fabrique la première pompe à vide. Il chasse l’air de deux hémisphères de métal accolés et démontre que deux attelages de huit chevaux ne peuvent dès lors les séparer. Il prouve ainsi que le vide peut assembler deux blocs de matière.

Pour les hindouistes, le vide est une notion essentielle de la philosophie. Accéder à la suprême vacuité est l’objectif de la pensée du sage. Et l’on considère que même si ce sont les moyeux qui maintiennent la roue à son axe, c’est le vide entre les moyeux qui permet à la roue de tourner.

Les physiciens modernes ont désormais pu déduire que 70% de l’énergie totale de l’univers se trouveraient dans le vide et seulement 30% dans la matière.

Einstein sera à son tour attiré par la connaissance du vide. Il évoque la présence dans le cosmos d’une masse sombre sans énergie et sans lumière, une entité incompréhensible pour les physiciens qui sera le prochain défi pour la pensée.

Plus tard, les physiciens Planck et Heisenberg étudieront le vide. Un néerlandais, Hendrick Casimir, en 1948, a l’intuition d’une force émanant du vide : la force de casimir.

Cette force est si puissante qu’en 1996 la Nasa lancera un projet de fabrication d’un vaisseau spatial à force de casimir considéré comme le premier aéronef capable  de sortir du système solaire.

En 2000, Hubble détectera dans le cosmos une masse invisible, la masse sombre, qui pourrait être la matière contenant le plus d’énergie de l’univers. Aujourd’hui l’énergie du vide est considérée comme l’un des domaines de pointe de la recherche en astrophysique. Une théorie définit même que le vide fabrique de la matière et que ce serait donc de ce rien que serait issu le big-bang.

 

Au moment du jugement dernier, il ne te sera posé qu’une question : qu’as-tu fait de tes talents ?

Un grand talent impose une grande responsabilité.

 

Michael vient de l’hébreux. Mi : quoi, Cha : comme, El : dieu. Qu’est ce qui est comme dieu ?

Qu’est ce que la vie ?

 

La certitude est la mort de l’esprit.

 

En guise de procès d’un mortel, les archanges amènent surtout l’âme à se juger elle-même sur sa vie précédente. Et les âmes ont moins d’indulgence pour leur propre passé que les juges officiels. Beaucoup souhaitent souffrir dans leur vie suivante pour expier leurs péchés de la précédente. Nous sommes très durs avec nous-mêmes à la fin de notre vie lorsque nous savons ce que nous avons accompli de bénéfique et de maléfique.

 

Tu n’as aucun devoir d’être parfait. Tu as juste le besoin d’être honnête envers toi-même.

 

En 1960, le psychanaliste Eric Bern invente le concept d’analyse transactionnelle. Il définit dans son livre que dites vous après avoir dit bonjour ? une prise de rôle instinctive entre les individus qui se divisent automatiquement en trois catégories : les parents, les adultes et les enfants.

Donc en : supérieur, égal, inférieur. Dès qu’un individu parle à un autre individu, il fait l’enfant, il fait l’adulte ou il fait le parent. En entrant dans un rapport parent/enfant on tombe dans un système qui se scinde en sous-rôles : parent nourricier (maternel) ou parent formateur (paternel). Enfant rebelle, enfant soumis, ou enfant libre dans la catégorie enfants. Cela va donner par exemple des artistes qui se complaisent dans leur incapacité à gérer leur quotidien. A partir de là, ceux qui font les parents et ceux qui font les enfants vont se livrer à un jeu psychologique en vue de renforcer la dominance ou d’en sortir. Ce jeu se résume lui-même en trois rôles : le persécuteur, la victime et le sauveur. La plupart des conflits humains se ramènent à ces problèmes de prises de rôles et de jeux de pouvoir dans la relation. Des phrases comme « il faudrait que tu » ou « sache que » ou « tu aurais du » vont situer celui qui les prononce en dominant, donc en parent. De même que des phrases comme « je m’excuse » ou « je regrette » vont positionner celui qui les prononce en enfant. La simple utilisation de diminutifs du genre « mon petit » ou « mon chéri » va précisément diminuer ou infantiliser l’autre.

La seule manière saine d’établir un rapport aux autres qui n’entraîne pas de lutte psychologique reste de parler à l’autre d’adulte à adulte, en l’appelant par son nom, sans le culpabiliser ni l’encenser, sans jouer l’enfant irresponsable ni l’adulte donneur de leçons. Mais cela n’est pas naturel du tout, car souvent nos parents ne nous ont pas montré l’exemple.

 

On voit que tu ne t’y connais pas en femmes. Plus elle te pose d’obstacles, plus ça signifie que tu les intéresses.

 

Ces machines, c’est la mémoire. L’homme perd la sienne, et la livre aux ordinateurs. Ce sont eux les nouveaux gardiens du savoir.

Chaque jour les politiciens réinventent le passé pour qu’il s’adapte à leur présent.

 

La trajectoire d’évolution de toutes les âmes se déroule en trois phases :

1/ la peur

2/ le questionnement

3/ l’amour

Et toutes les histoires ne font que raconter ces trois étapes de l’éveil. Elles peuvent se dérouler en une vie, en plusieurs réincarnations, ou en un jour, une heure, une minute.

 

La théorie du paradoxe de » la Reine rouge énonce : le milieu dans lequel nous vivons évolue, et nous devons évoluer au moins à la même vitesse pour rester à la même place et ne pas disparaître. Ainsi la théorie de Darwin est battue en brèche par le paradoxe de la reine rouge, les espèces évoluent ensemble et se transforment pour rester en phase avec leur milieu. La sélection s’opère sur la capacité de suivre l’évolution du milieu.

 

L’école de Pythagore :

Au premier degré, la préparation : les novices sont tenus au silence pendant une période de 2 à 5 ans. Ils sont censés développer leur intuition. Ils apprennent le sens de la règle de Delphes : connais-toi toi-même et tu connaitras les cieux et les dieux.

Au deuxième degré, la purification, commence l’étude des nombres. Vient ensuite l’étude de la musique, considérée comme une combinaison de nombres.

Pythagore énonce :

L’évolution est la loi de la vie,

Le nombre est la loi de l’univers,

L’unité est la loi de Dieu.

Au troisième degré, la perfection, commence l’enseignement de la cosmogonie. Pour Pythagore les planètes sont issues du Soleil, elles tournent autour de lui (ce en quoi il s’oppose à Aristote qui place la Terre au centre de l’univers) et les étoiles sont autant de systèmes solaires. Il décrète que les animaux sont les parents de l’homme et l’homme est parent de Dieu. Selon lui les êtres vivants se transforment selon la loi de la sélection, mais aussi la loi de la persécution et l’action de forces invisibles.

Lors du quatrième degré, l’Epiphanie (littéralement révélation de la vérité vue d’en haut), l’initié pythagoricien doit arriver à trois perfections : trouver la vérité dans l’intelligence, la vertu dans l’âme et la pureté dans le corps. L’élève peut alors procréer avec une femme, afin de permettre à une âme de se réincarner.

Pythagore énonce encore : le sommeil, le rêve et l’extase sont les trois portes ouvertes sur l’au-delà d’où nous viennent la science de l’âme et l’art de la divination.

 

L’apoptose est une programmation d’autodestruction des cellules. Par exemple l’apparition des doigts chez le fœtus humain est une apoptose.

Au début de sa formation la main ressemble à une nageoire plate semblable à celle d’un poisson ou d’un phoque. Puis les cellules se trouvant entre les doigts meurent, permettant de sculpter la main humaine. Le suicide de ces cellules est nécessaire à l’existence de la forme de la main. C’est la fin de notre phase poisson. La disparition de la petite queue à l’arrière des fesses du fœtus suit un processus identique. Elle signifie la fin de notre phase animal primitif pour dessiner la colonne vertébrale sans queue qui définit l’humain.

Dans le monde végétal, l’apoptose se manifeste par la chute des feuilles en automne. Cela permet à l’arbre de se régénérer.

Chaque année, l’arbre fabrique des cellules qui serviront à son évolution mais qui devront disparaître afin que cette évolution se poursuive.

Dans le corps humain toutes les cellules sont constamment en train de demander au cerveau quelles sont leur utilité et leur mission. Le cerveau indique à chaque cellule comment croître et évoluer, mais à certaines il peut demander de mourir.

 

Une expérience a été effectuée sur le thème de l’autoestime. Dans un premier temps, des sociologues ont fait passer à un groupe de jeunes hommes des tests de culture générale très faciles, qu’ils réussissent aisément. Puis ils se retrouvent dans une pièce avec des jeunes femmes. Après ces tests les hommes gagnants, c'est-à-dire tous les participants, vont aller vers les jeunes femmes les plus belles. Puis on prend un autre groupe test de jeunes hommes et on leur fait subir une batterie de tests de culture générale cette fois très difficiles. Ils échouent tous. Mis en contact avec des jeunes femmes ils vont, soit rester dans leur coin, soit s’adresser uniquement aux moins séduisantes. L’objectif, pour un être qui se veut vraiment libre, est donc d’échapper à ces stimuli « carotte-baton » pour se donner lui-même les récompenses aux examens qu’il se sera inventés. Dans ce cas, l’une des manières d’augmenter sa propre estime peut être la prise de risque, tenter quelque chose de difficile pour percevoir ses limites. En veillant à ne pas s’autodévaloriser si cela échoue. La victoire dépend de nombreux facteurs étrangers à son propre talent. On doit donc célébrer non pas la victoire, mais le simple fait d’avoir pris le risque.

 

La technique du dragon chinois est une stratégie visant à convaincre une assistance d’une hypothèse incertaine. Elle est parfois utilisée en science pour conforter une idée douteuse. Le scientifique qui veut fabriquer un dragon chinois va, par exemple, créer un contradicteur imaginaire défendant une théorie opposée à la sienne. Et en démontrant que la théorie de l’adversaire ne tient pas (l’exercice est d’autant plus facile qu’il a lui-même inventé ses arguments), il va convaincre que la sienne est juste.

 

Les trois passoires de Socrate :

-          As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

-          Ce que tu veux m’apprendre, est ce quelque chose de bon ?

-          Est-ce utile de me le dire ?

Si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

 

Le chien se dit : l’homme me nourrit donc il est mon dieu.

Le chat se dit : l’homme me nourrit donc je suis son dieu.

 

La loi de Parkinson veut que plus une entreprise grandit, plus elle engage de gens médiocres et surpayés. Pourquoi ? Tout simplement parce que les cadres en place veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas avoir de rivaux dangereux consiste à engager des incompétents. La meilleure façon de supprimer en eux toute velléité de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes se trouvent elles assurées d’une tranquillité permanente. A contrario, selon la loi de Parkinson, tous ceux ayant des idées, des suggestions originales ou des envies d’améliorer les règles de la maison seront systématiquement éjectés. Paradoxe moderne, plus l’entreprise sera grande, plus elle sera ancienne, plus elle entrera dans un processus de rejet de ses éléments dynamiques bon marché, pour les remplacer par des éléments archaïques onéreux. Et cela au nom de la tranquillité de la collectivité.

 

Il y a trois millions d’années, les hommes ont développé de même des capacités de mutations complexes, mais celles-ci ne se sont pas toutes exprimées parce que, pour l’heure, elles sont tout simplement inutiles. Elles restent cependant stockées pour servir le cas échéant. Ainsi l’homme moderne possède en lui d’énormes ressources dissimulées au fond de ses gènes, inexploitées tant qu’il n’y a pas de raison de les réveiller.

 

Toute manipulation alchimique vise à mimer ou à remettre en scène la naissance du monde. Six opérations sont nécessaires : la calcination, la putréfaction, la solution, la distillation, la fusion et la sublimation.

Ces six opérations se déroulent en quatre phases :

-          l’œuvre au noir, qui est une phase de cuisson,

-          l’œuvre au blanc, qui est une phase d’évaporation,

-          l’œuvre au rouge, qui est une phase de mélange

-          et enfin la sublimation qui donne la poudre d’or.

L’ordre génère le désordre, le désordre génère de l’ordre. L’ordre n’est qu’une combinaison de désordres. Plus notre univers ordonné se répand, plus il entre en désordre. Désordre qui, répand lui-même, génère des ordres nouveaux dans lesquels il n’est pas exclu de retrouver l’ordre primitif.

 

La solidarité naît de la douleur et non de la joie. On se sent plus proche de quelqu’un qui a subi avec vous une épreuve pénible que de quelqu’un qui a partagé avec vous un moment heureux.

Le malheur est une source de solidarité et d’union alors que le bonheur divise. Pourquoi ? Parce que lors d’un triomphe commun, chacun se sent lésé par rapport à son propre mérite. Chacun s’imagine être l’unique auteur d’une commune réussite. C’est en imaginant la souffrance des martyrs de son groupe de référence qu’on peut un instant quitter son insupportable individualité. C’est dans le souvenir d’un calvaire vécu en commun que résident la force de la cohésion d’un groupe.

 

Toute la bible est contenue dans le premier chapitre de la Genèse. Ce premier chapitre est lui-même contenu dans le premier mot hébreu qui l’introduit : béréchit qui signifie genèse. Ce mot est lui-même contenu dans sa première syllabe, ber, qui veut dire « le petit fils ». Symbole de l’enfantement qui est notre vocation. Mais cette syllabe est elle-même contenue dans sa première lettre, b, qui se prononce en hébreu, beth. Pourquoi la bible commence-t-elle par la deuxième lettre de l’alphabet et non la première ? Parce que b représente la dualité du monde. A, aleph (hydrogène), c’est l’unité d’où tout est sorti. B, beth, c’est l’émanation, la projection de cette unité. B, c’est l’autre.

 

Chez les humains, on a constaté que certaines découvertes et interventions avaient été mises au point simultanément en Chine, aux Indes et en Europe : le feu, la poudre, le tissage, etc. De nos jours encore, des découvertes s’effectuent au même moment en plusieurs points du globe et sur des périodes proches. Tout laisse à penser que certaines idées flottent dans l’air, au-delà de l’atmosphère, et que, dotés de la capacité de les saisir, certains d’entre nous contribuent à améliorer le niveau de savoir global de l’espèce.

 

 Jadis les économistes estimaient qu’une société saine est une société en expansion. Le taux de croissance servait de thermomètre pour mesurer la santé de toute structure : l’Etat, l’entreprise, masse salariale. Il est cependant impossible de toujours foncer en avant. Le temps est venu de stopper l’expansion avant qu’elle ne nous déborde et nous écrase. L’expansion économique ne saurait avoir d’avenir. Il n’existe qu’un seul état durable : l’équilibre des forces. Une société, une nation ou un travailleur qui n’entament pas et ne sont pas entamés par le milieu qui les entoure. Nous ne devons pas viser à conquérir mais au contraire à nous intégrer à la nature et au cosmos. Un seul mot d’ordre : harmonie. Interprétation harmonieuse entre monde extérieur et monde intérieur. Le jour où la société humaine n’éprouvera plus un sentiment de supériorité ou de crainte devant un phénomène naturel, l’homme sera en homéostasie avec son univers. Il connaîtra l’équilibre. Il ne se projettera plus dans le futur. Il ne se fixera pas d’objectifs lointains. Il vivra dans le présent, tout simplement.

 

L’interaction entre les deux éléments différents produit une figure très riche. Il se forme alors des volutes compliquées, des formes torturées et toutes sortes de filaments qui peu à peu se diluent pour donner de l’eau grise. Dans le monde des objets, cette figure très riche est difficile à immobiliser. Mais dans le monde du vivant, une telle rencontre peut s’incruster et rester figée dans la mémoire.

 

Pourquoi autant de gens sont-ils attirés par la chaleur rassurante de la défaite ? Peut être parce qu’une défaite ne peut être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice. Tous les humains sentent confusément cette vérité. Beaucoup parmi les plus intelligents sont ainsi tentés de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite.

 

On ne perçoit du monde que ce qu’on est préparé à en percevoir. Nous fonctionnons avec ces mêmes limitations de la perception. Nous ne savons plus appréhender certains évènements car nous avons été parfaitement conditionnés à percevoir les choses d’une certaine manière. Et pas d’une autre.

 

Un esprit observateur et logique capable de prévoir n’importe quelle stratégie humaine. Il existe cependant un moyen de demeurer imprévisible : il suffit d’introduire un mécanisme aléatoire dans un processus de décision. Par exemple, confier à un tirage au sort la direction de l’attaque suivante. Non seulement l’introduction d’un peu de chaos dans une stratégie globale permet l’effet de surprise, mais, de plus, elle offre la possibilité de garder secrète la logique qui sous-tend les décisions importantes. Personne ne peut prévoir les coups de dés.

Evidemment, durant les guerres, peu de généraux osent soumettre aux caprices du hasard le choix de la prochaine manœuvre. Ils pensent que leur intelligence suffit. Pourtant, les dés sont assurément le meilleur moyen d’inquiéter l’adversaire qui se sentira dépassé par un mécanisme de réflexion dont il ignore les arcanes. Déconcerté et désorienté, il réagira avec peur et sera dés lors complètement prévisible.

 

Il faut imaginer que notre conscient est la partie émergée de notre pensée. Nous avons 10% de conscient émergé et 90% d’inconscient immergé. Quand nous prenons la parole, il faut que les 10% de notre conscient s’adressent aux  90% de l’inconscient de nos interlocuteurs. Pour y revenir, il faut passer la barrière des filtres de méfiance qui empêchent les informations de descendre jusqu’à l’inconscient.

L’un des moyens d’y réussir consiste à mimer les tics d’autrui. Ils apparaissent nettement au moment des repas. Profitez donc de cet instant crucial pour scruter votre vis-à-vis. S’il parle en mettant une main devant la bouche, imitez-le. S’il mange ses frites avec les doigts, faites de même, et s’il essuie souvent la bouche avec sa serviette, suivez-le encore.

  Posez vous des questions aussi simples que : « est ce qu’il me regarde quand il parle ? » ; « est ce qu’il parle quand il mange ? » En reproduisant les tics qu’il manifeste vous transmettez automatiquement le message inconscient : « je suis de la même tribu que vous, nous avons les mêmes manières et donc sans doute une même éducation et les mêmes préoccupations. »

 

Le nombre d’or est un rapport précis grâce auquel on peut construire, peindre, sculpter en enrichissant son œuvre d’une force cachée. A partir de ce nombre ont été construits les pyramides, le temple de Salomon, le Parthénon et la plupart des cathédrales. Beaucoup de tableaux de la Renaissance respectent eux aussi cette proportion. On dit que tout ce qui est bâti sans tenir compte de ce nombre finit par s’effondrer. On calcule le nombre d’or de la manière suivante : soit 1,618033988 plus une dizaine de milliers de décimales. C’est un secret millénaire, que détenait Pythagore. Ce nombre d’est pas un pur produit de l’imagination humaine. Il se vérifie aussi dans la nature. C’est par exemple le rapport d’écartement entre les feuilles des arbres afin d’éviter que, mutuellement, elles ne se fassent de l’ombre. C’est aussi le nombre qui définit l’emplacement du nombril par rapport à l’ensemble du corps humain.

 

Aime tes ennemis. C’est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs.

 

Pour se faire respecter, les acteurs savent mimer la colère. Pour se faire aduler, les acteurs savent mimer l’amour. Pour faire des envieux, les acteurs savent mimer la joie. Toutes les professions sont infiltrées par des acteurs.

L’élection de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis, en 1980, a définitivement consacré le règne des acteurs. Inutile d’avoir des idées ou de savoir gouverner, il suffit de s’entourer d’une équipe de spécialistes pour rédiger ses discours et de bien interpréter ensuite son rôle sous l’objectif des caméras.

Dans la plupart des démocraties modernes, d’ailleurs, on ne choisit plus son candidat en fonction de son programme politique (tout le monde sait pertinemment que les promesses ne seront jamais tenues, le pays ayant une politique globale dont il ne peut dévier), mais de son allure, son sourire, sa voix, sa manière de s’habiller, sa familiarité avec les interviewers, ses mots d’esprit.

Inexorablement, dans toutes les professions, les acteurs ont gagné du terrain. Un peintre bon acteur est capable de convaincre qu’une toile monochrome est une œuvre d’art. Un chanteur bon acteur n’a pas besoin d’avoir de la voix s’il interprète convenablement son clip. Les acteurs contrôlent le monde. Le problème, c’est qu’à force de mettre en avant les acteurs, la forme prend plus d’importance que le fond, le paraître prend le pas sur l’être. On n’écoute plus ce que les gens disent. On se contente de regarder comment ils le disent, le regard qu’ils ont en le disant, et si la cravate est assortie à leur pochette. Ceux qui ont des idées mais ne savent pas les présenter sont peu à peu exclus des débats.

 

Le Talmud affirme que l’homme possède deux bouches : celle d’en haut et celle d’en bas. Celle d’en haut permet par la parole de dénouer les problèmes du corps. La parole ne fait pas que transmettre des informations, elle sert aussi à guérir. Au moyen du langage de la bouche d’en haut, on se situe dans l’espace, on se situe par rapport aux autres. Le Talmud conseille d’ailleurs d’éviter de prendre trop de médicaments pour se soigner, ceux-ci effectuant un trajet inverse à celui de la parole. Il ne faut pas empêcher le mot de sortir, sinon il se transforme en maladie.

La deuxième bouche, c’est le sexe. Par le sexe, on dénoue les problèmes du corps dans le temps. Par le sexe, et donc par le plaisir et la reproduction, l’homme se crée un espace de liberté. Il se définit par rapport à ses parents et à ses enfants. Le sexe, la bouche du bas, sert à se frayer un nouveau chemin, différent de celui de la lignée familiale. Chaque homme jouit du pouvoir de faire incarner par ses enfants d’autres valeurs que celles de ses parents.

 

Nul n’a besoin de démontrer la parfaite harmonie qui règne entre les différentes parties de notre corps. Toutes nos cellules sont à égalité. L’œil droit n’est pas jaloux de l’œil gauche. Le poumon droit n’envie pas le poumon gauche. Dans notre corps, toutes les cellules, tous les organes, toutes les parties n’ont qu’un unique et même objectif : servir l’organisme global de façon que celui-ci fonctionne au mieux. Les cellules de notre corps connaissent, et avec réussite, et le communisme et l’anarchisme. Toutes égales, toutes libres, mais avec un but commun : vivre ensemble le mieux possible. Grace aux hormones et aux influx nerveux, l’information circule instantanément au travers de notre corps mais n’est transmise qu’aux seules parties qui en ont besoin.

Dans le corps, il n’y a pas de chef, pas d’administration, pas d’argent. Les seules richesses sont le sucre et l’oxygène et il n’appartient qu’à l’organisme global de décider quels organes en ont le plus besoin. Quand il fait froid par exemple, le corps humain prive d’un peu de sang les extrémités de ses membres pour en alimenter les zones les plus vitales. C’est pour cette raison que doigts et orteils bleuissent les premiers. En recopiant à l’échelle macroscopique ce qu’il se passe dans notre corps à l’échelle microscopique, nous prendrions exemple sur un système d’organisation qui a fait ses preuves depuis longtemps.

 

Quand deux cellules souhaitent s’associer, elles sont contraintes de communiquer, et leur communication les porte à se répartir les tâches afin d’être plus efficaces. Elles décideront par exemple que ce n’est pas la peine que toutes deux s’échinent à diriger la nourriture, l’une repérera les aliments et l’autre les digérera.

Par la suite, plus les rassemblements de cellules ont été importants, plus leur spécialisation s’est affinée. Plus leur spécialisation s’est affinée, plus chaque cellule s’est fragilisée et, cette fragilité ne faisant que s’accentuer, la cellule a fini par perdre son immortalité originelle. Ainsi naquit la mort. De nos jours, d’immenses agrégats de cellules extrêmement spécialisées dialoguent en permanence.

La nécessité de la mort peut s’expliquer d’un autre point de vue. La mort est indispensable pour assurer l’équilibre entre les espèces. Si une espèce pluricellulaire se trouvait être immortelle, elle continuerait à se spécialiser jusqu’à résoudre tous les problèmes et devenir tellement efficace qu’elle compromettrait la perpétuité de toutes les autres formes de vie.

 

Devant un obstacle, un être humain a souvent pour premier réflexe de se demander : pourquoi y a-t-il ce problème et qui est responsable ? Il cherche les coupables et la punition que l’on devra leur infliger. Il y aura toujours une grande différence entre ceux qui se demandent : pourquoi les choses ne fonctionnent pas, et ceux qui se demandent : comment faire pour qu’elles fonctionnent. Pour l’instant, le monde humain appartient à ceux qui se demandent pourquoi. Mais l’avenir appartient forcément à ceux qui se demandent comment.

 

 Toute routine entraîne progressivement une sclérose. Par moment, il peut être intéressant d’essayer de faire l’inverse de ce que l’on désire vraiment. Lorsqu’on veut dormir, on reste éveillé. Lorsqu’on veut écouter de la musique, on reste dans le silence. Lorsqu’on veut prendre la voiture, on va à pied. Ce petit exercice permet de découvrir des sensations nouvelles et des chemins inconnus.

 

La société a besoin de transgresseur. Elle établit des lois afin qu’elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes : scolarité normale, travail normal, citoyenneté normale, consommation normale, c’est toute la société qui se trouve normale et qui stagne.

Sitôt décelés, les transgresseurs sont dénoncés et exclus, mais plus la société évolue, et plus elle se doit de générer discrètement le venin qui la contraindra à développer ses anticorps. Elle apprendra ainsi à sauter de plus en plus haut les obstacles qui se présenteront. Bien que nécessaire, les transgresseurs sont pourtant sacrifiés. Ils sont régulièrement attaqués, conspués pour que, plus tard, d’autres individus « intermédiaires par rapport aux normaux » et qu’on pourrait qualifier de pseudo-transgresseur puissent reproduire les mêmes transgressions, mais cette fois adoucies, digérées, codifiées, désamorcées. Ce sont eux qui alors récolteront les fruits de l’invention de la transgression. Mais ne nous trompons pas. Même si ce sont les pseudo-transgresseurs qui deviendront célèbres, ils n’auront eu pour seul talent que d’avoir su repérer les premiers véritables transgresseurs. Ces derniers, quant à eux, seront oubliés et mourront convaincus d’avoir été précurseurs et incompris.

 

Dans son ouvrage Eloge de la fuite, le biologiste Henri Laborit rapporte que, confronté à une épreuve l’homme ne dispose que de trois choix : 1.combattre, 2. Ne rien faire, 3. Fuir.

Combattre : c’est l’attitude la plus naturelle et la plus saine. Le corps ne subit pas de dommages psychosomatiques. Le coup reçu est transformé en coup rendu. Mais cette attitude présente quelques inconvénients. On entre dans une spirale d’agression à répétition. On finit toujours par rencontrer quelqu’un de plus fort qui vous met K-O.

Ne rien faire : c’est ravaler sa rancœur et agir comme si l’on n’avait pas perçu l’agression. C’est l’attitude la mieux admise et la plus répandue dans les sociétés modernes. Ce qu’on appelle l’inhibition de l’action. On a envie de casser la figure à l’adversaire mais, étant donné qu’on a conscience du risque de se donner en spectacle, de prendre des coups en retour et de rentrer dans une spirale d’agression, on ravale sa rage. Dès lors, ce coup de poing qu’on n’inflige pas à l’adversaire, on se l’assène à soi-même. Dans ce type de situation fleurissent les maladies psychosomatiques : ulcères, psoriasis, névralgies, rhumatismes…

La troisième voie est la fuite. Il en existe de plusieurs sortes : la fuite chimique : alcool, drogue, tabac, antidépresseurs, tranquillisants, somnifères. Elle permet d’effacer ou tout du moins d’atténuer l’agression subie. On oublie. On délire. On dort. Donc ça passe. Mais ce type de fuite dilue aussi le réel et, peu à peu, l’individu ne supporte plus le monde normal. La fuite géographique : elle consiste à se déplacer sans cesse. On change de travail, d’amis, d’amants, de lieux de vie. Ainsi on fait voyager ses problèmes. On ne les résout pas pour autant, mais on leur fait changer de décor, ce qui est déjà en soi plus rafraichissant. La fuite artistique : elle consiste à transformer sa rage, sa colère, sa douleur en œuvre d’art, films, musiques, romans, sculptures, tableaux… Tout se qu’on ne s’autorise pas à clamer, on le fait dire à son héros imaginaire. Cela peut ensuite produire un effet de catharsis. Ceux qui verront les héros venger leurs propres affronts bénéficieront aussi de cet effet.

L’atome a un niveau d’organisation. La molécule a un niveau d’organisation. La cellule a un niveau d’organisation. L’animal a un niveau d’organisation. Et au-dessus de lui la planète. Le système solaire. La galaxie. Toutes ces structures ne sont pas indépendantes les unes des autres. Tous les niveaux d’organisation interagissent sur d’autres niveaux d’organisation. L’atome agit sur la molécule. La molécule sur l’hormone. L’hormone sur le comportement de l’animal. L’animal sur la planète.

La mort d’un animal ne signifie rien scientifiquement. Ce n’est que de l’énergie qui se transforme. L’énergie qui faisait que l’animal courait, jouait, se reproduisait, fera que, sous forme de compost mélangé à la terre, un arbre poussera et donnera des fruits. Il n’est que deux choix : le choix spiritualiste et le choix scientifique. Pour les spiritualistes, l’âme se réincarne dans plusieurs corps. Pour les scientifiques, c’est l’énergie qui se recycle sous plusieurs formes de matière. Un point commun aux deux options : nous sommes tous de l’énergie issue du big-bang et en recyclage permanent.

 

Même en dehors du sommeil, nous sommes en permanence en état de perception d’informations incompréhensibles, interprétées par notre hémisphère gauche. Cette tyrannie de l’hémisphère gauche est cependant un peu difficile à supporter. Certains s’enivrent ou se droguent pour échapper à l’implacable rationalité de leur demi-cerveau. En usant du prétexte de l’intoxication chimique des sens, l’hémisphère droit s’autorise alors à parler plus librement, délivré de son interprète permanent. L’entourage dira du protagoniste : il délire, il a des hallucinations, alors que celui-ci n’aura fait que se soulager d’une emprise. Sans la moindre aide chimique, il suffirait de s’autoriser à admettre que le monde puisse être incompréhensible pour recevoir en direct les informations non traités du cerveau droit.

 

Les générations futures se moquent des exploits réels, seul compte le talent du biographe qui les relate. Certains évènements n’ont survécu que par la volonté d’un seul ou de quelques-uns décidés à les rendre historiques. Qui connaîtrait Socrate sans Platon ? Jésus sans les Apôtres ? et Jeanne d’Arc, réinventée par Michelet pour donner aux Français la volonté de bouter hors de France le Prussien envahisseur ? et Henri IV, médiatisé par Louis IV pour se doter d’une légitimité ? Avis aux grands de ce monde : peu importe ce que vous accomplirez, la seule façon de vous inscrire dans l’Histoire, c’est de vous trouver un biographe.

 

Les gens veulent se mettre très vite en couple alors qu’ils ne savent pas qui ils sont. C’est bien souvent la peur de la solitude qui les y pousse. Les jeunes qui se marient à vingt-cinq ou trente ans sont comme des chantiers de premiers étages de gratte-ciel ; ils décident de bâtir ensemble en estimant qu’ils seront toujours au diapason l’un de l’autre et que, lorsque les étages se seront élevés, des ponts seront établis entre eux.

En fait, ils se livrent à un investissement sur l’inconnu. Leurs chances de réussite sont rarissimes. C’est pourquoi on assiste à autant de divorces. A chaque croissance, à chaque évolution de conscience, l’être estime avoir besoin d’un partenaire différent. Pour construire un couple, il faut être quatre, chacun ayant trouvé son alter-égo en lui-même. L’homme ayant accepté sa part de féminité, la femme ayant accepté sa part de masculinité. Les deux êtres alors complets cessent de rechercher ce qui leur manque chez l’autre. Ils peuvent s’associer librement sans fantasmer sur une femme idéale ou un homme idéal puisque ils l’ont déjà trouvé en eux.

 

Une destinée humaine évolue par cycles de sept ans. Chaque cycle s’achève par une crise qui fait passer à l’étape au-dessus.

De 0 à 7 ans : lien fort avec la mère. Appréhension horizontale du monde. Construction des sens. Le parfum de la mère, le lait de la mère, la voix de la mère, la chaleur de la mère, les baisers de la mère sont les références premières. La période se termine généralement par une fêlure du cocon protecteur de l’amour maternel et la découverte plus ou moins frileuse du reste du monde.

De 7 à 14 ans : lien fort avec le père. Appréhension verticale du monde. Construction de la personnalité. Le père devient le nouveau partenaire privilégié, l’allié pour la découverte du monde en dehors du cocon familial. Le père agrandit le cocon familial protecteur. Le père s’impose comme la référence. La mère était aimée, le père devient admiré.

De 14 à 21 ans : révolte contre la société. Appréhension de la matière. Construction de l’intellect. C’est la crise d’adolescence. On a envie de changer le monde et de détruire les structures en place. Le jeune s’attaque au cocon familial, puis à la société en général. L’adolescent est séduit par tout ce qui est rebelle, musique violente, attitude romantique, désir d’indépendance, fugue, lien avec des tribus de jeunes en marge, adhésion aux valeurs anarchistes, dénigrement systématique des valeurs anciennes. La période s’achève par une sortie du cocon familial.

De 21 à 28 ans : adhésion à la société. Stabilisation après la révolte. Ne parvenant pas à détruire le monde, on l’intègre avec au départ la volonté de faire mieux que la génération précédente. Recherche d’un métier plus intéressant que ces parents. Tentative de bâtir un couple plus heureux que celui de ces parents. On choisit un(e) partenaire et on fonde un foyer. On construit son propre cocon. La période s’achève généralement par un mariage.

L’homme a, dès lors, rempli sa mission et en a terminé avec son premier cocon protecteur.

C’est quand on ne veut plus quelque chose que cette chose peut arriver. Le premier carré ayant débouché sur la construction de son cocon, l’humain entre dans la seconde série de cycle septennaires.

28-35 ans : consolidation du foyer. Après le mariage, l’appartement, la voiture, arrivent les enfants. Les biens s’accumulent à l’intérieur du cocon. Mais si les quatre premiers cycles n’ont pas été solidement construits, le foyer s’effondre. Si le rapport à la mère n’a pas été convenablement vécu, elle viendra ennuyer sa belle-fille. Si le rapport au père ne l’a pas été non plus, il s’immiscera et influencera le couple. Si la rébellion envers la société n’a pas été réglée, il y aura risque de conflit au travail. 35 ans, c’est souvent l’âge où le cocon mal mûri éclate. Surviennent alors divorce, licenciement, dépression ou maladie psychosomatiques. Le premier cocon doit dès lors être abandonné et…

35-42 ans : on recommence tout de zéro. La crise passée, reconstruction d’un second cocon, l’humain s’étant enrichi de l’expérience des erreurs du premier. Il faut revoir le rapport à la mère et à la féminité, au père et à la virilité. C’est l’époque où les hommes divorcés découvrent les maîtresses, et les femmes divorcées les amants. Ils tentent d’appréhender  ce qu’ils attendent au juste non plus du mariage, mais du sexe opposé.

Le rapport à la société doit être revu. On choisit dès lors un métier non plus pour lé sécurité qu’il apporte mais pour son intérêt ou pour le temps libre qu’il laisse. Après la destruction du premier cocon, l’humain est toujours tenté d’en reconstruire au plus vite un second. Nouveau mariage, nouveau métier, nouvelle attitude. Si on s’est débarrassé convenablement des éléments qui le parasitaient, on doit être capable non pas de bâtir un cocon semblable mais un cocon amélioré. Si l’on n’a pas compris les erreurs du passé, on reproduira exactement le même moule pour aboutir aux mêmes échecs. C’est ce qu’on appelle tourner en rond. Dès lors les cycles ne seront plus que des répétitions des mêmes erreurs.

42-49 ans : Conquête de la société. Une fois rebâti un cocon plus sain, l’humain peut connaître la plénitude de son couple, sa famille, son travail, son épanouissement personnel. Cette victoire débouche sur deux nouveaux comportements :

Soit on devient plus avide de signes de réussite matérielle : plus d’argent, plus de confort, plus d’enfants, plus de maîtresses ou d’amants, plus de pouvoir, et on n’en finit pas d’agrandir et d’enrichir son nouveau cocon sain, soit on se lance vers une nouvelle terre de conquête, celle de l’esprit. On entame alors la véritable construction de sa personnalité. En toute logique, toute période doit s’achever sur une crise d’identité, une interrogation existentielle. Pourquoi suis-je là, pourquoi vis-je, que dois-je faire pour donner un sens à ma vie au-delà du confort matériel ?

49-56 ans : révolution spirituelle. Si l’humain a réussi à construire son cocon et à se réaliser dans sa famille et son travail. Il est naturellement tenté de rechercher une forme de sagesse. Dès lors, commence l’ultime aventure, la révolution spirituelle. La quête spirituelle, si elle est menée honnêtement, sans tomber dans les facilités des groupes ou des pensées toutes prêtes, ne sera jamais assouvie. Elle occupera tout le reste de l’existence

Par moments, certains humains font exprès d’échouer dans leur rapport à la famille ou au travail afin d’être obligés de recommencer les cycles. Ils retardent ou évitent ainsi l’instant où ils seraient obligés de passer à la phase de spiritualité, car ils ont peur d’être placés pour de bon face à eux-mêmes.

 

De nos jours, le deuil tend à disparaître. Après un décès, les familles s’empressent de reprendre de plus en plus tôt leurs activités habituelles.

La disparition d’un être cher tend à devenir un évènement de moins en moins grave. Le noir a perdu ses prérogatives de couleur du deuil par excellence. Les stylistes l’ont mis à la mode en raison de ses vertus amincissantes, donc chic.

Pourtant, marquer par la fin des périodes ou des êtres est essentiel à l’équilibre psychologique des individus. Là encore, seules les sociétés dites primitives continuent à accentuer l’importance du deuil. Et il n’y a pas que le décès. Il y a aussi les évènements de fin : quitter un travail, quitter une compagne, quitter un lieu de vie. Le deuil constitue dans ces cas une formalité que beaucoup estiment inutile et qui pourtant ne l’est pas. Il importe de marquer les étapes.

Chacun peut inventer ses propres rituels de deuil. Cela peut aller du plus simple : se raser la moustache, changer de coiffure, de style d’habillement, au plus fou : faire une grande fête, s’enivrer à en perdre la tête, sauter en parachute…

Lorsque le deuil est mal accompli, la gêne persiste comme une racine de mauvaise herbe mal arrachée. Peut être faudrait il enseigner l’importance du deuil à l’école. Cela épargnerait sans doute à certains d’entre nous, plus tard, des années de tourment.

 

Quand le lévrier et l’homme font la course ensemble, le chien arrive le premier. Le lévrier est doté de la même capacité musculaire par rapport à son poids que l’homme. Logiquement, tous deux devraient donc courir à la même vitesse. Pourtant le lévrier fait toujours la course en tête. La raison en est que, lorsqu’un homme court, il vise la ligne d’arrivée. Il court avec un objectif précis à atteindre dans la tête. Le lévrier, lui, ne court que pour courir. A force de se fixer des objectifs, à force de croire que la volonté est bonne ou mauvaise, on perd énormément d’énergie. Il ne faut pas penser à l’objectif à atteindre, mais seulement penser à avancer. On avance et puis on modifie sa trajectoire en fonction des évènements qui surgissent. C’est ainsi, avec l’idée d’avancer, qu’on atteint ou qu’on double l’objectif sans même s’en apercevoir.

 

Nous passons en moyenne vingt-cinq années de notre existence à dormir ; pourtant, nous ignorons comment maîtriser la qualité et la quantité de notre sommeil.

Le vrai sommeil profond, celui qui nous permet de récupérer, ne dure qu’une heure par nuit et il est découpé en petites séquences de quinze minutes qui, comme un refrain de chanson, reviennent toutes les quatre-vingt-dix minutes. Parfois, certaines personnes dorment dix heures d’affilée sans trouver ce sommeil profond et elles se réveillent au bout de dix heures complètement épuisées. Par contre, nous pourrions bien, si nous savions nous précipiter au plus vite dans ce sommeil profond, ne dormir qu’une heure par jour en profitant de ces soixante minutes de régénération complète. Comment s’y prendre de façon pratique ?

Il faut parvenir à reconnaitre ses propres cycles de sommeil. Pour ce faire, il suffit, par exemple, de noter à la minute près ce petit coup de fatigue qui survient en général vers dix-huit heures, en sachant qu’il reviendra ensuite toutes les heures et demie. Ce seront les moments précis où passera le train du sommeil profond. Si on se couche pile à cet instant et si on s’oblige à se réveiller trois heures plus tard, on peut progressivement apprendre à notre cerveau à comprimer la phase sommeil  pour ne conserver que sa partie importante. Ainsi on récupère parfaitement en très peu de temps et on se lève en pleine forme. Un jour, sans doute, on enseignera aux enfants dans les écoles comment contrôler leur sommeil.

 

Les femmes fonctionnent par vagues. Leur humeur varie. Quand elle chute, leurs compagnons s’affolent et essaient à toute vitesse de résoudre leurs problèmes pour ralentir leur descente. Ils les empêchent donc de descendre au plus bas et de toucher le fond pour pouvoir remonter. Ainsi n’en finissent-elles pas d’aller et venir dans les zones en abîmes, sans jamais trouver le fond où elles auraient pu prendre appui pour remonter.

En fait quand la femme se plaint, elle n’exige pas que l’homme l’aide à ne pas chuter, elle réclame seulement d’être écoutée. Elle veut un témoin de son expérience : sa descente, son contact avec le fond et sa remontée. Mais l’homme s’affole trop vite. Il veut prouver qu’il est tellement fort qu’il peut stopper ce genre de phénomène. Comme si un homme pouvait arrêter une vague. Mais en empêchant la chute libre, il empêche aussi la remontée franche. C’est un peu comme ces médicaments qu’on prend dès qu’une fièvre se déclenche. Les médicaments arrêtent la fièvre et empêchent le corps de chauffer suffisamment pour brûler le microbe.

Il ne faut pas avoir peur de ce qui descend et de ce qui chauffe. Si on ne s’en préoccupe pas, le plus souvent, ce qui descend finit par remonter tout naturellement, et ce qui chauffe finit par refroidir. Ce qui devrait plutôt nous inquiéter, c’est un corps qui ne connaîtrait pas de fièvre. Et une femme toujours d’humeur égale.

 

Technique pour trouver des idées ou une solution à un problème compliqué (utilisée par Salvador Dali, lui-même s’étant inspiré d’un outil de réflexion cher aux moines d’un monastère cistercien).

S’asseoir sur une chaise munie de deux gros accoudoirs. Prendre une assiette à soupe et une petite cuillère. Une grande cuillère si on a le sommeil profond. Retourner l’assiette vers le sol. Tenir mollement la cuillère par le bout du manche entre le pouce et le majeur au-dessus de l’assiette.

Commencer à s’endormir en pensant au problème que l’on veut résoudre. Lorsque la cuillère tombe sur l’assiette et vous réveille brutalement, le problème est résolu, l’idée est trouvée.

 

Le temple du roi Salomon à Jérusalem était un modèle de formes géométriques parfaites. Quatre plates-formes représentaient les quatre mondes qui forment l’existence :

Le monde matériel : le corps

Le monde émotionnel : l’âme

Le monde spirituel : l’intelligence

Le monde mystique : la part de divinité qu’il y a en chacun de nous.

Au sein du monde divin, trois portiques étaient censés représenter : la création, la formation, l’action.

Le monument avait pour forme générale un grand rectangle de cent coudées de longueur sur cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur. Situé au centre, le temple mesurait trente coudées de longueur sur dix coudées de largeur. Au fond du temple était placé le cube parfait du saint des saints. Dans le saint des saints était disposé l’autel en bois d’acacia. Il était aussi parfaitement cubique avec des arêtes de cinq coudées. Déposés sur sa surface, douze pains représentaient chaque mois de l’année. Au-dessus, le chandelier à sept branches symbolisait les 7 planètes. D’après les textes anciens, et notamment ceux de Philon d’Alexandrie, le temple de Salomon est une figure géométrique calculée pour former un champ de force. Au départ, le nombre d’or est la mesure de la dynamique sacré. Le tabernacle est censé condenser l’énergie cosmique. Le temple est conçu comme un lieu de passage entre deux mondes : le visible et l’invisible.

 

La plupart des peurs proviennent de l’incapacité des hommes à accepter des phénomènes qui ne vont pas toujours dans la même direction. Alors que les femmes vivent chaque mois dans leur corps un enseignement. Le cycle de construction est suivi d’un cycle de destruction puis d’un nouveau cycle de reconstruction. Voila ce qu’est la perception pulsée de l’univers.

 

La forme de la pyramide possède des propriétés étranges. Les Egyptiens, mais aussi les Aztèques et les Mayas, l’on découverte et utilisée. Si on place un objet aux deux tiers de la hauteur de la pyramide, il subit, paraît-il, des modifications. Les fleurs sèchent sans perdre leur couleur, la viande s’y racornit sans pourrir.

Pour qu’une pyramide offre cette propriété, elle doit respecter un rapport de taille très précis. Si la hauteur est de 10 unités de mesure, la base doit en avoir 15,70, l’arête 14,94. Donc une pyramide de 10 centimètres de hauteur nécessite une arrête de 14,94 centimètres. Pour une pyramide de 10 mètres, il faut une arête de 14,94 mètres, etc.

La pyramide, enfin, doit être orientée de telle manière que chaque côté soit face à un point cardinal.

 

Elisabeth Kübler-Ross, qui a accompagné beaucoup de mourants dans leurs dernières heures, a repéré cinq grandes étapes de l’acceptation de la mort chez les individus frappés de maladies incurables.

1/ le déni : le malade refuse la mort. Il exige que son existence continue comme avant. Il parle de son retour à la maison après sa guérison.

2/ colère : il faut lui désigner un coupable.

3/ marchandage : il demande un répit. Au médecin, au destin, à Dieu. Il se fixe des dates : je veux vivre jusqu’à Noel…

4/ dépression : toute énergie disparaît. Impression de renoncement. Il cesse de se battre.

5/ acceptation : dans les unités de soins palliatifs, celui qui va partir réclame alors les plus belles musiques, la beauté sous toutes ses formes.

 

L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal qu’enfant on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que son chef l’humilie, c’est son travail. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice-versa). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est celui pour lequel il a voté.

Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais encore il revendique son travail, sa famille, son système politique, et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité. Beaucoup réclament leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaines.

Pour les réveiller il faut des CREQ « crise de remise en question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes : accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle. Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au mois elles le déconditionnent quelques instants. Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de briser. Le divorcé veut se remarier. Le licencié accepte de reprendre un travail plus pénible. Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité durant lesquels il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur.

 

En 1970, le psychologue Abraham Maslow décide d’étudier les hommes et les femmes qui ont fait un usage exceptionnel de leur potentiel. Il commence par étudier quelques grandes figures historiques telles que Spinoza, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, Jane Addams, Albert Einstein et Eleanor Roosevelt. Et il en déduit quelques caractéristiques communes à ces êtres qui sont parvenus à un accomplissement personnel satisfaisant.

-          Ils sont capables de tolérer l’incertitude,

-          Ils sont spontanés en matière de pensée et d’initiative,

-          Ils sont centrés sur le problème plutôt que sur leur intérêt personnel,

-          Ils ont un bon sens de l’humour,

-          Ils résistent à l’endoctrinement sans être anticonventionnels par principe,

-          Ils sont préoccupés par le bien-être de l’humanité,

-          Ils sont capables de comprendre en profondeur les multiples expériences de la vie,

-          Ils établissent des relations satisfaisantes avec peu de gens plutôt que des relations superficielles avec un grand nombre,

-          Ils gardent un point de vue objectif.

 

La plupart des éducations visent à enseigner la gestion de la défaite. Dans les écoles, les élèves sont avertis qu’ils risquent d’éprouver des difficultés à trouver du travail même s’ils décrochent le baccalauréat. Dans les familles, on s’efforce de les préparer à l’idée que la plupart des mariages débouchent sur des divorces et que la plupart des compagnons de vie se révéleront décevants.

Les assurances entretiennent le pessimisme général. Leur crédo : il y a de fortes chances que vous ayez un accident de voiture, un incendie ou une inondation. Soyez prévoyants, prenez votre police.

Aux optimistes, les informations rappellent chaque matin, midi et soir que nulle part au monde les humains ne sont protégés. Ecoutez les prédicateurs : tous annoncent l’apocalypse, ou la guerre.

Echec mondial, échec local, échec individuel, seuls sont entendus ceux qui parlent de lendemains qui déchantent. Quel augure oserait annoncer que, dans l’avenir, tout ira de mieux en mieux ? Et au niveau individuel, qui oserait enseigner à l’école : que faire si vous obtenez l’oscar du meilleur rôle ? Comment réagir si vous remportez le tournoi du grand chelem ? Que faire si votre entreprise s’élargit en une multinationale ?

Résultat : quand la victoire arrive, l’individu est dépourvu de repères et, bien souvent, il est si décontenancé qu’il organise vite fait sa défaite afin de se retrouver dans une normalité connue.

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