Comprendre les risques sanitaires

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Comprendre que la théorie quantique demande une transformation intérieure

Publié par Risque Sanitaire France sur 16 Janvier 2018, 21:23pm

Catégories : #culture de la vitalité

Image de l'univers (source: http://giuliofioravanti.com/wp-content/uploads/2015/09/Physique-Quantique-subdivisionnaire.jpg)

Image de l'univers (source: http://giuliofioravanti.com/wp-content/uploads/2015/09/Physique-Quantique-subdivisionnaire.jpg)

Source : Basarab Nicolescu, physicien et écrivain français d’origine roumaine (chercheur honoraire au CNRS)

 

On a découvert en physique quantique de deux objets en contact, deux photons qui s’éloignent par exemple, restent corrélés, quel que soit leur éloignement. On s’appelle cela la non-séparabilité. C’est-à-dire que l’univers tout entier apparaît comme un corps. Un corps entier, où tout est relié. Imaginez cette non-séparabilité au niveau des êtres, sur le plan social, sur notre « village » Terre. Cela peut tout changer dans nos relations.

Le monde quantique nous fait découvrir une causalité globale, qui concerne l’univers dans son entier. Ce n’est pas de la poésie ni de la métaphysique. C’est une réalité scientifique. Cette nouvelle forme de causalité fait que, tout est relié à tout.

Depuis des millénaires, on pense la réalité en termes de vérité absolue ou de fausseté absolue. C’est soit l’un soit l’autre. Dans le monde quantique, les états physiques sont une combinaison de couples contradictoires. Cette logique prend en compte le tiers inclus. Il s’agit d’un troisième élément qui va unir les deux premiers contradictoires, mais sur un autre niveau de réalité.

Le monde quantique nous apprend à ne pas confondre les niveaux de réalité. Il nous montre aussi que nos organes des sens nous enchaînent à des représentations vraies à une certaine échelle, mais fausses à une autre. Dit autrement, il y a de l’inconnu et de l’indivisible dans la nature autour de nous, et le monde indivisible devient aussi important que le monde visible, macroscopique, qui nous entoure.

Il existe des trous, des discontinuités, dans l’espace et le temps. Mathématiquement, c’est assez simple à se représenter, mais pour nos organes de sens, c’est bien plus compliqué. Imaginons un arbre avec un oiseau sur une branche. Tout à coup, l’oiseau disparaît et réapparaît sur une autre branche, sans passer par des points intermédiaires. C’est très étonnant, cela heurte notre représentation du monde.

L’intrication quantique signifie que des états sont corrélés, quelle que soit leur séparation dans l’espace et le temps. C’est un des aspects de la non-séparabilité, mais ce n’est pas le seul. D’où vient cette intrication ? Elle vient du collapse, de la mise en présence de deux échelles complètement différentes : notre échelle macroscopique et l’échelle microphysique. Le lien se fait par ce passage d’un monde à l’autre. La mise en présence de deux échelles fondamentalement différentes, c’est justement la tâche de la transdisciplinarité. C’est-à-dire le lien, le pont entre les différents niveaux de réalité, entre les différentes cultures, religions, spiritualités.

Comme nous le disent les Anciens, nous sommes aussi riches à l’intérieur de nous que l’univers tout entier, et peut-être même plus. Nous avons d’un côté ce monde intérieur, spirituel, où l’on peut s’observer vers soi-même, afin de ne pas devenir esclave de nos représentations et de notre fonctionnement. Et d’un autre côté ce monde extérieur qui est d’une richesse fabuleuse. Il faut faire dialoguer ces deux mondes. Faire dialoguer les connaissances et faire dialoguer les religions. Un conflit de religion, c’est d’abord un conflit de dogme. Au sein de la transdisciplinarité, le transreligieux invite les religions à se mettre d’accord pour parler du même Dieu.

L’anthropocène, c’est-à-dire le changement environnemental provoqué par les activités humaines sur la Terre, et le rêve démentiel du transhumanisme qui vise le changement de l’être humain par des procédures électroniques et des implants de synthèse, tout cela correspond à un nouvelle barbarie qui va mener droit à la disparition de l’espèce humaine.

L’humain était quantique avant la physique quantique. Il ne s’agit non pas de devenir quelque chose d’autre, mais de redécouvrir le vrai être humain qui est en nous, que l’on a castré. Depuis la Renaissance, la modernité a limité notre matière de penser à nos organes des sens, à ce que l’on voit, et à rien d’autre. Nous devons passer de la modernité à la cosmodernité. C’est-à-dire garder tous les aspects positifs de la modernité, éliminer ses aspects négatifs et intégrer cela dans une vision cosmique.

Dans mon langage, le souffle quantique, c’est le souffle du tiers caché. Un tiers présent entre le sujet et l’objet. Pour l’approche classique, il y a le sujet et l’objet et rien d’autre. Le tiers caché est ce tiers qui n’est ni pensable ni formalisable, qui est indicible, mais que l’on peut ressentir. Il n’est pas dissimulé à nos sentiments, à notre vécu. Il est caché à notre mode de pensée analytique.

Le souffle quantique est donc pour moi ce souffle immense du tiers caché qui immerge aussi bien le sujet, l’objet et notre monde tout entier. Chaque religion et chaque spiritualité ont leur manière de se représenter le tiers caché. Dans la religion chrétienne, on va parler de Saint-Esprit. Ailleurs, il est nommé tout autrement. Le tiers caché a une infinité de visages, mais ce qui est important est qu’il est fondamentalement inconnaissable. Et pourtant, il a besoin du connaissable pour se manifester.

Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle science. C’est-à-dire d’une science qui intègre la conscience. Je crois que ce qui manque à la science actuelle, c’est la conscience.

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