Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Connaître les hypothèses que l’on doit comprendre pour pouvoir s’améliorer

Publié par Risque Sanitaire France sur 5 Février 2017, 22:06pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image d'une porte (source: http://img.over-blog-kiwi.com/600x600/2/10/70/24/20160815/ob_a95937_porte-ouverte.jpg)

Image d'une porte (source: http://img.over-blog-kiwi.com/600x600/2/10/70/24/20160815/ob_a95937_porte-ouverte.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_neuro-linguistique

 

« La carte n'est pas le territoire ». Présupposé issu de la sémantique générale d'Alfred Korzybski, il signifie que ce qu'une personne croit être le monde n'est en réalité que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. Plus que par la réalité, les choix d'un individu sont limités par ses modèles du monde et les réponses possibles qu'il en connaît. De ce présupposé découlent plusieurs idées, conceptions, attitudes, techniques et actions.

« Derrière chaque comportement, il y a une intention positive ». Tout comportement est animé par une « intention positive », en ce sens que l’inconscient d’une personne la porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui lui sont possibles à un moment donné dans un contexte donné. Il est donc impossible de changer ce choix sans s'occuper d’abord de cette intention. Le comportement n’est qu’un symptôme alors que l'intention positive est une cause plus profonde. Ce présupposé ne veut pas dire qu'il faut tout accepter de l'autre. Comprendre, oui, mais pour l'aider à changer ses comportements inadéquats.

« A un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose ». Tout comportement, adapté ou non à une situation, a pour but de réagir à celle-ci. Le comportement est le résultat d'un choix considéré par celui qui le fait comme le meilleur possible à un moment donné, compte tenu de ses motivations inconscientes et de ses capacités, en partie dues à ses expériences et à ses connaissances. C’est la variété des choix qui permet d’affronter la complexité d’une situation, et qui permet que, lorsque cela ne marche pas, on puisse changer sa façon de le faire, donc essayer autre chose.

« Il n'y a pas d'échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages ». |L'échec et l'erreur culpabilisent et démotivent. Aussi, un résultat différent de celui souhaité ne doit-il être considéré que comme une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons par son entremise. Considérer une réponse inattendue en tant que feedback d'un contexte responsabilise et invite à agir. Si ce qui est réalisé ne déclenche pas la réponse recherchée, il faut alors continuer à varier les actions jusqu'à déclencher une réponse désirée. Cette attitude permet d’une part de se donner la permission de commettre des erreurs et d’autre part d’accepter les erreurs de l'autre.

« On ne peut pas ne pas communiquer ». Ce présupposé est issu des théories de l'école de Palo Alto. Même lorsque rien n'est dit, l'homme communique. Tout est donc communication, y compris un comportement de refus de communication. Aucun message n'est sans effet, nous ne pouvons pas éviter que nos paroles ou les messages non verbaux que nous émettons aient une influence sur autrui. Dès le moment où l’on en prend conscience, se pose le problème de l’éthique : influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles normes ?

« Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif ». Ce présupposé invite chacun à reprendre du pouvoir sur sa vie. Il considère que les limites d’une personne ne sont que la représentation qu’elle s’en fait, en restant prisonnière d’elle-même, de l'image qu’elle se fait d’elle-même et de l'image d’elle-même qui lui a été donnée. À condition que l’objectif à atteindre soit réaliste et dépende d'elle, toute personne possède déjà toutes les ressources nécessaires (au moins potentiellement) à une action efficace. Le changement sera la conséquence de la libération et du déclenchement des ressources appropriées à un contexte donné, enrichissant de ce fait le modèle du monde de la personne.

« Le sens de la communication est donné par la réponse qu'on en obtient, quels que soient ses intentions et ses sentiments ». Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il est important d'évaluer comment le message est compris et, le cas échéant, comment le changer pour viser davantage d'efficacité. Il est donc important d’être réceptif à l’impact de ses messages (feed-back) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur, nécessité illustrée par une citation du cybernéticien Norbert Wiener : « Je ne comprends ce que j’ai dit que lorsqu’on m’a répondu ».

« Le comportement d’une personne n’est pas cette personne ». Il est indispensable de faire une claire séparation entre l’identité d’une personne et ses comportements. Il est plus acceptable de parler du comportement en le dissociant de la personne elle-même, afin que celle-ci ne se sente pas jugée. S’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est très difficile, voire impossible, de changer sa nature. Lorsqu’un comportement est problématique, le problème réside dans ce comportement et seulement en lui-même, et la personne se doit d’être respectée.

« Le corps et l'esprit font partie du même système cybernétique ». Ce qui se passe dans l'esprit a des répercussions dans le corps, et inversement. Si l’on observe les modifications du non verbal, on peut en déduire des modifications concomitantes au niveau de la pensée.

« Le langage est une représentation secondaire de l'expérience ». Lorsque des mots sont posés sur une expérience vécue, les mots ne sont pas aussi riches ou complets que la représentation mentale qui en a été construite.

« Plus un système est complexe (ou varié), plus le système qui le pilote doit l'être aussi ». Ce présupposé a été défini par le cybernéticien W. Ross Ashby, sous le nom de Loi de la variété requise. Le degré de complexité est défini par le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents permis par le système ; une illustration est en donnée par le paradoxe du maître et de l'esclave, où c'est finalement l'esclave qui contrôle le maître car, ayant appris du maître pendant que celui-ci régressait, il finit par avoir un degré de complexité comportementale supérieur à celui du maître et donc par le contrôler.

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