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Connaître l’analogie métaphysique

Publié par Risque Sanitaire France sur 26 Février 2017, 15:19pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'une clé et d'une serrure (source: http://a397.idata.over-blog.com/6/03/81/96/mes-images/clef_serrure.gif)

Photo d'une clé et d'une serrure (source: http://a397.idata.over-blog.com/6/03/81/96/mes-images/clef_serrure.gif)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Analogie_m%C3%A9taphysique

 

L'« Analogie métaphysique », ou analogie de l'être, est un mode de connaissance, indispensable notamment pour tous les objets intellectuels qui dépassent les capacités de l'intelligence humaine1. Analogia, ἀναλογία « qui a même rapport proportionnel », ana, indiquant la répétition et logos , le rapport désigne en grec ce que nous appelons une proportion, c’est-à-dire l’identité de deux rapports, au sens strict d’une égalité quantitative (a/b = c/d), ou en un sens dérivé, lorsque nous disons, par exemple, que « l’écaille est au poisson ce que la plume est à l’oiseau ». Toutefois nous éprouvons, compte tenu de son importance doctrinale et à la diversité des interprétations auxquelles elle a donné lieu, une grande difficulté à trouver une définition de l'analogie. Si la source historique se trouve dans la théorie aristotélicienne des sens multiples de l'être unifiés par référence à un premier d'Aristote, toutes les spéculations autour de la doctrine de l'analogie trouvent leur fondement dans « le problème doctrinal de l'unité de l'être ».

Si son origine mathématique ne fait pas de doute, l'analogia, rapidement élargie au domaine philosophique et appliqué d'abord par Aristote à la solution du problème de l'existence simultanée de l'UN et du multiple, s'étendra progressivement après lui, aux relations entre le sensible et le divin. En théologie, l'analogie va désigner la connaissance que l'homme a de Dieu, et même, chez certains, l'essence même de Dieu.

Dans ce schéma élargi, les choses analogues sont celles qui ont un même nom et dont la « perfection » désignée par ce nom est simplement diverse en elles quoique semblable selon une certaine proportion. L’analogie est donc une « ressemblance proportionnelle, fondée sur une similitude de rapports entre des réalités différentes ».

Contrairement à l'idée que s'en fait le sens commun l'« analogie métaphysique » n'est pas « comparaison ». L'analogie proprement dite n'est pas cela, elle se veut objective et constater un lien réel entre deux objets connus. Dans le langage usuel, la confusion est fréquente, ainsi de l'exemple souvent cité, du pied humain, du pied de la montagne et du pied de la table, donnés comme exemple d'analogie. L'association d'image y est faite à partir d'une propriété commune, constituée par l'idée, de « partie inférieure soutien du reste », applicable aux trois cas, et donc d'un genre commun celui comprenant une « partie inférieure soutien du reste ». L'analogie cherche un rapport rationnel qui ne soit justement pas celui d'un genre commun comme entre la vue et l'intelligence du premier exemple.

L’analogie n’est pas un symbole. Symbolisme et analogie prétendent tous deux atteindre une réalité supérieure, mais alors que le symboliste avance cette correspondance comme un postulat, l'analogie plus modestement se sert de ses propres limites en recourant au concept de proportionnalité.

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