Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


J - Agences, observatoires et établissements de santé publique

Publié par Risque Sanitaire France

Photo d'une porcherie (source: lefigaro)

Photo d'une porcherie (source: lefigaro)

Aujourd’hui, on ne peut plus maitriser le processus donc il faut l’accompagner. Communiquer permet de rendre explicite, de partager et d’accompagner la population.

Il est nécessaire de se questionner sur la relation à l’autre, sur nos incertitudes, de ne pas se satisfaire des informations, de changer de points de vue, de savoir se désynchroniser.

La légitimité est donnée par les autres. Une personne légitime répond aux attentes et instaure une relation de confiance.

Il faut que les gens soient disponibles pour être réceptives. Savoir faire des respirations pour trouver le bon rythme.

Le choix et l’apprentissage se fait par l’émotion.

Le silence permet l’écoute.

Quand l’émotion est forte, le raisonnable est inaudible. Il est possible de diminuer l’émotion par l’empathie : comprendre les émotions et aller vers les autres, être attentionné et s’occuper des personnes.

Les 5 acteurs centraux de la société du risque sont : le monde scientifique, les entreprises privés, les agences publiques de sécurité sanitaire, les lanceurs d’alerte et la justice.

Les agences de santé publique sont les acteurs prépondérants de la sécurité sanitaire en France. Elles ont plus d'importance que le ministère de la Santé et les agences régionales de santé.

L'agence "Santé publique France" correspond au CDC Américain: évaluation des risques infectieux

L'agence "ANSES" correspond à l'US EPA: évaluation des risques environnementaux.

Les agences d'expertise s'occupent de l'évaluation, les ministères et leurs services s'occupent de la gestion. Ce qui en découle est que les agences sont devenues techniciennes tandis que les ministères et leurs services sont devenus administratifs, juridiques et managériaux.

Le système de santé en France s’oriente de cette façon :

  • Responsabiliser le patient et augmenter sa charge
  • Décharger le service public
  • Augmenter l’efficacité du système
  • Optimiser le parcours de soin
  • Diminuer les coûts du système de santé
  • Diminuer le service public
  • Développer la prévention et les autodiagnostics

 

Santé publique en France

Agence de santé publique (regroupement de l'Institut de veille sanitaire, de l'établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires et de l'institut national de prévention et d'éducation pour la santé)

http://www.santepubliquefrance.fr/

Institut de veille sanitaire (invs)

http://www.invs.sante.fr/

Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (inpes)

http://inpes.santepubliquefrance.fr/

Agence nationale de sécurité sanitaire (anses)

https://www.anses.fr/fr

Institut national de l'environnement industriel et des risques (ineris)

http://www.ineris.fr/

Autorité de sureté nucléaire (asn)

http://www.asn.fr/

Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (irsn)

http://www.irsn.fr/FR/Pages/Home.aspx

Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs

http://www.andra.fr/

Etablissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires (eprus)

http://www.eprus.fr/

Agence nationale de sécurité du médicament (ansm)

http://www.ansm.sante.fr/

Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (irsan)

http://recherche.irsan.fr/

Agence de la biomédecine

http://www.agence-biomedecine.fr/

Institut national de recherche et de sécurité (inrs)

http://www.inrs.fr/

Institut national du cancer

http://www.e-cancer.fr/

Haut conseil des biotechnologies

http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/fr

Haut conseil de santé publique (HCSP)

http://www.hcsp.fr/explore.cgi/Accueil

Haute autorité de santé (HAS)

http://www.has-sante.fr/portail/

Réseau sentinelles

https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/

Institut de recherche pour l'exploitation de la mer

http://wwz.ifremer.fr/

Joueurs infos service

http://www.joueurs-info-service.fr/

Drogues infos service

http://www.drogues-info-service.fr/

Caisse assurance santé travail (carsat)

https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraites/nos-contacts.html

Caisse nationale d'assurance maladie

http://www.ameli.fr/

Portail des agences régionales de santé

http://www.ars.sante.fr/portail.0.html

Centres anti-poison

http://www.centres-antipoison.net/

Office national de l'eau et des milieux aquatiques

http://www.onema.fr/

Météo France

http://www.meteofrance.com/accueil

Etablissement français du sang

https://www.dondusang.net/rewrite/site/37/etablissement-francais-du-sang.htm?idRubrique=756

Institut national de la transfusion sanguine

http://www.ints.fr/

Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS)

http://www.anrs.fr/

Ecole des hautes études en santé publique (EHESP)

http://www.ehesp.fr/

Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM)

http://www.oniam.fr/accueil

Institut national de l'information géographique

http://www.ign.fr/

Bureau de recherches géologiques et minières

http://www.brgm.fr/

Agences de l'eau

http://www.lesagencesdeleau.fr/

Agence de la biodiversité

http://agence-francaise-biodiversite.fr/

Fédération nationale des observatoires régionaux de santé

http://www.fnors.org/index.html

Institut national de la santé et de la recherche médicale

http://www.inserm.fr/

Institut de recherche et documentation en économie de la santé

http://www.irdes.fr/

Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie

http://www.ademe.fr/

Centre scientifique et technique du bâtiment

http://www.cstb.fr/

Service observation et statistiques du ministère de l'environnement

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/

Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité

http://www.onaps.fr/

Institut Pasteur

https://www.pasteur.fr/fr

Alliance nationale pour les sciences de la vie et la santé - aviesan

http://www.aviesan.fr/

Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA):

http://www.cerema.fr/

Institut de recherche en santé, environnement et travail (IRSET)

https://www.irset.org/?lang=fr

Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR)

http://www.ifsttar.fr/accueil/

Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA)

http://www.irstea.fr/accueil

 

Santé publique à l'international

Organisation mondiale de la santé (OMS)

http://www.who.int/fr/

Centers for desease control and prevention - USA

http://www.cdc.gov/

United states environmental protection agency - USA

https://www3.epa.gov/

Institut national américain de recherche sur l’environnement - USA

https://www.niehs.nih.gov/

National health service - England

http://www.nhs.uk/pages/home.aspx

National institute for public health and the environment - netherlands

http://www.rivm.nl/en

Agence de la santé publique du Canada

http://www.phac-aspc.gc.ca/index-fra.php

European centre for desease prevention and control

http://ecdc.europa.eu/en/Pages/home.aspx

Eurosurveillance

http://www.eurosurveillance.org/

Agence européenne du médicament

http://www.ema.europa.eu/ema/

Agence européenne des produits chimiques

http://echa.europa.eu/fr/

Agence européenne pour l'environnement

http://www.eea.europa.eu/fr

Agence européenne de sécurité des aliments

http://www.efsa.europa.eu/fr/

Institution économique des écosystèmes et de la biodiversité

http://www.teebweb.org/

Global Outbreak Alert and Response Network (GOARN)

http://www.who.int/ihr/alert_and_response/outbreak-network/en/

Plateformer copernicus – pollution de l’air en Europe

http://www.regional.atmosphere.copernicus.eu/

Cartographie interactif de l’eau - Global Surface Water Explorer

https://global-surface-water.appspot.com/

 

Associations pour l'évaluation d'impact en santé environnementale

IAIA (anglais)

http://www.iaia.org

 

Institut, agence, association sur les espaces naturels, la protection de la nature, la ressource documentaire et l’écologie en France

Agrienvironnement

http://agrienvironnement.org/

Office nationale des forets

http://www.onf.fr/@@index.html

Parcs nationaux de France

http://www.parcsnationaux.fr/

Parcs naturels régionaux

http://www.parcs-naturels-regionaux.fr/

Agence pour la biodiversité

http://agence-francaise-biodiversite.fr/

Union internationale pour la conservation de la nature

https://www.iucn.org/fr/accueil

Conservatoire national botanique alpin

http://www.cbn-alpin.fr/

Centre permanent d’initiative pour l’environnement

http://www.cbnm.org/

Conservatoire national botanique de Bailleul

http://www.cbnbl.org/

Conservatoire national des plantes

http://www.cnpmai.net/

Sites natura 2000

http://cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr/cartelie/voir.do?carte=Natura2000&service=DGALN

Pôle de ressource et compétences pour la nature

http://www.espaces-naturels.fr/

Conservatoires d’espace naturel

http://www.reseau-cen.org/

Terre humanisme

http://terre-humanisme.org/

Association CARI

http://www.cariassociation.org/

Agence française de l’agriculture biologique

http://www.agencebio.org/

Cirad – recherche agronomique pour le développement

http://www.cirad.fr/

Permathèque

http://www.permatheque.fr/

Inventaire national du patrimoine naturel

https://inpn.mnhn.fr/accueil/index

Cartes des espaces protégées en France

https://inpn.mnhn.fr/zone/sinp/espaces/viewer/

Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France

https://agreenium.fr/

Institut de recherche agronomique – INRA

http://institut.inra.fr/

Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture

http://www.irstea.fr/accueil

Plateforme d’échange pour la mise en pratique de l’agroécologie

http://www.osez-agroecologie.org/

Santé, risque et travail

Plusieurs arguments tentent à penser que la prévention devient indispensable pour répondre aux enjeux actuels pour les entreprises:

  • Des orientations stratégiques de l’UE tournées vers la prévention à la source et les actions collectives
  • Les restrictions économiques
  • Les préoccupations sanitaire et sociale de la population
  • La concurrence et les pressions accrus entre acteurs économiques
  • Le vieillissement de la population et donc l’augmentation de leur fragilité
  • La responsabilisation des entreprises
  • L’augmentation des risques et de leur propagation
  • La logique de résultat réglementaire
  • Les circuits fonctionnant à flux tendus

Habituellement, les entreprises se préoccupent de ce sujet parce que les règles de droit les y obligent. La responsabilité civile et pénale des employeurs est engagée, elle doit être protégée.

Les principaux enjeux de la santé et de la sécurité pour les entreprises sont :

  • Humain. Avec l’allongement de la durée du travail, la prise en compte de la santé est un impératif puisque les risques croissent avec l’âge.
  • Economiques. Dans un contexte de concurrence forte, la performance globale de l’entreprise détermine son avenir. La santé des employés est l’un de ses déterminants.
  • Juridiques. Le juge est de plus en plus sévère au manquement à l’obligation de sécurité.
  • Managériaux. L’encadrement est un acteur de premier plan, mais le plus souvent, ce rôle est implicite. Pour un manager, intégrer la santé dans sa pratique est un levier.
  • Organisationnels. Organiser la prévention est une activité rentable au plan économique, mais aussi social. Cela influence le niveau de confiance dans l’entreprise et sa cohésion. Le manque de cohésion et de confiance induit des risques psychosociaux.
  • Vitaux. Les entreprises doivent s’adapter à un rythme de plus en plus soutenu. Ces changements comportent une dimension sanitaire. Si celleci n’est pas prise en compte, cela peut bloquer les transformations et compromettre la survie de l’entreprise.

Le droit du travail est différent selon les pays européens. Si le modèle allemand est un modèle social, le modèle britannique est un modèle économique. Le législateur britannique se tient à distance des acteurs économiques et les relations de travail doivent être réglées par des mécanismes de négociation collective. Le modèle français est un modèle politique. Quand il est apparu clairement que l’idéal révolutionnaire égalitariste était une fiction dans un contexte de production industrielle, le gouvernement se met en mouvement pour tenter d’imposer un équilibre entre les patrons et les ouvriers. Le droit du travail est marqué par un fort interventionnisme de l’Etat.

Dans le modèle français, une caractéristique domine : une vision surtout juridique et réglementaire. En conséquence, les prescriptions légales l’ont emporté aux dépens d’une intégration de la prévention dans le fonctionnement interne des entreprises.

 

Cependant, le sens de la relation entre le travail et la santé s’est retourné. L’attente sociale n’est plus que la santé fabrique de la force de travail. Elle est que le travail contribue à la santé.

 

Quand on s’intéresse aux causes de mortalité qui peuvent être évitées par des actions de prévention, le taux français est le plus élevé en Europe. La consommation d’alcool et le tabac peuvent expliquer en partie ce différentiel, mais les expositions professionnelles, notamment les expositions aux produits cancérigènes y contribuent également. En revanche, après 65 ans, quand la mortalité devient plus influencée par la performance de la médecine, la position de la France est parmi les plus favorables en Europe.

 

On voit un effet miroir en étudiant le risque de mortalité chez les chômeurs. Dans l’année qui suit la perte d’un emploi, le risque de mortalité chez les hommes de moins de 40 ans est doublé. Il y a de nombreux facteurs explicatifs : consommation accrue de tabac et d’alcool, dépression et anxiété, perte de l’estime de soi et sentiment d’être utile, perte du réseau relationnel, baisse de l’activité physique.

Le travail apporte une protection sanitaire pour des raisons qui sont psychologiques (estime de soi), sociales (statut et soutien), et existentielles (rapport à la réalité).

 

La non prise en compte du facteur humain, une attention exclusivement appelée sur les données financières quantitatives sont en réalité une source de coûts liés principalement à l’absence au travail, aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, à la faible motivation et à un turn-over important.

Ainsi, les raisons pour les entreprises de veiller à la bonne santé de leurs salariés sont multiples :

  • Humaines : c’est avant tout une question de dignité et de respect.
  • Juridiques
  • Sociales : la motivation des employés, leur loyauté, leur volonté de bien faire, leur capacité d’innovation sont diminuées quand leur santé et leur sécurité ne fait pas l’objet d’une attention réelle à tous les niveaux de l’encadrement.
  • Réputationnelles : l’attractivité des métiers, en particulier chez les jeunes, dépend des garanties qui existent que le travail ne portera pas atteinte à la santé.
  • Commerciales : pour un client, il est difficile de croire en la qualité des produits et des services si la santé et la sécurité des employés sont manifestement négligées.
  • Economiques

 

La survenue d’accidents du travail et de maladies professionnelles devrait être considérée comme un déficit de l’organisation de l’activité. On considère souvent qu’ils relèvent de la fatalité ou d’une erreur humaine. C’est méconnaitre qu’ils sont aussi le produit d’une organisation de travail.

 

En 2010, un actif sur quatre est âgé de plus de 50 ans. En 2030, on peut prévoir que les plus de 60 ans représenteront les deux tiers de 20-60 ans contre un tiers aujourd’hui. Si cette évolution est réelle, cela signifie qu’en 2050, pour 100 personnes en activités, il y aura 80 personnes de plus de 60 ans.

La question du vieillissement et du travail a une double face. D’une part, le travail peut accélérer le vieillissement ou bien le retarder selon qu’il est ou non une source de bien-être et d’épanouissement personnel. D’autre part, il y a de plus en plus de personnes malades qui travaillent.

Environ 10 millions de Français sont porteurs d’au moins une maladie chronique. Chaque jour, environ 1 000 personnes apprennent qu’elles ont un cancer et parmi elles, 400 travaillent.

Par conséquent, plus on travaillera longtemps et plus il y aura des personnes porteuses de maladies chroniques en milieu de travail et cela d’autant plus, qu’avec le progrès de la médecine, ces personnes auront peu d’incapacité.

Néanmoins, il faut compter que les exigences du travail, notamment sa pénibilité, ne peuvent pas être les mêmes selon que la majorité des actifs est jeune ou plus âgée.

 

Il faut souligner ce qui accroit les pressions sur les travailleurs : la place grandissante des échanges numériques, l’intensification des tâches, la montée de l’individualisme et corrélativement l’affaiblissement de la vie collective, la mondialisation qui crée une concurrence de plus en plus vive, les nouvelles technologies, la nécessité pour les entreprises de changer de plus en plus souvent et de plus en plus vite leur organisation.

 

La réussite des changements est directement reliée à la qualité du dialogue dans l’entreprise, notamment en matière de santé au travail.

On incrimine souvent les résistances au changement. En réalité, il s’agit avant tout d’une résistance au changement mal préparé et qui n’intègre pas la dimension sanitaire.

 

Ce qui fait peur est en réalité moins l’ampleur du risque que l’incertitude sur l’existence d’un risque dans le contexte d’une exposition invisible et indécelable par tout un chacun.

Si les scientifiques ne peuvent pas se prononcer formellement, il est d’une certaine façon normal que la population s’inquiète. Si les responsables disent que cette inquiétude n’est pas fondée sans pouvoir réduire l’incertitude, c’est la confiance qui est ébranlée.

Dans la gestion des situations incertaines, la confiance est un paramètre clé sans lequel le décideur est paralysé.

Qu’on le définisse comme un état de croyance, un acte d’engagement ou un sentiment, la confiance est au cœur des processus de coopération qui font fonctionner une société en général et les entreprises en particulier. Or, en l’absence de confiance, aucun risque ou plus exactement, aucun processus de gestion de risque ne peut trouver sa légitimité.

Il n’existe pas de risque acceptable. C’est le processus de gestion des risques qui est acceptable ou non.

La qualité du dialogue social se juge dans le niveau de confiance qu’il permet de construire.

Le plus inacceptable n’est pas que le décideur se trompe alors qu’il fait face à l’incertain, mais que sa démarche décisionnelle ne soit ni transparente, ni cohérente, ni explicite.

Aucun risque n’est acceptable. Ce qui est acceptable ou pas, c’est le processus de gestion des risques.

En règle générale, ce n’est pas le risque qui fait la crise. La crise est révélatrice d’erreurs de gestion des risques.

 

Les contraintes sur le rythme de travail se sont accrues, liées à l’augmentation du rythme des changements organisationnels et à la plus grande insécurité de l’emploi.

L’intensification du travail augmente et il est de plus en plus bousculé, morcelé et plus exigeant en termes de vigilance.

Les horaires atypiques progressent : la proportion des salariés qui ont les mêmes horaires tous les jours va passer le seuil de la moitié. La question du travail dominical n’est qu’une facette de cette réalité.

La dimension humaine du travail est menacée par la financiarisation à outrance de l’économie, par la pression de la productivité et de la compétition. Les dirigeants sont conduits à plus s’investir sur l’externe que vers l’interne. La productivité est obtenue au prix de fortes tensions interpersonnelles, voire de violences. Moins de travailleurs, moins de temps de travail et plus de productivité : la solution de cette équation se fait aux dépens du temps d’échange, de l’attention portée à l’autre, et aux prix d’une densification des tâches et d’une logique de flux tendus. Le développement de la communication électronique censée faciliter les liens a paradoxalement induit un éloignement interindividuel.

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