Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Comprendre que le hasard est la matérialisation de la qualité particulière de l’instant, c’est-à-dire que la configuration du hasard, étant libre de toute contrainte et relié à tout, prend toujours la forme de ce qu’il doit être : la forme la plus adaptée à la situation comme la posture d’un maître à imiter

Publié par Risque Sanitaire France sur 8 Mars 2017, 18:41pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un loriot jaune (source: http://lesoiseauxdufaucigny.l.e.pic.centerblog.net/15053c4e.jpg)

Photo d'un loriot jaune (source: http://lesoiseauxdufaucigny.l.e.pic.centerblog.net/15053c4e.jpg)

Source : extraits du livre « Les rouages du Yi Jing », de Cyrille Javary

 

Le hasard pour l’Occident est ce qui n’est relié à rien, n’étant relié à aucune causalité. Descartes, pour cela, l’a exclu du domaine du raisonnable puisque non explicable et, surtout, non reproductible. C’est justement cette dernière caractéristique qui fait son prix en Extrême-Orient.

Le hasard est en Chine la matérialisation de la qualité particulière de l’instant. Loin d’être haïssable, il est au contraire fort apprécié puisqu’on y lit à chaque instant la configuration que le flux du Tao prend spontanément lorsqu’il lui est laissé libre cours.

L’emblème principal du hasard est pour nous une pièce tournoyant en l’air. L’esprit chinois pense que cette image – qui par ailleurs a contribué plus ou moins consciemment à la dévalorisation du Yi Jing puisque sa procédure peut inclure l’emploi de pièces de monnaies – ne correspond que partiellement à ce qu’elle vise à évoquer. Elle lui paraît tronquée car une pièce ne peut pas rester éternellement en l’air, elle finit par retomber d’un côté ou de l’autre. C’est comme si notre difficulté à penser le hasard nous avait conduits, pour le représenter, à élire une situation impossible.

Les Chinois, toujours pragmatiques, pensent pour leur part que le plus important dans le tournoiement d’une pièce est la manière dont elle s’arrête. Le côté sur lequel elle se pose est à leurs yeux un signe lisible de la qualité propre à l’instant. Cependant, comme emblème du hasard, à un objet inanimé ils ont préféré un oiseau raffiné, le loriot jaune.

Messagers du ciel, les oiseaux, dont le vol paraît exempt de toute contrainte, sont effectivement, de toutes les créatures vivantes, celles qui sont le moins soumises aux contingents terrestres. Le génie chinois est d’avoir choisi cette image de liberté absolue pour en faire le symbole du couplage parfait avec l’instant. Parce que nous voyons les oiseaux volant partout où bon leur semble, nous pensons qu’ils se posent au hasard. Les Chinois ont une autre idée, ils pensent au contraire que, pouvant se poser n’importe où ils veulent, les oiseaux se posent toujours là où ils doivent. Ils s’immobilisent à l’endroit le plus congruent avec l’ensemble de la situation. C’est pourquoi les humains devraient les considérer comme des maîtres à imiter.

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