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Connaître le livre Huangdi Nei Jing de médecine chinoise

Publié par Risque Sanitaire France sur 24 Janvier 2018, 14:09pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'acupuncture (source: https://images.medicinenet.com/images/slideshow/acupuncture-s1-photo-of-acupuncture-needles-in-womans-back.jpg)

Photo d'acupuncture (source: https://images.medicinenet.com/images/slideshow/acupuncture-s1-photo-of-acupuncture-needles-in-womans-back.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Huangdi_Nei_Jing

 

Le Huangdi Nei Jing (黄帝内) ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien ouvrage de médecine chinoise traditionnelle. Il se divise en deux parties : le Su Wen et le Ling Shu. Tous les aspects de la médecine y sont abordés, avec leur traitement, et plus particulièrement le traitement par acupuncture. Il y est fait allusion à l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : « Mon désir est […] qu'on ne se serve plus des antiques poinçons de pierre ». Cette méthode était appelée bian jiu.

Le Huangdi Nei Jing, comportait à l'origine dix-neuf chapitres et se subdivisait en deux parties : le Su Wen et le Traité d'acupuncture. Cette deuxième partie sera ultérieurement rebaptisée Ling Shu. Chamfrault présente une version due à Wang Bing et son ouvrage se divise en deux : le Su Wen, en quatre-vingt-un chapitres, est suivi du Nei Jing, lui-même en quatre-vingt-un chapitres. Les chapitres 72, 73 et 74 du Su Wen sont manquants. Le chapitre 50 du Nei Jing, ne figurant ni dans le texte, ni dans la table des matières, est signalé portant la mention sans intérêt. On peut se demander pourquoi cette deuxième partie ne se nomme pas Ling Shu.

Il signale une autre édition, disparue de Chine au XIIIe siècle, retrouvée au Japon, puis rééditée en Chine. Le compilateur Yang Shangshan a fusionné le Su Wen et Ling Shu en un seul livre et le chapitre 7 est manquant. Lavier, outre la version de Wang Bing, dont il précise la date (762), cite celle de Shenzong (1070, dynastie Song) qui semble correspondre à l'édition conservée au Japon dont parle Chamfrault, et celle de Li Nien-Wo, plus tardive (XVIe siècle, dynastie Ming). La traduction de Chamfrault ne divise pas l'œuvre en deux et comporte donc une seule partie de quatre-vingt-un chapitres auxquels manquent les chapitres 72 et 73 (réputés perdus), mais pas le chapitre 7.

Tout au long de ces textes s'analysent les intrications de l'homme, microcosme, avec son environnement macrocosmique conformément à la conception taoïste. L'ouvrage étudie les dérèglements selon les saisons, les variations du teint, les subtilités des pouls, l'état des cinq organes, des cinq saveurs, des six énergies… Il précise le maniement de l'aiguille, et la pratique des moxas (technique de stimulation des points d'acupuncture par la chaleur), afin de rétablir l'harmonie du haut avec le bas, de l'intérieur avec l'extérieur.

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