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Connaître le cerveau global

Publié par Risque Sanitaire France sur 5 Février 2017, 21:40pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image du cerveau global (source: https://www.terresacree.org/actualites/fichiers/images/2016-02/1456042448-e7W.jpg)

Image du cerveau global (source: https://www.terresacree.org/actualites/fichiers/images/2016-02/1456042448-e7W.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau_global

 

Le cerveau global est le nom donné au réseau émergent intelligent formé par toutes les personnes sur la Terre, les ordinateurs et liens de communication qui les connectent ensemble. Comme un vrai cerveau, ce réseau est un système immensément complexe, auto-organisé, qui traite l'information, prend les décisions, résout les problèmes, apprend les nouvelles connexions et découvre de nouvelles idées. Il joue le rôle d'un système nerveux collectif pour l'ensemble de l'humanité. Aucune personne, aucune organisation, aucun ordinateur ne peut contrôler ce système : ses processus de "pensées" sont distribués sur tous ses composants.

La métaphore du réseau d'information en tant que cerveau global peut s'étendre à l'ensemble de la société vue comme un organisme global. Si les processus d'information dans le réseau constituent l'« esprit » de ce système, la totalité des êtres humains composant la société ainsi que ses artéfacts (outils, immeubles, automobiles, etc.) forment son « corps ». L'ensemble des individus en tant qu'organismes peut alors être considéré comme un superorganisme. Ce dernier possède non seulement un « système nerveux » pour traiter l'information, mais aussi un « métabolisme » pour traiter la gestion de l'énergie et des ressources. Le minerai, l'eau, le pétrole sont convertis via différents processus industriels en différentes marchandises et services, transportés vers l'endroit où ils sont demandés, utilisés, et finalement recyclés ou éliminés en tant que déchets. La théorie des systèmes vivants de Miller fournit une correspondance précise entre les différents sous-systèmes d'une société et ceux d'un organisme.

Même si l'analogie entre l'organisme et la société peut s'appliquer aux société primitives, cela devient clairement plus applicable au fur et à mesure que la technologie se développe. Au fur et à mesure que le transport et la communication deviennent de plus en plus efficaces, différentes sections de la société globale deviennent plus indépendantes. En même temps, la diversité des idées, les spécialisations, et les sous-cultures s'accroissent. Cette intégration simultanée et la différenciation créent un système de plus en plus cohérent, fonctionnant à un niveau bien plus élevé de complexité. L'émergence d'un tel système encore plus ordonné peut être appelé une "transition de métasystème" (concept présenté par Valentin Turchin) ou une "transition évolutionnaire majeure" (voir Szathmary et John Maynard Smith, Nature, 16 mars 1995) . Des exemples de transition de métasystèmes comprennent l'origine de la vie et le développement d'organismes multi-cellulaires en dehors de ceux mono-cellulaires. L'apparition d'un cerveau global, fonctionnant à un bien plus haut degré d'intelligence que ses composants humains, semble être un premier exemple d'une telle transition de métasystème.

Pour faire que le réseau d'information global fonctionne véritablement à un plus haut niveau d'intelligence, au lieu de simplement stocker et transmettre les données, de nouvelles technologies sont requises. Ces technologies sont inspirées par la compréhension que nous avons sur le fonctionnement du cerveau humain : comment il apprend les associations, les pensées, les prises de décision, etc. En même temps, ces technologies doivent prendre en compte que l'information sur le net n'est pas contrôlée par un pouvoir central, mais distribuée par des millions de documents auprès de millions d'individus, avec des milliards de connexions-croisées. Par conséquent, les processus cognitifs au niveau du cerveau global permettent à toute cette information chaotique, hétérogène d'interagir de telle manière que les modèles collectifs puissent émerger. Quelques-unes des technologies plus traditionnelles comprennent les différentes méthodes fondées sur la recherche d'information par mots-clés. D'autres peuvent utiliser des techniques dérivées de l'intelligence artificielle, telles que les agents logiciels, les réseaux neuronaux ou le data mining. D'autres encore, tels que le filtrage collaboratif ou le groupware, permettent la résolution de problèmes collectifs.

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