Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre que lorsque l’on a un handicap, il faut le mettre en valeur, le magnifier comme l’art du Kintsugi

Publié par Risque Sanitaire France sur 16 Juillet 2017, 08:45am

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un bol réparé selon la technique du kintsugi (source: http://www.manetti.com/fr/wp-content/uploads/sites/3/2016/08/Japanese_technique_of_kintsugi-1100x690.jpg)

Photo d'un bol réparé selon la technique du kintsugi (source: http://www.manetti.com/fr/wp-content/uploads/sites/3/2016/08/Japanese_technique_of_kintsugi-1100x690.jpg)

Source : Wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kintsugi

 

L’art japonais du kintsugi est de considérer que lorsqu’un objet est précieux, par sa valeur ou sa signification, se brise, il faut soigneusement le réparer, mais ne pas chercher à masquer cette réparation. Au contraire, il faut la rendre belle et visible, puisqu’elle est désormais partie prenante de l’identité de l’objet.

Dans le kintsugi traditionnel, on répare principalement des bols en porcelaine ou en céramique : on utilise pour cela une colle que l’on recouvre ensuite d’une laque à base d’or. On obtient alors des objets réparés dont les fines cicatrices en or rehaussent la beauté et racontent un chapitre de leur histoire, et de celle de leur propriétaire.

Ces objets ont progressé, se sont reconstruits et agrandis, améliorés, bonifiés.

 

Le kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du xve siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Cela relève d'une philosophie qui prend en compte le passé de l'objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu'il a pu connaitre. La casse d'une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d'un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s'agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d'avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu'elles puissent être réparées avec les coutures d'or du kintsugi. Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé.

La technique utilisée pour la réparation à la laque d'or fait partie des techniques du maki-e utilisées traditionnellement par les artisans laqueurs japonais. La seule limitation technique devient donc celle de l'habileté du restaurateur, qui pourra insérer des motifs.

Cette technique de réparation de la céramique ne se limite pas à l'utilisation de l'or et peut aussi se faire sur d'autres modes. Ainsi, lorsque de l'argent est utilisé à la place de l'or, la technique prend le nom de gintsugi ou le nom d'urushitsugi lorsque de la simple laque est utilisée sans additif métallique.

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