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Connaitre la rose croix ou rosicrucien

Publié par Risque Sanitaire France sur 9 Janvier 2019, 22:12pm

Catégories : #culture de la vitalité

Photo de la rose croix (source: https://www.rose-croix.org/wp-content/gallery/panneaux-de-presentation/diapo_18.jpg)

Photo de la rose croix (source: https://www.rose-croix.org/wp-content/gallery/panneaux-de-presentation/diapo_18.jpg)

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rose-Croix

 

Au début du xviie siècle paraissent en Allemagne les manifestes de la fraternité de la Rose-Croix. À partir du xviiie siècle, en marge et au sein de la Franc-Maçonnerie, puis dans les milieux occultistes du xixe siècle jusqu'à aujourd'hui, de nombreux mouvements se sont réclamés de l'ordre de la Rose-Croix ou se sont référés à une « tradition rosicrucienne ».

La Fama Fraternitatis narre la vie du fondateur mythique de l'ordre. Allemand, orphelin d'une famille noble mais désargentée, il est élevé et éduqué dans un couvent. Un périple entrepris autour de la Méditerranée lui permet d'acquérir les sagesses et les connaissances de l'Orient et de les confronter à celles de l'Occident. À son retour, il s'entretient avec les savants d'Europe « leur montrant les erreurs de nos Arts, comment les corriger, d'où l'on pourrait tirer des indices certains sur les siècles suivants et en quoi ils devaient concorder avec les siècles passés ; aussi comment réformer les défauts de l'Église et toute la philosophie morale ». Mais ces derniers, se voyant contraints de se remettre en question et craignant que leur réputation n'en souffre, le rejettent. Il fonde alors en Allemagne un cloître appelé « maison du Saint-Esprit », afin d'y rassembler et conserver ses connaissances, et invite, afin de les consigner, trois de ses anciens condisciples qui lui jurent fidélité et silence : « Ainsi commença la Fraternité de la Rose-Croix, avec quatre personnes seulement ». L'ordre se donne une règle, et se disperse à travers le monde.

L'histoire relate que 120 ans après la mort du fondateur de l'ordre, les Frères de la troisième génération, refaisant en « bons architectes » la maçonnerie de leur « maison », redécouvrent son tombeau. L'inscription « Post 120 annos patebo » (« après 120 ans, je m'ouvrirai ») indique que cette découverte apparemment fortuite avait été prévue.

Dans ce « temple-tombe », illuminé « par un autre soleil », se trouve le corps intact de C.R.C. tenant dans ses mains un petit livre d'or, intitulé Livre T. L'autel circulaire est entouré de formules de sagesse et d'axiomes comme « Nequaquam vacuum (« nulle part n'est le vide » en latin) ». Les frères décident alors de révéler au monde cette sagesse chrétienne censée réconcilier les connaissances du passé et celles de l'avenir, et proposer une réforme universelle des sciences, de l'art et de la religion. Ils expliqueront les 37 raisons de cette décision dans une Confessio, et promettent plus d'or « que le roi d'Espagne n'en peut rapporter des deux Indes ». La Fama Fraternitatis, qui devait être écrite en cinq langues, invite les sages, savants et chefs de l’Europe intéressés par cette offre à se faire connaître de quelque manière « et en quelque langue que ce soit ».

La Confessio Fraternitatis propose une philosophie chrétienne, et aussi un état de vie merveilleux qui « figurait à l'origine du monde avec Adam » accessible à l'homme régénéré. La Confessio annonce la fin du mahométisme et du catholicisme, et la venue d'une nouvelle ère liée à l'avènement d'une mystérieuse quatrième monarchie et à l'apparition de signes, d'étoiles dans les constellations du Serpentaire et du Cygne.

L'alchimie, dans les Noces alchimiques de CRC comme dans les autres « manifestes », est considérée comme un processus de régénération spirituelle et une source de purification et de renaissance intérieure.

Tant par le style que par le fond, les manifestes sont caractéristiques de la pensée de l'époque, au tournant de la Renaissance et de l'âge baroque. Ils puisent leur inspiration, comme la multitude d'écrits alchimiques qui fleurissent alors, dans le fond séculaire de la littérature mystique et hermétique. Ainsi, on peut y trouver des références et allusions au néo-platonisme, aux pythagoriciens, à la philosophie arabe, à la kabbale, à la Gnose, et même aux sages de l'Inde.

Fondé en 1888, en France, par Stanislas de Guaita et Joséphin Peladan, l'ordre kabbalistique de la Rose-Croix a compté, parmi ses membres Papus, Paul Sédir, l'abbé Alta. L'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix enseignait la Kabbale et l'occultisme au sein d'une université libre. L'ordre décernait des grades de « bachelier en kabbale », « licencié en kabbale » et « docteur » au cours d'examens écrits et oraux. Selon Jean-Pierre Bayard, le but en était « de mener simultanément une action occulte en vue de préserver la civilisation judéo-chrétienne et une action diffusante au cœur d'un public de profanes mais curieux de sciences occultes ».

Pour les rosicruciens contemporains, l'état de « Rose-Croix » désignerait celui qui a atteint l'état ultime de perfection spirituelle et morale (parfois appelé état « christique »), tandis que rosicrucien désigne l'initié qui cherche à atteindre l'état d'illumination du « Rose-Croix ». D'après ces mêmes rosicruciens, la réponse à la question de la nature de la véritable Rose-Croix ne peut provenir que de l'expérience intérieure de chacun.

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