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Connaître la programmation neuro-linguisitique

Publié par Risque Sanitaire France sur 5 Février 2017, 22:04pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image du cerveau (source: http://formationtherapiebreve.fr/wp-content/uploads/2016/06/pnl-programmation-neurolinguistique.jpeg)

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Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_neuro-linguistique

 

En psychologie, la Programmation neuro-linguistique (abrégée « PNL » en français, et « NLP » en anglais) est « une méthodologie qui permet d'agir sur les comportements au moyen du langage », élaborée par le psychologue Richard Bandler et le linguiste John Grinder dans les années 1970 aux États-Unis. Plus précisément, c'est « une pratique et un modèle psychothérapeutique qui trouve son origine dans la formalisation de pratiques communicationnelles et cliniques de certains thérapeutes d'exception », parce que la PNL tente de modéliser les stratégies de réussite d'experts reconnus afin de les transférer à d'autres personnes.

En 1976, lorsque le psychologue — alors étudiant — Richard Bandler et le linguiste John Grinder inventent le terme de « PNL », leur démarche s'inscrit uniquement dans le domaine de la psychothérapie, en s’inspirant du travail d'autres psychothérapeutes, dont Fritz Perls, Milton Erickson et Virginia Satir. Autour de 1980, ces concepteurs explorent d'autres compétences propres à d'autres domaines comme ceux de la créativité, du sport, du management, de la pédagogie et de la communication. Si les premiers modèles décrits en PNL, comme le métamodèle, sont linguistiques, ils sont suivis par d'autres techniques imaginatives qui permettraient de repérer et de changer les représentations mentales sensorielles d'un sujet. Selon Monique Esser, le modèle des niveaux logiques de Robert Dilts offre par la suite la possibilité d'une analyse plus globale des problèmes et une organisation coordonnée des techniques PNL. Une troisième génération de développements tend à émerger et correspond aux changements dans des groupes humains.

La PNL cherche à décrire puis à reproduire les comportements efficaces, méthode nommée modélisation. Aux premiers modèles découverts par Bandler et Grinder s'ajoutent des protocoles observés chez d'autres thérapeutes. La PNL se fonde également sur des présupposés et un ensemble de techniques permettant de décrire et d'agir sur l'expérience subjective.

La PNL vise à améliorer la communication entre individus, à s’améliorer personnellement et tend à devenir une psychothérapie intégrative, c'est-à-dire qui cherche à intégrer de manière pratique les apports de différentes théories. La psychothérapie neuro-linguistique (PNLt) rapproche pratique thérapeutique et acquis de la PNL.

La Programmation Neuro-Linguistique est un ensemble coordonné de connaissances et de pratiques fondées sur une démarche centrée davantage sur l'expérience que sur la théorie, en ce qui concerne la communication et le changement. Son action s'exerce dans le champ de la psychologie, et plus précisément de la psychologie appliquée. Les auteurs en PNL utilisent le mot « pragmatique », dans ses deux acceptions. Apparue dans les années 1970 aux États-Unis, la Programmation Neuro-Linguistique peut se résumer comme une approche se fondant sur trois aspects majeurs : la démarche de modélisation, les modèles ainsi construits, mais aussi une certaine « façon de regarder le monde ».

En résumé, la Programmation Neuro-Linguistique cherche à modéliser puis imiter les meilleures pratiques, pour communiquer ou changer et s'améliorer, si bien que « la PNL, c'est avant tout apprendre des autres ». De cette analyse et mise en forme de ses explorations sont créés un grand nombre de « modèles », dans différents domaines comme la communication, les psychothérapies, la créativité, la pédagogie, le sport ou le management. Chaque modèle est constitué de deux aspects. D'une part, la PNL cherche à isoler et décrire en quoi un comportement qui réussit diffère d'un comportement habituel. Il s'agit donc d'isoler les éléments nécessaires et suffisants qui expliquent le succès observé et qui permettent de reproduire la compétence observée chez les experts. D'autre part, le modèle tend à matérialiser la procédure pour enseigner et transmettre ce savoir-faire ou savoir-être.

Selon les intervenants en PNL, le nombre des présupposés de la PNL, ainsi que leur énoncé, varient fortement. La liste ci-dessous, quoique reprenant les plus courants, n’est donc qu’indicative.

« La carte n'est pas le territoire ». Présupposé issu de la sémantique générale d'Alfred Korzybski, il signifie que ce qu'une personne croit être le monde n'est en réalité que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. Plus que par la réalité, les choix d'un individu sont limités par ses modèles du monde et les réponses possibles qu'il en connaît. De ce présupposé découlent plusieurs idées, conceptions, attitudes, techniques et actions. Communiquer, c'est rencontrer l’autre dans son modèle du monde : plus la carte du monde de l'autre est différente, plus cela demande d'acceptation et de respect.

« Derrière chaque comportement, il y a une intention positive ». Tout comportement est animé par une « intention positive », en ce sens que l’inconscient d’une personne la porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui lui sont possibles à un moment donné dans un contexte donné. Il est donc impossible de changer ce choix sans s'occuper d’abord de cette intention. Le comportement n’est qu’un symptôme alors que l'intention positive est une cause plus profonde. Ce présupposé ne veut pas dire qu'il faut tout accepter de l'autre. Comprendre, oui, mais pour l'aider à changer ses comportements inadéquats. La « technique de recadrage en six pas » (modélisation des grands thérapeutes du début de la PNL) repose principalement sur ce présupposé.

« A un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose ». Tout comportement, adapté ou non à une situation, a pour but de réagir à celle-ci. Le comportement est le résultat d'un choix considéré par celui qui le fait comme le meilleur possible à un moment donné, compte tenu de ses motivations inconscientes et de ses capacités, en partie dues à ses expériences et à ses connaissances. C’est la variété des choix qui permet d’affronter la complexité d’une situation, et qui permet que, lorsque cela ne marche pas, on puisse changer sa façon de le faire, donc essayer autre chose. Un des objectifs de la PNL est de donner aux individus plus d’options, plus de choix et de les rendre plus flexibles.

« Il n'y a pas d'échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages ». |L'échec et l'erreur culpabilisent et démotivent. Aussi, un résultat différent de celui souhaité ne doit-il être considéré que comme une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons par son entremise. Considérer une réponse inattendue en tant que feedback d'un contexte responsabilise et invite à agir. Si ce qui est réalisé ne déclenche pas la réponse recherchée, il faut alors continuer à varier les actions jusqu'à déclencher une réponse désirée. Cette attitude permet d’une part de se donner la permission de commettre des erreurs et d’autre part d’accepter les erreurs de l'autre.

« On ne peut pas ne pas communiquer ». Ce présupposé est issu des théories de l'école de Palo Alto. Même lorsque rien n'est dit, l'homme communique. Tout est donc communication, y compris un comportement de refus de communication. Aucun message n'est sans effet, nous ne pouvons pas éviter que nos paroles ou les messages non verbaux que nous émettons aient une influence sur autrui. Dès le moment où l’on en prend conscience, se pose le problème de l’éthique : influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles normes ?

« Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif ». Ce présupposé invite chacun à reprendre du pouvoir sur sa vie. Il considère que les limites d’une personne ne sont que la représentation qu’elle s’en fait, en restant prisonnière d’elle-même, de l'image qu’elle se fait d’elle-même et de l'image d’elle-même qui lui a été donnée. À condition que l’objectif à atteindre soit réaliste et dépende d'elle, toute personne possède déjà toutes les ressources nécessaires (au moins potentiellement) à une action efficace. Le changement sera la conséquence de la libération et du déclenchement des ressources appropriées à un contexte donné, enrichissant de ce fait le modèle du monde de la personne.

« Le sens de la communication est donné par la réponse qu'on en obtient, quels que soient ses intentions et ses sentiments ». Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il est important d'évaluer comment le message est compris et, le cas échéant, comment le changer pour viser davantage d'efficacité. Il est donc important d’être réceptif à l’impact de ses messages (feed-back) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur, nécessité illustrée par une citation du cybernéticien Norbert Wiener : « Je ne comprends ce que j’ai dit que lorsqu’on m’a répondu ».

« Le comportement d’une personne n’est pas cette personne ». Il est indispensable de faire une claire séparation entre l’identité d’une personne et ses comportements. Il est plus acceptable de parler du comportement en le dissociant de la personne elle-même, afin que celle-ci ne se sente pas jugée. S’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est très difficile, voire impossible, de changer sa nature. Lorsqu’un comportement est problématique, le problème réside dans ce comportement et seulement en lui-même, et la personne se doit d’être respectée. Il sera alors plus facile, non pas de supprimer ce comportement (la PNL ne supprime rien) mais de rajouter d’autres choix de comportements.

« Le corps et l'esprit font partie du même système cybernétique ». Ce qui se passe dans l'esprit a des répercussions dans le corps, et inversement. Si l’on observe les modifications du non verbal, on peut en déduire des modifications concomitantes au niveau de la pensée.

« Le langage est une représentation secondaire de l'expérience ». Lorsque des mots sont posés sur une expérience vécue, les mots ne sont pas aussi riches ou complets que la représentation mentale qui en a été construite. Si le langage (structure de surface) permet de communiquer sur le vécu et sur les représentations mentales (structure profonde), l'un des objectifs en PNL est de retrouver au travers de cette expression (langage - représentation secondaire) l'expérience primaire, c'est-à-dire la représentation mentale de ce vécu.

« Plus un système est complexe (ou varié), plus le système qui le pilote doit l'être aussi ». Ce présupposé a été défini par le cybernéticien W. Ross Ashby, sous le nom de Loi de la variété requise. Le degré de complexité est défini par le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents permis par le système ; une illustration est en donnée par le paradoxe du maître et de l'esclave, où c'est finalement l'esclave qui contrôle le maître car, ayant appris du maître pendant que celui-ci régressait, il finit par avoir un degré de complexité comportementale supérieur à celui du maître et donc par le contrôler.

Les PNListes ont modélisé de nombreuses techniques de changement. Leurs usages coordonnés donnent à l'intervenant à la fois de la précision et de l'efficacité mais offrent également une grande créativité dans la recherche de solutions. Ces techniques peuvent être regroupées suivant leurs utilisations historiques. Il existe en effet, et d'abord, des modèles linguistiques, suivis de ceux servant à l'explicitation et au changement du vécu subjectif. Par la suite, les protocoles observés chez d'autres thérapeutes ont permis d'ajouter à la PNL des techniques nouvelles auxquelles se sont greffés le modèle des niveaux logiques et des techniques annexes. Enfin, des modèles empruntés à la psychologie cognitive aboutissent à achever l'édifice pratique de la Programmation Neuro-Linguistique.

Le « méta-modèle » est le tout premier modèle créé en PNL. Il sert d’une part à mettre en évidence les mécanismes utilisés par le sujet pour transformer son expérience sensorielle en langage, et d’autre part à enrichir la conception du monde du sujet par le questionnement des figures linguistiques spécifiques et de retrouver ainsi les représentations mentales sensorielles initiales qui ont suscité l'expression verbale. Le méta-modèle comporte un ensemble de douze types de questions en corrélation avec différentes formes linguistiques. Les trois catégories du méta-modèle sont : l’omission, la généralisation, et la distorsion. Trois niveaux d'utilisation de ces questions du méta-modèle peuvent être distingués. Le méta-modèle dit « i » correspond à un usage automatique de questionnement systématique de toutes les violations sémantiques ; il peut être perçu comme inquisitorial mais est souvent utilisé didactiquement en formation. Le « méta-modèle ii » invite à orienter le choix des questions dans le but de préciser et de réaliser les objectifs du sujet, alors que l'usage du « méta-modèle iii » sert à travailler à changer, en montrant les relations entre les formes verbales, les sous-modalités sensorielles des représentations mentales et les aspects physiologiques (gestes, mimiques, etc.). En modifier un entraînera une adaptation des autres éléments liés dans une logique systémique.

Le recadrage (Reframing) est issu de la modélisation de Virginia Satir dans sa pratique de la thérapie de couple ; il est une occasion présentée par le thérapeute de « considérer une situation d'un autre point de vue » et par là même de donner un autre sens à l’expérience vécue. Le sens de l’expérience étant changé, les réactions seront modifiées tant du point de vue des pensées que de celui du comportement. Le recadrage peut porter sur le contexte, sur le sens ou sur les processus (ce sont les techniques de changement). Les présupposés peuvent aussi être un bon support de recadrage

Les concepteurs de la Programmation Neuro-Linguistique considèrent que nous nous construisons notre représentation du monde au travers de nos cinq sens et que c'est au travers de ces représentations sensorielles que nous mémorisons nos vécus subjectifs. Ils ont donc cherché à formaliser des techniques d'explicitation pour observer, questionner et faire prendre conscience au sujet de ses représentations mentales, sans les influencer. Monique Esser considère l'explicitation comme une propriété remarquable de la PNL. Lorsqu'un thérapeute a explicité les particularités sensorielles des représentations mentales qui sont la source des problèmes chez un sujet, il peut le guider au travers de différentes techniques pour modifier celles-ci jusqu'à ce que ce dernier se sente mieux. Les intervenants en PNL citent plusieurs techniques issues de cet usage créatif de l'analyse de l'expérience vécue et parmi elles, les fondamentales sont : les canaux sensoriels, les stratégies mentales, les sous-modalités, les swishs et la ligne de temps.

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