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Comprendre que la sexualité est une dimension essentielle et naturelle de la vie

Publié par Risque Sanitaire France sur 11 Août 2017, 06:43am

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'un temple (source: https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2016/11/1cffcb31-fbe5-46bf-adab-06a053cf20e4/640_gettyimages-157584791.jpg)

Photo d'un temple (source: https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2016/11/1cffcb31-fbe5-46bf-adab-06a053cf20e4/640_gettyimages-157584791.jpg)

Source : extraits du livre « La bonne pratique des 5 tibétains », de Jean-Louis Abrassart

 

La sexualité est une dimension essentielle et naturelle de la vie. Nous sommes tous des êtres sexués et pour la majorité d’entre nous l’absence de relations sexuelles, de contact physique intime, engendre une grande frustration autant corporelle que relationnelle. Même pour les rares personnes qui en font le choix, bien vivre leur abstinence reste une gageure et l’histoire des religions illustre bien cette difficulté. Bien que naturels, les rapports sexuels sont loin d’être simples et toujours épanouissants tant la sexualité implique divers vécus – sensualité, plaisir, désir, pulsion, fantasme… - qu’elle met en jeu notre intimité, notre affectif, notre identité de femme et d’homme et qu’elle nous confronte à nos limites sociales, éducatives et morales. Sans du tout nier l’importance de la relation dans les rapports sexuels, nous ne devons pas oublier que la sexualité se vit d’abord dans et par le corps. Si nous ne nous sentons déjà pas disponibles à l’autre physiquement, il nous sera difficile de manifester et de partager notre désir avec notre partenaire.

Autant l’absence de rapports sexuels peut perturber notre équilibre intérieur et même dérégler notre physiologie, autant l’excès peut drainer notre vitalité et surmener notre système glandulaire, en particulier pour les hommes. Tout dépend de la manière dont nous allons nous impliquer dans la relation sexuelle. Pratiquement, lorsque l’excitation sexuelle se concentre dans les zones érogènes, l’énergie qui se focalise et s’accumule dans les organes génitaux conduit à rechercher une décharge pulsionnelle comme le moyen de se libérer d’une tension intérieure. Cette tendance est accentuée par l’omniprésence des stimulants sexuels visuels dans nos sociétés modernes et par tous les enjeux personnels que chacun peut y mettre : prouver sa valeur, ses compétences, sa libération sexuelle, sa jouissance… Ce mode sexuel centré sur l’intensité de la décharge n’amène pas toujours une réciprocité entre partenaires et il épuise avec l’âge les réserves énergétiques.

L’autre mode sexuel possible consiste à privilégier la continuité de l’excitation, de la contenir dans l’échange avec le partenaire pour que l’énergie, au lieu de se concentrer au niveau des organes génitaux, se diffuse dans tout le corps. Dans ce mode, l’accent est mis sur la conscience et l’échange respiratoire ainsi que sur l’investissement de tout le corps dans le mouvement pour amplifier l’énergie et le plaisir partagé sans rechercher à tout prix l’assouvissement du désir. Un ancien texte tantrique l’exprime fort bien en une phrase : « sois tout entier dans le feu des énergies du début et tout en continuant de brûler évite l’embrassement et les cendres de la fin. » Ce mode active le système parasympathique qui restaure le corps après le stress et qui est en charge des érections masculine et féminine.

La technique du yoga indien appelé bandha, ou contraction maintenue, associée à une rétention respiratoire, consiste à rentrer fortement le ventre après avoir expulsé tout l’air des poumons, puis sans reprendre la respiration vous contactez les muscles du plancher pelvien – les muscles entre le pubis et le coccyx dont le périnée – comme si vous vouliez les faire rentrer à l’intérieur de votre corps. Puis vous les relâchez complètement et vous réinspirez. Cette contraction-relâchement répétée élimine les tensions des muscles pelviens qui peuvent être en lien avec une appréhension, une difficulté à s’abandonner ou une « envie de bien faire » dans l’acte sexuel. Combinée à la rétention, elle aspire l’énergie vers le haut. Chez l’homme, cette technique favorise le maintien de l’érection et la maîtrise de l’éjaculation. Pour la femme, elle développe la sensibilité et la motilité des organes génitaux.

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