Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


Définir un écosystème

Publié par Risque Sanitaire France sur 1 Mars 2017, 20:30pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo du corail (source: http://a137.idata.over-blog.com/2/19/68/00/animal-3/animal-corail-47.jpg)

Photo du corail (source: http://a137.idata.over-blog.com/2/19/68/00/animal-3/animal-corail-47.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cosyst%C3%A8me

 

En écologie, un écosystème est l'ensemble formé par une association ou communauté d'êtres vivants (ou biocénose) et son environnement biologique, géologique, édaphique, hydrologique, climatique, etc. (le biotope). Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d'échange d'énergie et de matière permettant le maintien et le développement de la vie. Le terme fut forgé par Arthur George Tansley en 1935 pour désigner l'unité de base de la nature. Unité dans laquelle les plantes, les animaux et l'habitat interagissent au sein du biotope. Dans l'écosystème, le rôle du sol est de fournir une diversité d'habitats, d'agir comme accumulateur, transformateur et milieu de transfert pour l'eau et les autres produits apportés.

En 2004, les auteurs du rapport commandité par l'ONU et intitulé l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, ont explicitement intégré la nécromasse en définissant un écosystème comme un « complexe dynamique composé de plantes, d’animaux, de micro-organismes et de la nature morte environnante agissant en interaction en tant qu’unité fonctionnelle ».

On peut parler d'écosystème naturel, naturellement équilibré : à chaque niveau, la biomasse est stabilisée grâce aux interactions avec les autres niveaux.

L'écosystème est un système naturel qui tend à évoluer vers un état théorique stable, dit climacique, tout en étant capable d'évolution et d'adaptation au contexte écologique et abiotique. On parle de régression écologique lorsque le système évolue d'un état vers un état moins stable. Les écosystèmes, comme la biosphère sont toujours en état hors d'équilibre, sans cesse tirés vers un climax par de complexes boucles de rétroactions.

Un écosystème vivant est sain quand l'ensemble des organismes et milieux inertes qui le forment sont en équilibre.

Les maladies sont des révélateurs et les agents pathogènes (bactéries, virus, champignons, ravageurs, notamment) ne font que réguler un déséquilibre mais n'en sont en aucun cas la cause. Leur expression est, au contraire, une manifestation de l'écosystème pour retrouver un équilibre et assurer sa pérennité.

Les éradiquer, les limiter, même par la lutte biologique, c'est repousser le problème, souvent empêcher l'autorégulation (souvent plus durable que l'intervention par des produits de traitement curatifs) et se priver de comprendre le dysfonctionnement. De bonnes connaissances fondamentales en botanique, entomologie, phytopathologie, agronomie, pédologie, embryologie, génétique, etc. permettent une autre lecture du processus qu'est la maladie. C'est une approche proche de l'écopathologie.

Les écosystèmes contiennent des combinaisons d'espèces (êtres vivants, plantes, etc.) plus ou moins complexes. La plupart des scientifiques s'accordent à dire que plus de 50 % des espèces végétales et animales du globe sont concentrées dans les forêts tropicales. Ces dernières auraient subi de moindres variations climatiques au cours des temps, ce qui aurait permis aux espèces de poursuivre leur évolution sur une longue période jusqu'à aujourd'hui.

Les écosystèmes outre qu'ils fournissent tout l'oxygène que nous respirons (la ressource naturelle la plus vitale) sont sources de très nombreux « bienfaits » pour l'Homme, gratuits tant que les écosystèmes sont préservés.

Depuis la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de 1992 qui s’est tenue à Rio de Janeiro au Brésil et avec le Millenium Ecosystems assessment, ces services écologiques commencent à être quantifiés, et certains tentent d'évaluer leur valeur économique. On les classe généralement en :

  • Services d'approvisionnement (ex : nourriture, eau, bois, fibres, matières et molécules organiques, molécule d'intérêt pharmaceutique, ressources génétiques auto-entretenues, etc.),
  • Services de régulation (ex : régulation macro- et micro-climatiques, régulation des inondations et des maladies, relative résilience des écosystèmes face aux catastrophes, etc.,
  • Services culturels qui incluent les bénéfices non matériels, l'enrichissement spirituel, les plaisirs récréatifs et culturels, l'expérience et les valeurs esthétiques, ainsi que l'intérêt pédagogique offert par la nature utile aux relations sociales et à la formation humaine. Ils font aussi partie de ce qu'on appelle les aménités environnementales,
  • Services de soutien, ainsi nommés, car ils sont la condition du maintien des conditions favorables à la vie sur Terre, avec notamment les cycles bio-géo-écologiques des éléments (nutritifs ou non). Ce sont les systèmes bouclés de rétroactions qui sont nécessaires à la production de tous les autres services fournis par les écosystèmes. Ils contribuent notamment à l'entretien des équilibres écologiques locaux et globaux, la stabilité de la production d'oxygène atmosphérique et du climat global, la formation et la stabilité des sols, le cycle entretenu des éléments et l'offre d'habitat pour toutes les espèces...

Tous ces services dépendent de la biodiversité, élément-clé du caractère auto-catalytique, évolutif et auto-adaptatif des écosystèmes.

On leur ajoute parfois les services "ontogéniques" ("ontogénique" qualifiant ce qui est relatif au développement de l’individu (organisme) depuis la fécondation de l’œuf jusqu’à l’état adulte). Ce service se distingue des services culturels en ce sens qu'à la fois l'esprit et le corps humain se sont développés depuis 3 millions d'années au contact direct de la nature et de ses stimuli, et qu'elle reste plausiblement utile voire nécessaire à l'épanouissement humain et à sa santé (immunitaire notamment).

Si les limites d’un écosystème peuvent être établies, elles restent toujours arbitraires puisque les écosystèmes sont en relation avec les systèmes qui les entourent et ne sont pas indépendants les uns des autres. Les études de Laurance, par exemple, ont démontré que le parcellage de la forêt amazonienne en petits ilots séparés par de la savane a un impact catastrophique sur la santé de ces écosystèmes sylvestres. La proximité d’espaces découverts, caractérisés par une chaleur sèche et intense, tue un grand nombre d’arbres qui ne sont plus protégés par l’environnement humide et sombre de la forêt. Les plus petites parcelles peuvent perdre jusqu’à 36% de leur biomasse peu après avoir été isolées de la forêt principale. Bien qu’étant des unités écologiques, les écosystèmes sont aussi des systèmes ouverts les uns sur les autres dont l’équilibre dépend fortement des systèmes avoisinants.

Les écosystèmes représentent des entités qui existent à l’intérieur d’un système de multiples hiérarchies emboîtées. Ils proposent le nom de holarchies pour les réseaux emboités de holons interagissant  entre eux. Les systèmes ne sont pas simplement la somme de leurs composantes, ils ne représentent pas de simples événements linéaires de cause-à-effet.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents