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Connaître la sylvothérapie

Publié par Risque Sanitaire France sur 15 Juillet 2018, 14:19pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo d'une forêt (source: http://www.asergeev.com/pictures/archives/2010/881/jpeg/17.jpg)

Photo d'une forêt (source: http://www.asergeev.com/pictures/archives/2010/881/jpeg/17.jpg)

Source : wikipedia

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvoth%C3%A9rapie

 

La sylvothérapie est un mode de soin qui consiste à installer certains convalescents ou malades (victimes de maladies pulmonaires en général) dans certaines forêts pour leur offrir un air plus sain.

Des cures sylvatiques ont depuis longtemps été développée dans certains pays, notamment au XIXe et au début du XXe siècle pour les tuberculeux en forêts tempérées ou nordiques. Des sanatoriums (et leur solarium) et divers types de centres de cures ont été installés dans des environnements forestiers ou en bordure de lac. Certains fonctionnent encore. Les Japonais appellent Shinrin-yoku (森林浴, littéralement le « bain de forêt ») la pratique qui consiste à passer du temps en forêt pour prendre soin de sa santé.

Le malade peut bénéficier, à certaines saisons et sur certains sites forestiers :

  • d'une grande tranquillité et d'un environnement généralement apaisant. À titre d'illustration, le Forestry and Forest Products Research Institute, au Japon, a publié une étude qui démontre que le sang de personnes ayant marché dans les bois contient un taux de cortisol beaucoup plus bas que celui de personnes ayant couvert la même distance en ville. Or cette hormone est considérée comme une des principales hormone de stress. De plus, les chercheurs ont également mesuré une activité plus faible du lobe préfrontal du cerveau, signe d'un état de relaxation avancé. La tonalité verte de l'environnement semble favoriser la guérison ; Roger Ulrich, qui étudie le comportement humain à l'université A&M du Texas note que les patients guérissent plus vite quand leur chambre donne sur un espace vert : ils ont moins besoin d'analgésiques et souffrent moins de nausées.
  • d'un air plus pur. En effet, la rosée, les mousses et les lichens fixent rapidement et efficacement les aérosols et particules en suspension dans l'air. Les spores de champignons peuvent cependant être nombreux dans les parties ombreuses et humides riche en matières en décomposition. Quelquesuns peuvent être allergènes.
  • d'un microclimat aux courbes de températures plus douces (effettampon de la forêt) ;
  • d'un air enrichi en dioxygène natif (trois fois plus de dioxygène produit par la forêt tempérée qu'en prairie). En été ou en hiver quand le soleil brille et qu'il y a peu de vent, une faible part du dioxygène de l'air forestier peut être converti par les ultraviolets solaires en ozone, notamment dans les forêts de résineux). Ce phénomène est encore amplifié sur le bord de mer ; des prélèvements effectués par l'Université internationale de la mer, montrent à l'analyse[réf. souhaitée] moins d'un germe par mètre cube d'air en haute mer, contre 50 000 dans le centre d'une ville comme Paris, grâce aux UV solaires, à l'oxygène natif et aux substances antibiotiques naturellement relarguées par la mer. L'ozone est un gaz agressif pour les yeux et les muqueuses pulmonaires à dose trop élevée, mais elle a aussi des vertus désinfectantes qui jouent peutêtre un rôle en sylvothérapie ;
  • d'un air naturellement enrichi en huiles essentielles (ex. : terpènes) et en phytoncides (molécules antibiotiques naturellement sécrétées par les arbres pour se défendre contre leurs pathogènes). Le cèdre en orient, le pin en Europe ou le sapin baumier en Amérique du Nord ont depuis longtemps la réputation d'être bon pour la santé de ceux qui en respirent les effluves.

Par ailleurs, les scientifiques de la Nippon Medical School mènent depuis de années des recherches sur la sylvothérapie. Le Dr Qing Li aurait ainsi démontré d'autres  bienfaits sur la santé de simples promenades en forêt : accroissement d'indicateurs de la vitalité, renforcement de l'immunité, diminution d'indicateurs de stress : anxiété, dépression, colère. La sylvothérapie aurait donc une action préventive sur l'hypertension, la dépression et le cancer.

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