Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre que le Yi Jing est un art qui instaure un dialogue avec nous-mêmes et nous aide à agir

Publié par Risque Sanitaire France sur 19 Mars 2017, 21:46pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image des 64 hexagrammes (source: http://www.coaching-evolution.net/IMAGES/tableau-hexagrammes.jpg)

Image des 64 hexagrammes (source: http://www.coaching-evolution.net/IMAGES/tableau-hexagrammes.jpg)

Source : extraits du livre « Les rouages du Yi Jing », de Cyrille Javary

 

Le Yi Jing n’est pas une science, c’est un art. Sa pâte est le vivant, son cadre humain et sa perspective l’incessant changement. Comme tout art, qu’il soit manuel, martial ou musical, sa pratique demande une dose minimale de talent et requiert une part importante de technique. On peut parler à ce propos de solfège, de méthode, de protocole, termes dont la rigueur confucéenne tranche salutairement avec l’aura taoïste de mystère, de magie, d’ésotérisme dans laquelle le Yi jing a trop longtemps été confiné. L’utilisation individuelle du Yi Jing ouvre une nouvelle vision du monde. Le Yin/Yang qu’on y voit jouer, par sa dialectique active et sa dynamique interne, dissout les dilemmes dans lesquels nous nous enfermons parfois. La sagesse des réponses du Yi Jing surprend parfois, mais elle aide toujours. Ne serait-ce que par le dialogue direct qu’elles instaurent en nous-mêmes.

Le Yi Jing est un livre de sagesse, parce que c’est un livre d’action. Il ne dit rien, pas plus l’avenir que la vérité, il fait mieux, il nous aide à agir. A la manière des aiguilles de l’acupuncteur, qui n’ont pas d’effet thérapeutique direct mais sont efficaces parce qu’elles incitent le corps à rétablir par lui-même une circulation harmonieuse de l’énergie vitale, le Yi Jing nous aiguillonne. Il amorce en nous un processus au bout duquel nous déterminons, par nous-mêmes, l’attitude la plus appropriée à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Dans l’intimité du dialogue qui s’instaure entre le vieux classique et la personne qui l’interroge, s’enclenche une intuition, rendue plus sûre par une pratique dont la validité, renouvelée en Chine de générations en générations, s’étend aujourd’hui bien au-delà, grâce à l’universalité du jeu des traits et la finesse des rouages qui les agencent.

Le Yi Jing ne dit rien, pas plus la vérité que l’avenir. Il ne fait qu’enclencher en nous une perception juste, au niveau du cœur comme de l’esprit, puisque le point de vue chinois ne pose pas de séparation entre les deux.

La plupart du temps, par la réflexion, voire la méditation, nous trouvons par nous-mêmes l’attitude juste. Mais il est des moments où cette intuition fait défaut, nous laissant hésitants, incapables de choisir entre différentes manières de se comporter. C’est alors, « aux moments de l’action » comme le dit la citation du Grand commentaire en exergue, qu’il n’est pas inutile d’interroger le Yi Jing comme on va demander conseil à un vieil oncle dont la sagesse, parfois surprenante, est toujours encourageante.

Le reste du temps, « aux moments du repos » il est enrichissant de « contempler » le Yi Jing. Lorsqu’on interroge le Livre des changements, il apporte une réponse à l’aide simplement d’un couple hexagrammes (situation et perspective), même si pour en décrypter avec sûreté la signification on utilise toutes les grilles d’analyse que nous avons vues.

« Contempler le Yi Jing », c’est y porter un regard différent. C’est, sans privilégier l’un plutôt que l’autre, regarder l’ensemble formé par les soixante-quatre hexagrammes, explorer le subtil réseau que les rouages ajustés par des générations de lettrés tressent entre eux, apercevoir la complexité féconde de cette étonnante machine à connexions, et ainsi découvrir des relations inédites entre des situations communes, comme par exemple le terrain commun qui relie les trente-deux couples d’hexagrammes opposés ou la dynamique commune au cœur des seize familles de nucléaires.

S’ouvre alors une vision nouvelle du monde que nous vivons quotidiennement, un foisonnement d’ouvertures, une dissolution des contradictions et des dilemmes dans lesquels nous enferme si facilement notre mode habituel de réflexion.

A la fois manuel d’aide à la prise de décision lorsque nous sommes confrontés à un problème ponctuel et « plan du monde » décrit dans sa continuelle propension au changement, le Yi Jing, ce cadeau de la Chine ancienne, raffiné par la détermination morale de l’éthique confucéenne, s’offre à chacun comme une manière de vivre avec plus de justesse la vie qui nous traverse.

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