Comprendre les risques sanitaires

Comprendre les risques sanitaires

Aide à l'anticipation face à l'incertitude des risques sanitaires avec Risque Sanitaire France


U - Spiritualité

Publié par Risque Sanitaire France

Logo Herbovie (source: over-blog)

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Le chemin de la vie et la quête du paradis est-il en réalité une progression vers l'intimité, l'intériorité et la contemplation?

C'est dans la plus grande fragilité que l'être humain révèle sa force.

L'humanité signifie la fragilité qui exige la modération, la finitude qui revisite les priorités, la dépendance dans la simplicité, l'intégrité dans l'existence, l'unicité qui fonde le sacré, le sens du bien et du mal qui oblige, une conscience ressourcée.

Contempler dans l'action, agir sans se perdre, résister sans devenir amer, oser la joie sans verser dans la niaiserie, sourire au tragique sans banaliser la souffrance.

Pour que l'autre existe, il doit être écouté: alors écoute.

Savoir évacuer les vieux schémas mentaux régressifs.

Savoir éliminer les nostalgies affectives.

L’effort reconnecte à son instinct de conservation pour renouer avec des forces fondatrices.

C’est la joie qui mène au Divin plus que l’ascétisme.

Nous devons abandonner cette fausse gravité de la mort, cette volonté de maitriser tout ce qui nous accable et de réduire les individus à leur capacité de production.

Tout chemin spirituel est un juste milieu, bien plus difficile que la voie des extrêmes, car la perfection évolue sur un chemin de crête.

Comprendre que tout ne doit pas tourner autour de notre être blessé.

Non jugement, paix et joie authentique.

Laisser la place à une authentique rencontre avec l’intériorité sans que la peur du jugement rapplique.

 

Agir librement et sourverainement, sans rompre le lien et l'attachement entre les individus, en manifestant son émotion.

Blog herbovie

Un regard nouveau sur la santé par les plantes et les médecines douces...

Lien: http://herbovie.over-blog.com/

Dieu est l'ombre de toi-même.

La vie laisse des traces qui appartiennent à ceux qui savent les voir.

L'enseignement n'a qu'une portée limitée et seule l'expérience vécue peut ouvrir les yeux d'un homme.

Dans un monde où tout est monétisé, ce qui se perd est la relation, la qualité de la relation et le sens du sacré.

Photo d'un arbre centenaire (source: http://img.1.vacanceo.net/classic/652121.jpg)

Photo d'un arbre centenaire (source: http://img.1.vacanceo.net/classic/652121.jpg)

Le développement de la sensibilité humaine, de la compassion, de la non-violence, sont encore très largement sous-développées au XXIème siècle.

L'amour altruiste est le sentiment spontané d'être relié à tous les autres êtres. Ce que vous ressentez, je le ressens. Ce que je ressens, vous le ressentez. Il n'y a pas de différence entre nous Lorsque j'ai commencé à pratiquer la méditation de la compassion, j'ai observé que ma sensation d'isolement commençait à s'atténuer, tandis que je ressentais de plus en plus une impression de force. Là où, auparavant, je ne voyais que des problèmes, je me mis à ne voir que des solutions. Alors que je considérais mon bonheur comme plus important que celui des autres, je commençais à percevoir le bien-être des autres comme le fondement même de ma paix intérieure

Dans tout changement, les enjeux fondamentaux sont la manière de voir, la manière d’agir et la modification de comportement.
Pour changer, il faut savoir sortir du confort et aller chercher l’effort. Nos modes de vie sont à l’origine des problèmes.

Dés une première rencontre avec des sages, j’ai été frappé par le fait qu’ils manifestaient d’une part une grande force intérieure, une bienveillance sans faille et une sagesse à toute épreuve, et d’autre part une complète absence du sentiment de l’importance de soi. J’ai moi-même observé à quel point l’identification à un « moi » qui siégerait au cœur de mon être est une source de vulnérabilité constante, et que la liberté intérieure qui naît d’un amenuisement de cette identification est une source de plénitude et de confiance sans égale.

Comprendre la nature de l’ego et son mode de fonctionnement est donc d’une importance vitale si l’on souhaite se libérer des causes intérieures du mal-être et de la souffrance. L’idée de se dégager de l’emprise de l’ego peut nous laisser perplexe, sans doute parce que nous touchons à ce que nous croyons être notre identité fondamentale.

Nous imaginons qu’au plus profond de nous-mêmes siège une entité durable qui confère une identité et une continuité à notre personne. Cela nous semble si évident que nous ne jugeons pas nécessaire d'examiner plus attentivement cette intuition. Pourtant, dès que l’on analyse sérieusement la nature du « moi », l’on s’aperçoit qu’il est impossible d’identifier une entité distincte qui puisse y correspondre. En fin de compte, il s’avère que l’ego n’est qu’un concept que nous associons au continuum d’expériences qu’est notre conscience.

Nous pourrions penser qu'en consacrant la majeure partie de notre temps à satisfaire et à renforcer cet ego, nous adoptons la meilleure stratégie pour atteindre le bonheur. Mais c’est faire ainsi un mauvais pari, car c'est tout le contraire qui se produit. L’ego ne peut procurer qu’une confiance factice, construite sur des attributs précaires – le pouvoir, le succès, la beauté et la force physiques, le brio intellectuel et l’opinion d’autrui – et sur tout ce qui constitue notre image.

Une confiance en soi digne de ce nom est tout autre. C’est paradoxalement une qualité naturelle de l’absence d’ego. La confiance en soi qui ne repose pas sur l’ego est une liberté fondamentale qui n’est plus soumise aux contingences émotionnelles, une invulnérabilité face aux jugements d’autrui, une profonde acceptation intérieure des circonstances, quelles qu’elles soient.

Cette liberté se traduit par un sentiment d’ouverture à tout ce qui se présente. Il ne s’agit pas d’une distante froideur ni d’un détachement sec, comme on l’imagine parfois lorsque l’on parle du détachement bouddhiste, mais d’un rayonnement altruiste qui s’étend à tous les êtres.
Lorsque l’ego ne se repaît pas de ses triomphes, il se nourrit de ses échecs en s’érigeant en victime. Entretenu par ses constantes ruminations, sa souffrance lui confirme son existence autant que son euphorie. Qu’il se sente porté au pinacle, diminué, offensé, ou ignoré, l’ego se consolide en n’accordant d’attention qu’à lui-même.

L’attachement à l'existence de l'ego considéré comme une entité unique et autonome est fondamentalement dysfonctionnel, car il est en porte-à-faux avec la réalité. Fondé sur une erreur, il est constamment menacé par la réalité, ce qui entretient en nous un profond sentiment d’insécurité. Conscient de sa vulnérabilité, l’ego tente par tous les moyens de se protéger et de se renforcer, éprouvant de l’aversion pour tout ce qui le menace et de l’attirance pour tout ce qui le sustente. De ces pulsions d’attraction et de répulsion naissent une foule d’émotions conflictuelles.

En vérité, nous ne sommes pas cet ego, nous ne sommes pas cette colère, nous ne sommes pas ce désespoir. Notre niveau d’expérience le plus fondamental est celui de la conscience pure, cette qualité première de la conscience et qui est le fondement de toute expérience, de toute émotion, de tout raisonnement, de tout concept, et de toute construction mentale, l’ego y compris.

Pour démasquer l’imposture du moi, il faut ainsi mener l’enquête jusqu’au bout. Quelqu’un qui soupçonne la présence d’un voleur dans sa maison doit inspecter chaque pièce, chaque recoin, chaque cachette possible, jusqu’à être sûr qu’il n’y a vraiment personne. Alors seulement peut-il avoir l’esprit en paix.

Si l’ego constituait vraiment notre essence profonde, on comprendrait notre inquiétude à l’idée de s’en débarrasser. Mais s’il n’est qu’une illusion, s’en affranchir ne revient pas à extirper le cœur de notre être, mais simplement à ouvrir les yeux, à dissiper une erreur. L’erreur n’offre aucune résistance à la connaissance, comme l’obscurité n’offre aucune résistance à la lumière. Des millions d’années de ténèbres peuvent être dissipées instantanément lorsqu’une lumière est allumée.

 

Vous verrez clairement à quel point les voies du monde ordinaire sont erronées et trompeuses, et vous vous en lasserez comme le vieillard se lasse des jeux d'enfant auquel on l'a forcé à prendre part. Quand vous comprendrez que passer vos jours à vous attacher à vos amis et à comploter pour défaire vos ennemis ou vos rivaux n'est que folie, ces activités ne vous fascineront plus. Quand vous serez frappés par l'inutilité de vous laisser sans cesse entraîner et conditionner par vos tendances habituelles, l'écœurement vous gagnera [....]. Il vous incitera à rechercher la libération, et si vous faites effort en ce sens, vous y parviendrez.

 

La véritable pratique spirituelle consiste à s'occuper de son propre esprit. L'esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l'enfer. Si, à l'aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d'extérieur ne pourra plus vous affecter négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez.

 

Il émane des sages une force, une tranquillité et un amour difficiles à décrire. Les paroles et les actes concordent dans une parfaite authenticité.

 

Des philosophes, des mathématiciens, des musiciens, des peintres, des scientifiques, des comédiens, des penseurs, beaucoup de têtes connues venaient chez nous. Mais je ne voyais pas de corrélation entre leur génie particulier, que j’aurais sans doute aimé acquérir, et leurs qualités humaines. Bref, je ne voulais pas devenir comme eux. Quand on prend cent jardiniers, cent philosophes, cent musiciens, on obtient toujours le même mélange de gens merveilleux, ennuyeux, difficiles, odieux. Le talent ou le génie dont ils faisaient preuve dans leur domaine ne s’accompagnait pas de simples vertus humaines comme l’altruisme, la bonté ou la sincérité. Je ne voulais pas admirer quelqu’un uniquement pour ses capacités, mais comme être humain. Quelqu’un avec qui on aime vraiment être, mais ce n’est pas arrivé très souvent.

 

Dans la méditation, on apprend à reconnaître les sentiments qui causent de la souffrance, comme la colère, l’orgueil ou la jalousie, à s’en distancier et finalement à les dissoudre.

 

Dans la mesure où notre temps de passage sur terre est limité, il est recommandé de le rentabiliser. La mort nous force à inventer un sens à notre existence.

Notre disparition programmée donne un sens à la notion de responsabilité, là où l’immortalité la rendrait inutile.

Des vies ont besoin d’en interrompre d’autres pour se poursuivre.

 

Trop de sérieux nous fait tomber dans l’illusion d’être au centre du monde et que l’avenir tient à nous. Au contraire l’humour et la modestie nous aideront toujours à rebondir avec efficacité.

Toute charité commence par soi-même.

Il faut percevoir notre impuissance, notre désarroi, tout ce qu’il y a de peur et donc de défense dans nos attitudes.

La sagesse, l’humour, l’amour, l’art, le don guérissent le cœur des humains.

 

Pour supporter l’existence et lui donner un sens, la société promeut la philosophie du « moi je », qui demande à l’individu de se scruter, de passer énormément de temps avec lui-même et de se trouver admirable. Elle encourage le modèle egoïsme libéral qui oblige les citoyens perdus et déconsidérés à se réfugier dans des méthodes de soutien psychologique qui les valorisent. Je crois au contraire que la priorité n’est pas soi, mais l’autre.

La chose qui nous motive pour nous donner envie d’exister est nécessairement autrui. Certes la solitude est une tentation forte pour tout être humain sensé, car l’incohérence et la méchanceté qui régissent les assemblées poussent au désespoir et au repli sur soi. Pourtant, la vie humaine ne peut s’exprimer pleinement qu’en présence de l’autre. Et ce, pour une raison simple : tout être humain a besoin d’être reconnu pour exister. Notre malheur vient de l’indifférence de notre singularité. La reconnaissance, qui doit être à la fois sociale et intime, peut venir de la qualité d’un travail, de la puissance d’une œuvre, de la richesse d’une amitié et d’un amour. Nous mourons, ou plutôt nous échouons à vivre, de n’être regardés et remerciés par personne. Sans le regard d’autrui, on est, mais on n’existe pas. C’est un fait : nous faisons des choses pour que ces choses soient regardées par les autres.

 

Vieillir, c’est aller vers le silence. Entendre mois, ne plus supporter d’entendre, jusqu’à ne plus entendre du tout. Parler moins, ne plus supporter de parler, jusqu’à ne plus rien dire jamais.

 

Pour qu’un homme soit vivant, il lui faut la liberté, la volonté, la résistance, l’altruisme et la singularité. Nous sommes entrés dans une ère qui combat ces valeurs, perçues par l’ordre dominant comme autant de menaces. Le totalitarisme soft des fausses démocraties bâillonne les esprits et réduit les citoyens à l’état de zombies.

Noam Chomsky parle de lavage de cerveaux en liberté pour décrire la manière dont les sociétés néolibérales, dites libres et ouvertes, procèdent pour anesthésier ou censurer les volontés divergentes. Les moyens sont multiples. Ils relèvent de règles économiques, sociales et culturelles, et s’appuient sur la publicité et des lois liberticides.

Le cerveau se reconfigure en permanence en fonction de sa communication avec le monde extérieur et avec son propre écosystème interne : réseaux, organes, tissus et cellules. Les 3 grands systèmes de régulation du corps (hormonal, nerveux, immunitaire) sont en intercommunication étroite.

Le plus important dans la vie est la compréhension des processus de création et des mouvements, son acceptation du changement, l’attitude que l’on a face à la vie, et la qualité des relations et des actions que l’on met en place.

Les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent.

Il existe toujours des solutions différentes pour résoudre un même problème.

Il faut donner une personnalité morale aux relations. La qualité des relations est le plus important.

Il faut intégrer toutes choses à notre notion d’appartenance à un groupe pour les défendre et les considérer comme nos proches. Il faut savoir s’attacher aux autres. Il faut avoir une relation de sujet à sujet et non d’objet à sujet.

L’homme doit s’adapter à son environnement, car jusqu’à présent l’homme a toujours voulu domestiquer l’environnement pour ce dernier s’adapter à l’homme.

Il faut densifier le tissu des relations qui nous lient.

Que chacun s’efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d’autres une véritable humanité. C’est de cela que dépend l’avenir du monde.

Il faut s’éloigner de la violence de la déshumanisation.

La logique aujourd’hui s’est inversée ainsi que les valeurs et le sens de la vie. Il ne faut plus donner sa force, sa vitalité et sa santé au collectif, à la société, à l’environnement et au travail. Mais c’est le collectif, la société, l’environnement et le travail qui doivent être source et pourvoyeur de santé et de bien-être pour l’humain. Aujourd’hui, nous sommes moins collectif et davantage centrés sur nous-mêmes, plus individualistes.

Le fait de montrer aux autres, c’est d’abord pour s’affirmer et communiquer une certaine image de soi.

 

Tu dois être présent constamment à ce que tu fais et habiter tes gestes et tes actions.

Un bon leader est une personne qui est présente et incarnée.

Tu dois vivre en conscience.

Personne n’est supérieur aux autres. L’autorité n’a rien à voir avec la supériorité.

Les personnes courent après leur insatisfaction.

Garder un esprit vaste et stable face à la vie.

 

Nous n’avons pas le droit de désespérer du cœur de l’homme, car il ne nous appartient pas de connaitre ni le lieu ni l’heure où le cœur va pouvoir être touché par la grâce.

Ne nous coupons pas de nos racines car une branche retranchée sur son tronc ne dessèche et finit pas périr.

Nous n’avons pas le droit de baisser les bras et de perdre l’espérance.

Il faut favoriser la réconciliation et l’unité qui sont autant de petits cailloux sur une route couverte de sang.

Les personnes ont besoin de se nourrir de symbole et de rêve.

La famille idéale n’est pas une famille sans conflit mais une famille en lien.

 

Il est nécessaire de comprendre pour améliorer les relations et la compréhension qu’il faut éviter : les généralisations (jamais/toujours), la culpabilisation (encore), la moralisation, les opinions, les reproches et le jugement.

Il faut tendre vers : faire dire, poser les questions, être à l’écoute, décentrer, montre les choses positives, ne pas se focaliser sur ce qui ne va pas, contextualiser, revenir aux faits, lâcher prise, laisser faire et améliorer.

 

Montrer l’exemple, faire exprimer les émotions des autres pour être reconnus, plutôt que de réprimander.

Beaucoup de troubles sont des troubles émotionnels, où il est nécessaire de reconstruire les liens avec soi-même et avec les autres. Derrière les troubles, il y a une souffrance, une déception et un désir.

Il faut être présent aux autres, à soi-même et à son environnement. A l’écoute de ce qui nous entoure. Il faut être patient pour agir au bon moment quand les facteurs sont favorables.

La vie passe aussi vite que les nuages d'automne ;
Parents et amis sont comme les badauds d'un marché ;
Le démon de la mort rôde, furtif, comme les ombres du crépuscule ;
L'au-delà est [pour nous] comme un poisson transparent en eau trouble ;
Le monde, comme le rêve de la nuit passée ;
Les plaisirs des sens, comme une fête illusoire ;
Et les activités ordinaires aussi futiles
Que les ondes se succédant à la surface de l'eau.

Shechen Gyaltsap

Simplicité et partage permettent la joie.

La plupart des récits religieux ne sont que des récits mythiques. L’idée d’un dieu personnifié est naïve et puérile. Il s’agit d’un concept anthropomorphique, une chimère forgée par l’homme pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles.

Il a été inventé l’idée d’un dieu bienveillant et paternaliste qui nous écoute et nous guide. Mais l’image du dieu bienveillant est parfois remise en cause car on voit aussi l’image d’un dieu jaloux, un dieu qui exige une fidélité aveugle, un dieu qui inspire la crainte, un dieu qui punit et sacrifie.

Ne punit-il pas ses créatures des choses dont il est l’unique responsable ? En jugeant ses créatures ne se jugent-ils pas lui-même ? Peut-il créer qqchose de plus grand que lui ? La toute puissance de dieu n’est pas possible.

Ce que nous appelons l’histoire n’est pas neutre, mais racontée selon le point des idéologies. Nous sommes convaincus de détenir la vérité et incapables d’entendre celles des autres. Si bien que nous vivons dans une tour de Babel où la communication n’est souvent qu’apparence, et au final dialogue de sourds, source de tensions, d’incompréhensions, donc de souffrances. Chacun cherche désespérément à être compris, mais peu à comprendre. La démarche authentiquement spirituelle, par essence, nous invite à mettre en cause notre monde, à aller vers la vision de ce qui est, sans parti pris (mais avec un positionnement), ni jugement (mais en capacité d’évaluer). Il faut que je ne cherche pas tant être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

L’électricité et le magnétisme, le temps et l’espace, la masse et l’énergie sont les deux facettes d’un même phénomène.

Les lois qui dictent le comportement des phénomènes physiques sur terre sont les mêmes que celles qui règlent les galaxies les plus lointaines.

Toute chose vit avec le principe d’économie d’énergie.

Il existe une profonde unité dans l’univers.

Toute particule de matière ou de lumière est à la fois onde et particule.

L’homme participe par sa présence à la genèse de l’univers car l’observateur et le phénomène observé sont interdépendants.

Le code de la nature semble être ajusté à l’aptitude du cerveau humain à le comprendre.

Nous avons une connaissance intuitive qui est inscrite dans nos gènes et nous permet de connaître inconsciemment les lois de la nature.

La conscience est programmée dans l’univers, tout comme celui-ci a été réglé de façon extrêmement précise pour l’apparition de la vie.

L’apparition de la conscience n’est pas un simple accident de parcours dans la grande fresque cosmique, elle est le reflet d’une profonde connexion entre l’homme et le monde.

Nous pouvons parier sur l’existence d’un principe créateur. Un principe panthéiste qui se révèle dans l’harmonie de tout ce qui existe.

 

Selon la théorie des cardes, les particules élémentaires seraient des cordes infiniment petites qui vibrent. Dans cette théorie, le big bang pourrait n’être qu’une étape dans une série de cycle infini.

Quand l’organisation de la matière devient complexe, des propriétés nouvelles émergent au niveau supérieur de l’organisme, qui n’étaient pas présentes au niveau inférieur des particules élémentaires.

Le tout est plus grand que la somme des parties.

L’esprit et la matière n’ont pas d’existence propre car ils sont tous les deux interdépendants et participent à la même globalité.

La science ne nous aide pas à prendre des décisions morales et éthiques. Elle n’engendre pas la sagesse.

Notre bonheur dépend de celui des autres.

Le contemplatif se détache des choses et allège ainsi sa souffrance.

La spiritualité permet de guider l’action de l’homme.

Le bien et le mal ne peuvent s’exprimer qu’en termes de bonheur et de souffrance.

Ce sont nos intentions qui déterminent le caractère véritable de nos actes.

 

Notre conscience ne peut pas être isolée de la réalité globale du monde des phénomènes.

L’expérience directe est la clé de l’éthique.

Lorsque l’éthique est le reflet de nos qualités intérieures et guide notre comportement, elle s’exprime naturellement dans nos pensées, nos paroles et nos actes et devient source d’inspiration pour les autres.

La science est remplie d’incertitude, d’indétermination et d’imprédictibilité.

Un système d’arithmétique cohérent et non contradictoire contient toujours des propositions indécidables, c'est-à-dire des énoncés mathématiques dont on ne peut jamais dire par le seul raisonnement logique s’ils sont vrais ou faux.

Il existe toujours une limite à notre connaissance d’un système donné car nous faisons nous-mêmes partie du système. Pour aller au-delà de cette limite, il nous faut en sortir.

Le pouvoir de la pensée rationnelle n’est pas sans limite.

Il existe des problèmes mathématiques qui ne pourront jamais être résolus par ordinateur.

 

Le miracle de l’univers, c’est que l’univers a créé une partie de lui-même destinée à étudier l’autre partie, et que cette parie, à s’étudier elle-même, finit par retrouver le reste de l’univers dans sa propre réalité naturelle et intérieure.

 

La religion de l’avenir sera une religion cosmique. Elle transcendera l’idée d’un dieu incarné, évitera les dogmes et la théologie. Couvrant à la fois le domaine du naturel et spirituel, elle se basera sur un sentiment religieux, né de l’expérience d’une unité significative en toutes choses, naturelles et spirituelles.

 

Nous devons nous préparer à repenser l’individu non pas comme séparé, isolé d’autrui, en concurrence avec lui, mais comme un individu rationnel, interdépendant avec le monde, un être en processus, et non une identité close.

 

Les chiffres symboliques des hommes sont généralement issus des nombres, des constantes qui structurent la nature comme les nombres d’or, des références spatiales et temporelles, comme les points cardinaux, le système solaire, la rotation de la terre, et des constantes du corps humains comme les 9 mois de grossesse.

 

L’ordre se fabrique à partir du désordre en répétant en boucle une même structure ou mouvement.

 

L’unité de la nature se retrouve dans des phénomènes périodiques. C'est-à-dire les réactions de la nature conduit à la création de cycles périodiques en modifications continues.

Cette répétition périodique créé une structuration et un ordre.

L’équilibre n’est jamais atteint. La création intervient dans l’espace et le temps avec des durées et des régularités.

De même que les papillons de nuit sont attirés par la flamme de la bougie dans laquelle ils vont mourir, l'homme est attiré par la mélodie de l'éloge, l'arôme du tabac, le goût de la viande, la douceur du contact féminin ou la caresse de la soie, mais, il est induit en erreur par cet attachement, il ôte la vie à sa propre voie de liberté. C'est ainsi que le cerf, attiré par la musique du luth à trois cordes, tombe sous les flèches empoisonnées ; que l'abeille, séduite par le parfum de la fleur carnivore, en devient prisonnière ; que le poisson, attiré par le goût de l'appât, se fait prendre à l'hameçon ; et que l'éléphant, attiré par le contact de sa femelle, se noie dans la vase. C'est ainsi que nous sommes leurrés par chaque objet de désir et que nous devenons dépendant de lui.

Sois comme la lumière. La lumière qui éclaire tout, est par elle-même invisible.
Tout autour de nous n’est qu’agitation frénétique.
Sous une apparence du monde de quasi permanence, ce cache une impermanence continue.
Les choses n’ont pas d’existence propre car elles sont interdépendantes de leur observateur.

Le désir chez l’homme est visuel, le désir chez la femme est narratif.
Le centre sexuel est la respiration. Ferme tes yeux et ressent la respiration.

Il faut savoir se délivrer des chaines de son cœur pour devenir remarquables. Se délivrer des poisons de son esprit.

C’est parce que les hommes ont peur qu’ils font des offrandes et demandes des bénédictions.

Les grands hommes sont ceux qui écoutent leur cœur et choisissent eux-mêmes leur destin.

Nous cédons face à la peur que nous inspire les êtres et les choses.

La vérité des hommes ne se fait que par les actes.

Ceux qui détournent le regard vivent dans l’illusion.

Ceux qui regardent en eux sont éveillés.

Ne pas vénérer ce qui nous rend plus puissant.

Sauvez la vie d’un homme, c’est sauver l’humanité tout entière.

Ne te laisse pas entrainer dans un combat si tu peux l’éviter.

On peut t’enseigner la manière d’agir mais personne ne peut faire tes choix à ta place.

Ne laisse pas te faire guider par ta colère.

Avoir la force de l’esprit.

Jamais l’arme que tu as en main ne doit dicter tes choix et tes actes.

Ne vous laissez pas gagner par la haine car la haine est le pire des poisons.

La beauté est le résultat de la connexion et de l’unification.

Le plus apte à la survie n’est pas forcément le plus fort comme on l’a longtemps cru : ce peut être le plus petit, le plus social ou le plus beau que la vie favorise.

Rigueur et assiduité.

Ce qui est important, à travers ce type de soins, c'est l’amour de l'autre, c'est l’empathie et la compassion. C'est le travail qui s’opère en triangle entre le Divin, le malade et le thérapeute. Il y a la circulation d’une ¨Force de Consolation de l’âme et du corps¨ qui est mise en mouvement par ce fameux triangle. S'il n'y a pas cette circulation, cette onde d'amour qui voyage de façon triangulaire, toutes les techniques du monde ne peuvent mener à rien. L’élan du cœur, l’écartèlement du cœur est primordial.

Le plus important, c'est l'Essence de la Vie à retrouver et à offrir.

L’exemple n’est pas un moyen d’avoir une action sur autrui : c’est le seul.

Quand nous pensons continuellement ‟moi ! moi ! moi !” et ne parlons que de nous-mêmes, nous réduisons considérablement la dimension du monde que nous voulons nôtre, et les événements qui se produisent dans la sphère étroite de cet égoïsme nous affectent profondément et troublent à coup sûr notre paix intérieure. La situation est très différente quand nous nous sentons en premier lieu concernés par les autres, quand nous pensons que ces derniers sont si nombreux que nos préoccupations personnelles, en comparaison, sont négligeables. Si, de plus, notre désir est de résoudre leur souffrance, celle-ci, loin de nous décourager, ne fait que renforcer notre courage et notre détermination, à l'inverse de l'apitoiement sur soi qui nous déprime et sape notre courage.

 

Malléable, l'esprit est capable de changement. Apprenons donc à voir dans quelle mesure nous pouvons le transformer, identifions les moyens qui permettent d'y parvenir et mettons-les en œuvre. Le samsara, ou cercle des existences, et le nirvana, son dépassement, ne sont pas comme des lieux géographiques éloignés l'un de l'autre. Ce sont deux états de l'esprit. Le samsara est une déviation par rapport à la connaissance, une vision distordue de la réalité qui assujettit l'esprit aux émotions négatives, tandis que le nirvana est un état de liberté intérieure, affranchi de tout obstacle conceptuel et émotionnel.

 

Quand votre réalisation de la vacuité de tous les phénomènes deviendra aussi vaste que le ciel, votre confiance dans la loi de la causalité des actes grandira dans les mêmes proportions, et vous mesurerez l'importance véritable de votre conduite. La vérité relative est en effet indissociable de la vérité absolue. Jamais la réalisation profonde de la vacuité naturelle de toute chose n'a conduit quiconque à penser que les actes positifs n'engendrent pas le bonheur et que les actes négatifs n'entraînent pas la souffrance.

 

Aimé pour son humilité et respecté pour ses vastes et profondes connaissances

Renoncement, sagesse et compassion

Aucun grand titre, aucune grande fonction

Renoncer sans difficulté aux huit préoccupations mondaines qui constituent les espoirs et les craintes de toute personne ordinaire : l’espoir du gain et la crainte de la perte, l’espoir du plaisir et la crainte du déplaisir, l’espoir de la louange et la crainte du blâme, l’espoir de la renommée et la crainte de l’obscurité.

 

Où que tu aies séjourné, ne laisse rien d’autre que la trace de ton séant.

Où que tu aies marché, ne laisse rien d’autre que tes empreintes de pas.

Une fois tes chaussures enfilées, que plus rien ne reste.

 

Je viens d’où je suis venu et je vais de l’avant.

Mon prénom est Michael, mais beaucoup de personnes portent ce nom.

Ne refuse jamais de l’aide à celui qui te le demande et fais le avec tout ton cœur. Avoir un cœur avec modestie et humilité.

 Méditer la mort, c'est méditer la liberté ; celui qui sait mourir, ne sait plus être esclave.

Ce n'est pas parce que les choses nous paraissent difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles nous paraissent difficiles.

Il faut embrasser la sagesse, non pas passivement, mais bien activement: On ne doit jamais sa sagesse au hasard, il faut faire des efforts. Par contre l'argent peut venir de lui-même.

La pauvreté, tout sauf un mal. Compare le visage du pauvre et du riche. Le pauvre rit plus souvent et plus franchement. Aucune inquiétude vraiment profonde en lui. Mais ceux qu'on appelle les heureux, les riches, leur gaité n'est qu'une grimace. En fait une lourde tristesse les mine. Et d'autant plus lourde qu'il leur est alors interdit d'être malheureux au grand jour. Au milieu des tourments qui leur rongent leur coeur, il leur faut jouer leur rôle d'hommes heureux

Le souverain bien, c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu.

Le voyage est un retour à l’essentiel.

La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie.

Il ne faut pas changer sa nature, se renier et se dénigrer, mais il faut s’assumer, s’accepter et prendre ses responsabilités, en même temps que de chercher à être libre, autonome et émancipé.

 

Le désarroi dans lequel nous nous trouvons est en fait une aubaine : il témoigne de notre sensibilité. Ceux qui traversent la vie sans le moindre sentiment de détresse sont inconscients. La détresse induite par notre prise de conscience recèle un immense potentiel de transformation, un trésor d'énergie dans lequel nous pouvons puiser à pleines mains et que nous pouvons utiliser pour construire quelque chose de meilleur, ce que l'indifférence ne permet pas.

 

Comprendre, prendre conscience et apprivoiser avant d’agir. Bienveillance éducative, générosité et écoute.

 

L’action déterminante est le changement de la manière de vivre, d’être, de percevoir, de conscience. La principale difficulté pour l’homme est l’acceptation du changement, par peur, par dépendance, par confort.

 

Proximité, coconstruction, lien, efficacité, écosystème, résilience

 

Ne perdez pas l’apprentissage de la situation, de son expérience, des obstacles.

 

Ne jamais perdre de vue le graphique d'une vie humaine, qui ne se compose pas, quoi qu'on dise, d'une horizontale et de deux perpendiculaires, mais bien plutôt de trois lignes sinueuses, étirées à l'infini, sans cesse rapprochées et divergeant sans cesse : ce qu'un homme a cru être, ce qu'il a voulu être, et ce qu'il fut."

Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

 

C’est précisément parce que les phénomènes sont dénués d’existence intrinsèque qu’ils peuvent se manifester à l’infini. Un univers constitué d’entités autonomes douées d’existence réelle serait figé à tout jamais, car il interdirait le processus des lois de cause à effet, qui est lié à l’interdépendance des phénomènes.

 

Il ne peut exister d’entités autonomes douées d’existence propre. La « vacuité » du bouddhisme n’est pas une « absence » des phénomènes ou leur non-existence, mais le fait qu’ils sont « vides d’existence intrinsèque. La vacuité n’est pas seulement la nature ultime des phénomènes, mais le potentiel qui permet à ces phénomènes de se déployer à l’infini.

 

Les phénomènes ne surgissent pas du néant, ne se produisent pas au hasard et ne peuvent pas être leur propre cause.

 

La délivrance est l’épuisement de l’erreur.

 

Etre prêt ou ne pas être prêt à prendre, accepter, assumer, changer une décision.

 

Le plus important est la force de vie. On la développe lorsque l’on est en difficulté, que l’on a confiance en soi et que l’on a pas peur.

 

Engendrer en nous la détermination inébranlable de résoudre les conflits par le dialogue, non par faiblesse mais parce que c’est la seule manière d’établir une paix véritable. Le désarmement extérieur doit commencer par un désarmement intérieur, la paix extérieure par une paix intérieure.

 

Obtenir du beurre à partir du lait n'est possible que parce que le lait contient déjà de la crème, mais personne n'a jamais fait du beurre en barattant de l'eau. L'orpailleur cherche l'or parmi les minéraux et non parmi des copeaux de bois. De même, s'efforcer d'atteindre le pur et parfait Éveil n'a de sens que parce que la nature éveillée est déjà présente en chaque être. Sans cette nature, tout effort serait futile.

Jamgön Kongtrul Lodrö Thayé, Yonten Gyatso

 

Certains affirment n'avoir aucun but dans l'existence, pourtant ils en ont assurément au moins un, celui d'être heureux, comme tous les êtres. Nous nous voulons tous du bien. Ce sentiment élémentaire et fondamental est le signe que nous avons à l'intérieur de nous un potentiel, une richesse à exploiter.

 

Quand la tonalité du discours est violente ou négative, tout vous amène à la violence. Si la tonalité est l’espérance, si on croit que demain sera mieux alors tout nous amène à la construction et la paix.

 

Travailler pour le collectif en coconstruction au lieu de l’individualisme, avoir un discours positif pour voir ce qui va bien.

 

Respecte l’origine de ce que tu possèdes.

 

En mouvement, l’énergie est nourricière, stagnante, l’énergie est destructive.

 

Qualité qu’il faut développer :

  • Travailleur
  • Assiduité, volonté, détermination
  • Prise de risque, audace
  • Vision à long terme, anticipation
  • Valeur morale
  • Savoir lâcher prise
  • Développement de la qualité humaine, des aides
  • Investissement dans des projets
  • Pensée positive et espoir
  • Ne pas avoir peur
  • Défendre ce qui nous tient à cœur, courage
  • Saisir les opportunités
  • Apprendre de ses échecs
  • Aller de l’avant

 

La plupart des moyens  et des systèmes basés sur le profit favorisent le capital au détriment du travail

 

Toujours plus de technologies ne permet pas de résoudre les problèmes que la technologie a elle-même engendrée.

 

Nous nous faisons manipuler en allant constamment vers la facilité.

 

La nature cherche toujours la promotion de la vie. L’autopromotion de la vie se fait spontanément, c’est une force d’intelligence créative.

 

Il ne faut pas regarder les autres et la nature comme une chose qui nous appartient ou que l’on veut posséder.

Il faut vivre en harmonie avec ses congénères. Il n’est pas suffisant de faire de bonne action mais une action juste.

La représentation a pris le pas sur le ressenti. Nous avons refoulé nos émotions pour développer le langage et la pensée abstraite. Ainsi, nous sommes aveuglés car l’idée devient une réalité, en oubliant qu’elle n’est qu’une représentation. Persuadés qu’elle est la vérité, nous devenons intolérants car notre vérité devient la seule vérité.

Nous avons une violence animale qui est en nous et ce n’est que le reflet de nous-mêmes. En prendre conscience, c’est la dompter, la codifier et éviter des conflits inutiles.

L’altruisme favorise la survie. La coopération et la solidarité au sein d’un groupe sont favorables au regard de la sélection naturelle.

Nous devons ressentir nos besoins, écouter notre corps, ne pas s’apitoier sur son sort, ne pas regretter le passé, ni craindre le futur. Il faut tourner notre esprit vers l’autre et faire les choses le mieux possible.

L’homme cherche à posséder le savoir, les richesses, le sacré, la vie. En accumulant les objets, il pense qu’il va les intégrer à lui-même. Il faut faire le choix de ne rien posséder.

 

Le serpent est le symbole du phallus. Le taureau est le symbole de la virilité.

 

L’émergence de ma déesse mère de la terre est liée au développement de l’agriculture. Les religions ont toujours été liées aux besoins fondamentaux de l’homme.

 

Le meilleur moyen de changer les pratiques et les habitudes des personnes est l’utilisation de la religion.

 

Les sacrifices participent à la cohésion du groupe. Il s’agit d’un exutoire pour canaliser les violences. La désintégration d’un bouc émissaire est un impératif pour assurer l’ordre.

 

A partir du moment où les individus sont transis devant une transcendance qui les dépasse et les unit, le prêtre à tout pouvoir pour les manœuvrer.

L’élite religieuse institue l’ordre au nom de dieu et ancre dans l’esprit des fidèles l’idée qu’ils sont redevables à la divinité de la création et à ses prêtres du maintien de cette création, grâce aux rites dont ils sont seuls à disposer des clés.

 

Le maître transmet l’introspection, l’expérience et l’ouverture du cœur. C’est une expérience initiatique, une spiritualité personnelle. Le maître choisit l’oralité, le contact. Il impose une rigueur de vie.

Les commandements du maître sont : la non-action, la douceur, la féminité, le sans-parole, la pureté, la bonté, la loyauté, la sincérité, la modération et la modestie.

 

La sagesse repose sur l’observation de la nature, de ses cycles, de sa construction, afin de s’y conformer. Tous les éléments sont en interdépendances et traversés par les souffles naturels, les courants d’énergie.

 

Avoir l’amour de l’étude dans un souci d’éveil et de perfectionnement, afin que chacun découvre par lui-même les règles de la vie.

 

Les quatre vérités du bouddhisme : la vie est souffrance. La première affirmation est le constat de la non-satisfaction. Tout effort de l’homme pour accéder au bonheur permanent n’est qu’une vaine illusion, dans la mesure où tout est impermanence. Admettre que l’on ne peut pas plier le monde à ses désirs. La deuxième vérité est le diagnostic de la cause de la souffrance : le désir. La troisième vérité affirme que la guérison consiste à renoncer à ses désirs, de s’en détacher, de s’en libérer. La quatrième vérité fournit le remède des 8 composants : compréhension juste, pensée juste, parole juste, action juste, moyen d’existence juste, effort juste, attention juste et la concentration juste.

 

 

L’évolution de la religion est le fruit du processus de rationalité. Au fil des millénaires, la rationalité n’a cessé de croître dans la manière dont l’homme s’est représenté le monde et dans ses diverses activités pour organiser, ordonner, classer. Le processus a conduit à de profondes révolutions techniques et sociales. Il a eu un impact décisif dans l’évolution de la religion. Il est en cause du désenchantement du monde, c’est-à-dire que le monde a progressivement perdu aux yeux des hommes son aura magique pour devenir objet d’observation et de connaissance. Mais cela ne signifie en rien qu’il s’agisse là d’un progrès de la spiritualité. Il s’agit seulement d’une imprégnation plus grande de la raison dans le sentiment religieux. Les religions dites primitives expriment une spontanéité du sentiment religieux qui s’est effacée au fur et à mesure que la raison est devenu plus prégnante, et que les capacités d’abstraction acquises par l’homme ont abouti à la mise en place d’une religion plus rationnelle, plus organisée et plus structurée.

 

La modernité occidentale s’inscrit dans une logique philosophique directement issue de la Bible et des grecs, qui prône la supériorité de l’homme et de la raison sur la nature, mais elle se coupe de l’arrière-fond métaphysique de ces deux sources, faisant de l’homme un partenaire du monde et l’enjoignant de respecter la nature. L’homme se retrouve donc tel un maître sans devoirs, qui peut disposer librement de son environnement selon ses besoins.

 

La nature n’est plus perçue comme ayant une pluralité de niveaux (elle est totalement désenchanté), mais encore l’intériorité de l’homme est en partie dissoute. Dès lors que l’on est dans un processus historique qui tend à unidimentionnaliser le cosmos et les hommes, la religion décline et se formalise. Le dogme, la norme, le sermon deviennent les mots clés des religions occidentales ultrarationnalisées qui parlent de moins en moins au cœur de l’homme et à son imaginaire en quête de symbole. Autant que la religion, c’est la morale qui est atteinte par cette ultime révolution. Car ce qui constituait l’ultime fondement des religions historiques (l’ordre naturel) n’apparaît plus pertinent et aucune éthique, même laïque, ne peut désormais se fonder sur un ordre transcendant quelconque. On le voit bien aujourd’hui à travers les débats sur la bioéthique (reproduction, manipulation génétique) ou les mœurs (mariage, homosexualité, homoparentalité), les arguments reposant sur l’ordre naturel ne sont plus perçus comme des absolus intangibles et convainquent de moins en moins.

 

On a pu constater que la religion a deux dimensions essentielles qui se croisent : l’une horizontale qui vise à relier les hommes entre eux et à créer des communions ; l’autre verticale qui relie l’être humain au monde invisible, à une transcendance, un absolu, à des esprits, à des divinités, à Dieu. C’est la différence commune à cette transcendance invisible qui crée le lien entre les croyants. La religion répond aussi à un besoin profond de communion, elle vise à rassembler les individus, à les unir dans une même ferveur  émotionnelle. Notons en passant que lorsque la religion traditionnelle diminue, lorsque les sociétés se sécularisent et que la transcendance religieuse disparaît, le besoin de communion n’en demeure pas moins puissant et va se fixer sur d’autres objets : la politique, le sport, la musique.

L’une des fonctions fondamentales de la religion est de créer du lien social. La communauté des croyants est liée par la référence commune à un invisible transcendant et par des pratiques, des interdits, des rituels qui en découlent. Dès lors, la religion participe de manière déterminante à l’identité et à la culture d’une tribu, d’un peuple, d’une civilisation. Lorsque cette identité collective est menacée, le repli sur la religion est un réflexe naturel. Celui-ci est d’autant plus fort que la dimension politique est faible et que le groupe est dominé par un autre groupe : le religieux vient compenser la faiblesse du pouvoir politique pour redonner fierté et espoir aux croyants. Cela débouche parois sur une radicalisation violente. Sous l’occupation romaine, le judaisme antique s’est revigoré et radicalisé, allant jusqu’à mener des révoltes sanglantes au nom du Dieu d’Israel. De nos jours, c’est surtout dans un monde musulman qui se sent souvent humilié ou envahi par la domination politique, économique et culturelle occidentale que l’on assiste à des replis identitaires sur la religion, allant parfois jusqu’à commettre ou soutenir des actions meurtrières au nom d’Allah. Mais le lien entre politique et religion peut aussi être activé du côté des dominants en quête de justification. C’est au nom de l’évangélisation des peuples « barbares » qu’a été justifiée la colonisation occidentale, comme au nom des valeurs morales, notamment chrétiennes, qu’un George W. Bush a justifié la guerre en Irak, dont les véritables motivations étaient purement économiques. La globalisation culturelle actuelle renforce les mécanismes de défense de ceux qui se sentent menacés dans leur mode de vie, leurs valeurs, leurs traditions. Le recours à la religion permet de renforcer l’identité d’un groupe, mais aussi de l’individu. En France, on le voit aussi bien du côté des jeunes femmes musulmanes qui portent le voile pour renouer avec la tradition, que du côté des catholiques qui avaient délaissé la religion et qui s’y réinvestissent, parfois de manière purement identitaire et culturelle, parce qu’ils se sentent agressés par la présence d’une culture et d’une religion qui leur sont profondément étrangères.

 

Dans un labyrinthe, tout se répète ou paraît se répéter. L’esprit supérieur qui le conçoit le connaît fini. Mais l’errant qui en cherche inutilement la sortie l’éprouve à l’infini, comme le temps, l’espace, la causalité. Au moins lui est-il impossible de trancher, dans un sens ou dans l’autre. Une expérience trop courte lui fait supposer unique ce qui est infiniment répété ou tenir pour infiniment répété ce qui ne saurait exister deux fois absolument semblable à soi-même.

 

Il n’y a rien de nouveau sur la terre, toutes les nouveautés sont seulement des oublis.

 

Toute entreprise n’est que vanité. La roue n’a ni commencement ni de fin. Chaque vie est la conséquence d’une vie antérieure et elle engendre la suivante, sans qu’aucune ne détermine l’ensemble. En un temps infini, toute chose arrive à tout homme. Dans les jeux de hasard, les nombres pairs et impairs tendent à s’équilibrer.

 

La vérité compte moins que les mécanismes qui y conduisent.

 

La mort rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantôme ; chaque acte qu’ils accomplissent peut être le dernier, aucun visage qui ne soit à l’instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout chez les mortels a la valeur de l’irrécupérable et de l’aléatoire. Chez les immortels, en revanche, chaque acte est l’écho de ceux qui l’anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l’avenir, le répéteront jusqu’au vertige. Rien qui n’apparaisse pas perdu entre d’infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n’est précieusement précaire. Le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les immortels.

 

Laisse-le agir et croire qu’il a réalisé son désir et que la vigilance et l’ambition disparaissent. Destitue-le alors par surprise.

 

Le meilleur mensonge est de dire une autre vérité que la réalité.

 

Une destinée ne vaut pas plus qu’une autre destinée, et l’homme doit respecter celle qu’il porte en lui.

 

Mourir pour une religion est plus simple que de la vivre pleinement. Un acte est moins important que toutes les heures d’un homme. La lutte et la gloire sont des facilités.

 

L’image qu’un seul homme a pu concevoir est celle qui ne touche personne.

Il n’est personne qui n’ait éprouvé, au moins une fois, que le destin est puissant et stupide, qu’il est à la fois innocent et inhumain.

 

Il n’y a aucun fait qui n’implique l’histoire universelle et son enchaînement infini d’effets et de causes.

Le monde invisible nous est donné tout entier en chaque représentation, de même que la volonté nous est donnée toute entière en chaque sujet.

 

Un homme s’identifie peu à peu avec la forme de son destin. Un homme devient à la longue ses propres circonstances. L’invective masque le manque de pensée.

 

Les éléments d’une personne, qui captent l’attention, sont des traits exprimant la sensibilité, l’attachement, la naïveté, l’humanité. Ces éléments rendent sympathique les gens.

 

Nous sommes dans l’illusion de la rentabilité, de la mécanisation, de l’efficacité et du matérialisme.

 

Nous devons cesser d’être des hommes qui prient, pour devenir des hommes qui bénissent.

 

Ecoute le souffle de l’espace, le message incessant qui est fait de silence.

 

La souffrance ne possède pas un caractère absolu, et le malheur n’a pas de causes immuables. Nous n’avons qu’un contrôle limité, temporaire, et souvent illusoire sur le monde extérieur et sur notre corps, mais notre esprit est par nature beaucoup plus flexible. S’il est difficile de changer le monde, il est toujours possible de transformer notre façon de percevoir.

 

Notre nature véritable est un lieu où rien n’est jamais raté.

 

On aperçoit les limites propres à chacun, quand de nos vies se révèle la fragilité.

 

Raconter sans me perdre dans la poussière du passé, laisser la vérité de chacun, ni bien, ni mal, nul regret.

Le désir change la fragile lueur en source de vie.

 

Quand des reflets de la peur, le terrible se sépare, et se présente face à nous, tout ce qu’il y a d’illusoire dans la peur s’évanouit avec elle.

 

Quand les jeux sont finis, nos yeux s’ouvrent à cette simplicité : ce monde que nous voyons est notre regard.

 

Etre seule, n’est pas l’absence de l’autre, mais le manque de soi. L’unité est un fin tissage.

 

Comme en tout ce que l’on vise pour atteindre sa cible, il faut avoir la conviction de toucher juste.

 

3 mots immortels : invention, communion, transmission

 

Les enfants gâtés jouent à faire semblant que tout leur est égal. Non seulement ils s’ennuient et ne veulent pas le voir, mais ils freinent le désir.

 

Le souffle de vie marque trois temps : le temps d’attendre, le temps de voir, le temps de rendre.

 

Les trois mots inséparables : espoir, courage, désir.

 

Il y a la vie et il faut la vivre.

 

Tu m’as montré que des terres sauvages inconcevables s’ouvriraient devant nous où nous inventerions une autre vie. Tu m’as parlé de victoires et non pas de défaites. La peur perdait de sa matière. Une force inconnue a brisé en moi une serrure. Celle qui me séparait de l’émotion de vivre.

 

Nous cherchons l’équilibre d’une vie sur le déséquilibre du monde.

 

Chaque jour se lève une lumière qui éclaire mon âme. Une force bat en moi. Force à aimer, à partager, à désirer, à rêver. Le désir porte les messages de vie.

 

Ceux qui nous ont façonnés ont eux-mêmes été façonnés. Nous sommes différents à nous-mêmes chaque jour de notre vie. Il n’y a pas d’autre choix à la vie, que celui d’aider la vie. Nous construisons un roman du passé. Le souvenir n’est commun avec personne.

On ne se libère pas facilement du piège de notre histoire.

 

On n’apprend pas la prière en priant, on prie en vivant.

 

L’essence de la vie est une source qui coule entre nos mains et nous ne pouvons la retenir. Elle est partout. Elle n’est pas à chercher. Dieu n’est pas à chercher.

 

Ceux que l’on aime mourront un jour, tous sans exception, et pourtant personne n’y croit.

 

La drôlerie  recèle quelque chose d’authentiquement sacré, qu’elle constitue une sorte de clé pour l’absolu. Sans le rire, nous ne sortirons pas indemne de la grande indifférence du monde.

 

La plupart des gens s’accommodent de la vie d’adulte, en raison surtout de l’autorité nouvelle qu’elle confère, des droits qu’elle autorise et du mensonge organisé et si commode qu’elle sanctifie.

 

Les maisons sont des accords conclus avec la terre : en elles repose l’assurance d’un certain enracinement nécessaire à nos âmes.

 

Le défi est d’insuffler la vie à une structure de mots, c’est-à-dire de lui léguer une vérité telle que le cœur, l’esprit et le corps reconnaissent en elle le mouvement même de leur propre vertige.

 

Rien n’est plus difficile à concevoir que la réalité survivre à notre mort.

 

Dans notre société, les personnes cherchent la douleur pour avoir le plaisir.

 

On peut réclamer davantage à la vie que ce à quoi elle consent d’emblée.

 

La mort nous donne accès à une réalité que nos sens peinent à percevoir mais que nous sentons vivre en quelque part de nous-mêmes et du monde.

L a terre ne se soucie pas de nous, ou si peu.

La sublimation est le nom pour désigner la dislocation momentanée de nos liens avec la matière tout à la fois rêveuse et sentinelle.

 

Il est donné à très peu d’esprit de découvrir que les choses et les êtres existent, et sans doute devrions-nous nous en féliciter. La découverte d’une existence autre que la nôtre produit un saisissement dont il est malaisé de se remettre.

 

Pourquoi dans ce monde le travail, l’argent, la rivalité, les lois de la propriété privée sont auréolés de tant de prestige ? Pourquoi tous ces gens ne profitent-ils pas tout simplement du temps qui passe ?

 

Voir les choses les plus importantes : la bonté toujours nécessaire, l’amour comme un herbier vivant.

 

Tu es venue avec le corps qu’il fallait, le silence qu’il fallait dans tout ce bruit du monde.

Lorsque le cœur, l’esprit et le corps se détournent de l’innocence, les personnes éprouvent une nouvelle profondeur, révélatrice de leur corps plus vaste, moins fermé sur lui-même et plus relié qu’ils ne le croyaient aux choses vivantes. C’est en cela seulement qu’on peut lire dans le ciel et ses étoiles le récit des existences humaines. Quelque chose là-haut nous ressemble, que nous reconnaissons par cette sorte de collier que composent entre eux les astres.

 

La vie de l’homme moderne caractérise le flottement d’un monde tumultueux et violent désormais sans repères, soumis à un présent perpétuel, à la dictature de l’urgence, à la fluidité des marchés, au bavardage sans fin des réseaux sociaux, au surnageant de l’information immédiate, au tourbillon du désir consumériste et à la prolifération du jetable et des déchets qu’il engendre, tant au niveau des objets que des êtres.

 

« Mais tout voyage, toute aventure se double d’une exploration intérieure. Il en est de ce que nous faisons et de ce que nous pensons comme de la courbe extérieure et de la courbe intérieure d’un vase : l’une modèle l’autre. » Margueritte Yourcenar

 

Pas plus d’être ou d’éveil à soi, il n’y a de bonheur clos sur lui-même : il n’est de joie, comme il n’est d’être, que dans la communication, dans le donner et dans le recevoir.

 

La maturité est un mélange de prise d’initiative, de responsabilisation et de perte d’innocence. La vision devient alors plus profonde, plus sensible.

 

Accepter la vie comme elle est, se connaître et apprendre à discerner, vivre dans l’ici et maintenant, se maîtriser, faire le silence en soi, savoir choisir et pardonner.

 

La foi est la confiance, sans laquelle on ne peut pas avancer, progresser dans la vie.

 

Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. La confiance se traduit pas l’abandon, la quiétude et le lâcher prise.

 

La culpabilité conduit au fatalisme, à la soumission et au désespoir.

 

Lorsque les individus ont peur, ils abandonnent leur liberté à un pouvoir fort. Ils se déresponsabilisent totalement. A l’inverse, ceux qui sont prêts à assumer les conséquences de la liberté ont conscience qu’ils sont véritablement responsables de leur vie. Ils assument les conséquences de leurs actes et savent que la meilleure réponse à un obstacle extérieur incontournable est une réponse intérieure : un lâcher-prise qui rend l’obstacle moins lourd parce que librement accepté, mais aussi éventuellement susceptible d’être surmonté par une initiative personnelle appropriée. Ils savent que la solution est en eux et non à l’extérieur.

 

« Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi, c’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » Antoine de Saint Exupery

 

Toute action en faveur de la vie est une manière de nous relier au monde et de signifier notre refus de la violence et de la destruction.

 

Le philosophe, le chercheur spirituel qui refuse de croire les apparences, les fausses évidences et les préjugés dominants doit assumer une certaine solitude mais aussi parfois faire face à l’hostilité de ses proches, encore prisonniers de leur ignorance.

 

Le discernement consiste à tenir compte de l’importance des actes et de ses conséquences, et, en pleine conscience, de choisir la voie la plus juste compte tenu de tous les facteurs affectifs, émotionnels, matériels relatifs à une situation donnée. Il est évidemment plus facile de suivre sans réfléchir les croyances sociales ou religieuses dominantes que de se forger une conviction personnelle.

 

En apprenant à se connaître soi-même, on accède à une perception plus universelle de la nature humaine.

Si je juge autrui, je me juge moi-même en premier, puisque j’abrite les tendances inavouables que je suis en train de juger.

 

La modération et le courage se perdent par l’excès et le défaut, alors qu’ils se conservent par la juste mesure.

 

Si on ne s’aime pas, on ne peut pas aimer autrui. Si la relation à soi est déviée, nous projetons forcément sur autrui les problèmes qui nous appartiennent et qui ne sont pas résolus.

 

La vérité est qu’une blessure narcissique ne sera souvent guérie que par l’amour.

 

Ce qui est détestable pour toi, ne le fais pas à ton prochain. Tout ce que vous voudriez que les autres fasses pour vous, faites le pour eux vous aussi.

 

Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque : voila les objets du désir et de l’amour.

 

Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.

 

Même si l’on te frappe avec la main, avec un bâton ou avec son couteau, ton état d’esprit ne doit pas changer, tu n’auras pas de mauvaises pensées, tu répondras par la compassion et l’amour sans aucune colère.

 

Sans le pardon, nous resterions prisonniers de nos actes et de leurs conséquences.

 

Fais que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler, d’être compris que de comprendre, d’être aimé que d’aimer. Parce que c’est en donnant que l’on reçoit, c’est en s’oubliant soi-même qu’on se retrouve soi-même.

 

L’une des clés essentielles d’une vie bonne réside dans le non-attachement aux objets. Il nous importe bien sûr à tous d’avoir un toit, de manger chaque jour à notre faim. Pour le reste, le bonheur et le malheur dépendent essentiellement d’autres facteurs : l’amour, la liberté, la santé, la maitrise de soi. Il nous faut donc apprendre à accueillir la vie comme elle se présente, avec ses hauts et ses bas, ses périodes fastes où nous profitons parfois de plaisirs superflus et de ses périodes plus difficiles où nous l’apprécions avec des plaisirs plus profonds.

 

Remonter à la source, c’est accepter de ne jamais voir le commencement, l’origine, car elle est abyssale. Elle a beau être immobile, bien enracinée dans la terre du monde, la source ne se renouvelle pas moins en permanence. Toujours identique à elle-même, elle est perpétuellement autre. Elle nous conduit jusqu’à sauter par-dessus l’abîme de nous-mêmes, jusqu’au passage.

 

Le secret, c’est l’appel au-dedans (introspection), l’ouverture au-dedans, toujours plus au-dedans ; non point l’enseignement de quoique ce soit de nouveau, mais simplement l’éveil à ce qui est, au sein du fond.

 

C’est dans la mesure où l’homme pénètre en soi qu’il pénètre en Dieu, et dans la mesure tout autant où il pénètre en Dieu qu’il parvient à soi. Pour trouver Dieu en réalité, il lui faut descendre jusqu’en cette profondeur de soi où il n’est plus qu’une image de Dieu.

 

Le lieu de toi d’où ton moi jaillit, c’est un objet précieux tombé au fond de l’eau. Si tu veux le trouver, plonge droit dedans, ton esprit sur soi-même pointé, comme le plongeur qui fonce dans la mer, bouche close et souffle rentré.

 

Chercher en chaque instant, en chaque acte, qui en vérité est celui qui vit, qui pense, qui agit. Poursuivre sans relâche cette conscience de soi qui se dérobe derrière les phénomènes et les évènements de la vie psychique.

 

La vraie souffrance naît de notre résistance au changement, au mouvement de la vie, à son flux.

 

Nous sommes tous confrontés à la maladie. Souvent, et bien qu’il nous soit difficile de l’admettre, elle vient nous avertir d’un déséquilibre qui n’est pas seulement physique mais qui concerne plus largement un dysfonctionnement dans notre vie. La plupart des maladies sont, en ce sens, psychosomatiques, même si d’autres facteurs interviennent. La génétique a révélé que nous avons des prédispositions innées à de nombreuses maladies. Nous ne les développons pas toutes, et il arrive même que nous n’en développions aucune. En règle générale, les maladies ne se déclarent pas par hasard : elles interviennent quand nous traversons une situation qui ne nous convient pas, quand nous sommes épuisés ou en conflits avec nous-mêmes. Parfois parce que nous travaillons trop et que nous ne nous laissons pas assez de temps pour vivre. Parfois, à l’inverse, parce qu’on a cessé de travailler et qu’on a oublié de se construire soi-même en dehors de son activité professionnelle. Souvent aussi parce que nous sommes en conflit intérieur avec nos parents ou des personnes de notre entourage, conflits qui nous minent sans que nous en ayons clairement conscience. Nous traversons alors une crise.

 

Toute crise, qu’elle soit professionnelle, affective ou relative à la santé, doit être l’occasion de nous poser en priorité la question suivante : que faut-il changer ?

 

Une blessure, une souffrance, un échec deviennent l’occasion de chercher en soi des ressorts intérieurs profonds, des forces insoupçonnées, pour finalement permettre de se construire avec plus de volonté, plus de désir, plus d’ambition. La douleur donnera sens à notre présent, les échecs passés serviront de guide sur lesquels s’appuyer pour aller de l’avant, vers nos réussites futures.

 

Seul l’instant présent e »st créateur, il n’y a que dans l’ici et maintenant que nous pouvons vraiment jouir de la vie, c'est-à-dire être dans la vraie joie.

 

Habitue-toi à penser que la mort n’est rien pour nous. En effet, il n’y a de bien et de mal que dans la sensation ; or la mort est l’absence de sensations. Par conséquent, savoir que la mort n’est rien pour nous, nous rend cette vie mortelle heureuse. Il n’y a plus rien à redouter de la vie quand on sait qu’il n’y a rien à redouter après la vie. Car il est vain de souffrir par avance de ce qui ne cause aucune douleur quand il est là. Le plus terrifiant des maux, la mort, n’est rien par rapport à nous puisque, tant que nous sommes, elle n’est pas, et quand elle est, nous ne sommes plus. Le sage ne craint pas la vie, il ne craint pas non plus de ne pas vivre.

 

Le rire est une arme fondamentale de la liberté en ce qu’il nous libère de la peur, source de toutes les superstitions qu’il n’aura de cesse de combattre.

 

Le rire a des effets bénéfiques sur la vie antérieure par une prise de distance lucide avec le réel.

L’une des premières fonctions de l’humour est de créer un lieu d’humanité entre des individus qui ne se connaissent même pas. L’humour est souvent tourné vers l’autodérision.

 

L’artiste est un homme qui voit mieux que les autres, car il regarde la réalité nue et sans voiles. Voir avec des yeux de peintre, c’est voir mieux que le commun des mortels. Celui qui mettra le feu à toutes les conventions, celui qui méprisera l’usage pratique et les commodités de la vie et s’efforcera de voir directement la réalité même, sans rien interposer entre elle et lui, celui-là sera un artiste.

 

C’est la joie qui mène au renoncement et non l’inverse.

 

La vie est trop courte et trop précieuse pour la passer à nous distraire et à accumuler un trésor périssable. Cherchons plutôt à en comprendre le sens véritable et à enrichir notre âme.

 

Tu es lorsque tu vis et appliques tes principes et tes valeurs.

Les richesses de l’esprit embellissent le visage de l’homme, être se manifeste dans ses yeux et son expression, dans tous les mouvements et les gestes de son corps.

Si votre connaissance, ne vous enseigne pas la valeur des choses et ne vous libère pas de l’esclavage de la matière, jamais vous n’approcherez de la vérité.

Rappelle toi que la divinité est la véritable nature de l’Homme. Elle ne peut être vendue contre de l’or, ni accumulée comme le sont les richesses du monde d’aujourd’hui. Le riche a rejeté sa Divinité pour s’accrocher à son or. Quant à la jeunesse, elle a abandonné sa Divinité pour rechercher la complaisance et le plaisir.

Ne pas se cantonner au rôle d’interprète, devenir créateur et acteur.

 

Lorsque nous nous tournons vers l’autre pour qu’il nous conseille, nous réduisons d’autant le nombre de nos ennemis.

 

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles du désir de Vie. Ils viennent par vous, mais non de vous et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas vous. Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez abriter leurs corps, mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais ne les obligez pas à vous ressembler. Car la vie ne revient pas en arrière et ne s’attarde pas sur le passé. Vous êtes les arcs qui propulsent vos enfants comme de vivantes flèches. L’Archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe de toute sa force afin que ses flèches partent vite et loin. Laissez vous tendre joyeusement dans la main de l’archer, car il aime autant la flèche qui fuse que l’arc qui demeure immobile.

Vous donnez peu quand vous donnez vos biens. C’est en donnant de vous-mêmes que vous donnez vraiment. Car que sont vos biens, sinon des choses que vous gardez et protégez de peur d’en avoir besoin demain ? Et qu’est ce que la peur de tomber dans le besoin, sinon le besoin lui-même ? Craindre la soif quand votre puits est plein, n’est-ce pas la soif la plus insatiable ?

 

De même que le saint et le juste ne peuvent s’élever au-dessus de ce qu’il y a de plus faut en chacun de vous. De même le méchant et le faible ne peuvent descendre au-dessous de ce qu’il y a de plus bas en chacun de vous.

 

Si vous souhaitez vous délivrer d’un souci, songez que vous l’avez choisi plus qu’il ne vous a été imposé. Si vous souhaitez dissiper une crainte, songez qu’elle réside dans votre cœur et non dans la main de lui que vous craignez. En vérité, tout se meut en vous dans une étreinte vague mais constante : vos désirs et vos craintes, vos répugnances et vos préférences, les objets de votre quête et ceux que vous fuyez.

 

Vous devez vous reposez dans la raison et agir dans la passion.

 

Les hommes ne peuvent vous révéler que ce qui repose déjà, à moitié endormi, dans votre savoir. Le maître qui marche dans l’ombre du temple, au milieu de ses disciples, n’offre pas sa sagesse, mais plutôt sa foi et sa bonté. Si il est vraiment sage, il ne vous invite pas à entrer dans la maison de sa sagesse, mais vous conduit plutôt jusqu’au seuil de votre propre esprit.

 

Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées. Qu’est ce que le mal, sinon le bien torturé par sa propre faim et sa propre soif.

 

Tout est appel, tout est signe. Apprenons à le capter, a y répondre, car répondre à l’appel qui vient de loin, au signe qui vient du profond, c’est le moyen de nous extraire de notre vain orgueil et, ce faisant, de donner plein de sens à notre existence d’ici.

 

Songe que cette lumière née de la nuit est dispensée partout et à tous. Elle ne cloisonne pas, elle élève, elle ne sépare pas, elle réunit.

 

L’aventure de la vie est l’amour même.

 

Les défauts des autres font écho à tes propres défauts. Travaille tes propres défauts, pour comprendre les autres.

 

Chaque période du développement humain suscite son type de conflit, son problème spécifique que seule la force brute paraît capable de résoudre. Et, paradoxe, à chaque fois, la force s’en relève incapable. La force perdure à travers une série de guerre pour s’évanouir d’elle-même.

 

Il n’est rien qui ne colle davantage à la peau que le souvenir du pouvoir.

 

L’âge d’or n’est ni devant ni derrière la société actuelle : il est dans le domaine de l’imaginaire des vaines ambitions de l’homme, comme la plupart de ses croyances. Ce type d’idéal de perfectionnement est la plus vieille des rêveries sociales.

 

Ce n’est pas du statut social, de la saleté, ou de la laideur que les gens ont honte, mais du manque d’affectif.

Pleurer est la seule façon d’être authentiquement en contact avec toi-même, donc la seule chance de ramener ta force à l’intérieur de toi. Derrière les sanglots, il y a ta puissance.

Quand on est en contact avec ses émotions vraies, quand on exprime ce que l’ont sent au plus profond de soi, la honte n’a plus de prise.

La complexité des émotions vient de l’inquiétude.

 

Un courant entraîne toujours des contre-courants. Plus le courant est puissant, plus les contre-courants le sont également.

Les enfants indiens apprennent leur vie avec des outils en tous points semblables à ceux des adultes, si ce n’est qu’ils sont fabriqués à leur taille.

 

Pour prospérer, savoir utiliser les absences et les failles de chaque système qui s’oppose, et coopérer en développant les points communs des systèmes qui vont dans le même sens.

 

C’est pour se rassurer que des personnes choisissent d’acheter une grosse voiture ou sortir avec une jolie femme. Ils n’ont pas confiance et ne sont pas véritablement eux-mêmes.

 

La terre, la vie nous en apprennent plus long sur nous que tous les livres, parce qu’elles nous résistent. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle. Mais pour l’atteindre, il lui faut un outil. L’homme arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu’il dégage est universelle.

 

L’homme d’action n’admire pas les paysages et l’environnement mais les médite. Il déchiffre les signes, prévoit les signes avant coureur, analyse les menaces. Il est soumis avec rigueur aux problèmes et dispute sa tâche avec les éléments.

 

Ainsi va la vie. Nous nous sommes enrichis d’abord, nous avons planté pendant des années, mais viennent les années où le temps défait ce travail. Les camarades, un à un, nous retirent leur ombre. Et à nos deuils se mêlent désormais le regret secret de vieillir.

 

La grandeur d’un métier est avant tout d’unir des hommes. Il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines.

 

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre.

Si je cherche dans mes souvenirs ceux qui m’ont laissé un goût durable, si je fais le bilan des heures qui ont compté, à coup sûr je retrouve celles que nulle fortune ne m’eût procurées. On n’achète pas l’amitié.

 

Ce qui sauve, c’est de ne jamais arrêter d’avancer.

 

On chemine longtemps côte à côte, enfermé dans son propre silence, ou bien l’on échange des mots qui ne transportent rien. Mais voici l’heure du danger. Alors on s’épaule l’un à l’autre. On découvre que l’on appartient à la même communauté. On s’élargit par la découverte d’autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s’émerveille de l’immensité.

Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblerait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.

 

Le sens de la vie engage les hommes jusqu’à la chair.

 

Si nous acceptons les règles du jeu, le jeu nous forme à son image. Pour avoir un sens, il faut rentrer dans un jeu. La vie est un jeu avec des règles.

 

Pour saisir le monde d’aujourd’hui, nous usons d’un langage qui fut établi pour le monde d’hier. La vie du passé nous semble mieux répondre à notre nature, pour la seule raison qu’elle répond mieux à notre langage.

 

La perfection est atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher. La perfection est l’art de l’essentiel.

 

Les humains bâtissent leur propre solitude. Ils s’enferment dans leur secret, leur coutumes et leur mémoire.

 

On oublie que la vie, ici comme ailleurs, est un luxe, et qu’il est nulle part de terre bien profonde sous le pas des humains.

 

L’eau n’est pas nécessaire à la vie, c’est la vie.

 

Je me suis cru perdu, j’ai cru toucher le fond du désespoir et, une fois le renoncement accepté, j’ai connu la paix. Il semble à ces heures-là que l’on se découvre soi-même et que l’on devienne son propre ami.

 

On assure le pain d’une personne pour lui permettre de créer et il s’endort, le conquérant victorieux s’amollit, le généreux si on l’enrichit devient ladre. Que nous importent les doctrines politiques qui prétendent épanouir les hommes, si nous connaissons d’abord quel type de personne elles épanouiront.

 

La vérité, ce n’est pas ce qui se démontre. Si cette religion, si cette culture, si cette échelle de valeurs, si cette forme d’activité et non telles autres, favorisent dans l’homme cette plénitude, délivrent en lui un grand seigneur qui s’ignorait, c’est que cette échelle de valeurs, cette culture, cette forme d’activité sont la vérité de l’homme.

 

Faute d’occasions, faute de terrain favorable, faute de religion exigeante, les gens se sont endormis sans avoir cru en leur propre grandeur.

 

Les interprétations des cartes correspondent aux problèmes psychologiques du lecteur.

Le thérapeute doit aider les personnes à découvrir les significations utiles en mettant peu à peu la négativité de côté.

Si le monde est convaincu que le monde est agressif, on lui fait voir que sa généralisation est subjective, que le monde n’est pas violent, mais qu’il y a de la violence en lui.

 

L’individu commence à développer ses sens, son mental et la perception de soi sous une autre forme. Le miracle de la vie quotidienne se révèle à lui, il comprend que les évènements dépendent de ce qu’il pense qu’ils sont, que la réalité extérieure est entrelacée à son âme, que l’esprit rationnel navigue dans un océan magique où agissent des hasards mus par un créateur incompréhensible, que nous sommes notre propre guérisseur, qu’au delà du cerveau nous avons une aura sensible qui peut s’étendre jusqu’à des distances incroyables, que l’univers nous a offert un rôle précieux : être des créateurs de conscience.

 

C’est par le désir que tu dois éveiller en toi la volonté de faire quelque chose. Pour cela, il faudra que tu éveilles tes forces sexuelles qui sont pures et belles.

 

Si nous voulons réveiller notre dieu intérieur, si nous voulons nous donner à lui, il faut le mettre en action. Il faut lui dire : dans la vie, il manque ceci et cela, dans ma vie, il n’y a pas de vie, il n’y a pas d’extase.

Pour qu’il fonctionne, un miracle doit être utile et désintéressé. Il faut que nous sachions que nous n’allons pas le faire pour notre profit, mais pour le bienfait de l’autre.

 

Le temple est ton corps astral, cosmique, physique. Quand tu entres dans le temple, tu ne peux aller qu’au centre, à ton Dieu intérieur.

 

La prière est une conversation permanente entre ce que tu es et ce que tu n’es pas.

 

Tu ne fais pas les choses. Les choses se font en toi.

 

Tout art sacré est anonyme. Si je réveille mon dieu intérieur, personne ne le sait. Ce n’est pas pour paraître devant les autres qu’on doit l’éveiller. Il faut accepter l’appel. C’est un appel personnel.

 

Guérir ne signifie pas éliminer la maladie mais apprendre à vivre avec elle.

 

Renaître dans la vie spirituelle ne veut pas dire fuir le corps, cela signifie imbiber son corps de son esprit.

 

Tu ne peux pas t’attribuer les véritables trésors. Tu peux t’attribuer le travail que tu fais pour les trouver, mais toute vérité que tu exprimes ne vient pas de toi.

 

Reconnaître humblement notre dieu intérieur, c’est reconnaître qu’il n’est pas unique et que l’autre en a un aussi.

 

Ne te mets pas à admirer Bouddha. Deviens toi-même un bouddha. A quoi de sert la bouddhéité de l’autre.

 

On ne peut édifier toute une vie uniquement sur son moi : c’est cela l’angoisse.

 

Il n’y a pas de vérité sans faire. Il n’y a pas d’esprit, pas de talent, si on ne fait pas.

 

La vérité du labyrinthe de la conscience s’atteint par le cœur. On avance avec le cerveau, mais une fois qu’on a atteint un certain niveau, on continue avec le cœur.

 

Au fond, la vérité, c’est que tu ne peux guérir personne. Seule la personne peut-elle se guérir. Tenter d’aider l’autre exige une grande humilité, car sur le chemin de sa guérison tu dois peu à peu t’effacer pour lui permettre de se guérir lui-même.

 

Avoir la foi, c’est savoir que quelque part on est complètement inscrit dans le cosmos, qu’on fera éternellement partie de la conscience, qu’on est conscience, qu’on est esprit Saint, tous.

 

Lorsque tu butes sérieusement sur ton problème intérieur, le pouvoir ne t’aide pas. Tu peux être officier, tu peux avoir la meilleure situation, quand le moment critique arrive, le pouvoir ne peut rien faire pour toi.

 

La conscience se transforme et laisse un cadavre derrière elle, car elle n’est plus la même qu’au début de son chemin. D’une certaine façon, s’illuminer c’est mourir. Or on cherche justement l’illumination pour ne pas mourir.

 

Ton remerciement n’est pas toujours vrai. Ton remerciement vient de l’intellect. Il doit venir de tout ton être : ton intellect, ton cœur, ton sexe, tes viscères, toutes les cellules. Je veux que tu me dises merci parce que je souhaite être reconnu. Je veux que tu le reconnaisses pour toi, parce que si tu me dis vraiment merci, tu te feras du bien à toi-même.

 

Avoir la foi, c’est dire : je suis bien avec cet être. C’est un plaisir momentané. Je ne demande pas qu’il me donne une heure de plus, ni même quelques jours. Je ne demande rien.

 

Un jour, nous parviendrons à guérir au moyen de miracles à condition d’agir sur l’autre et de dépasser son mur. Mais, pour le faire, nous devons dépasser notre propre mur. Le problème n’est pas de faire tomber le mur de l’autre, mais de faire tomber le nôtre.

 

La douleur est nécessaire, pas la souffrance. Lorsque je ressens de la douleur, cette douleur reste localisée. Au contraire, quand je ressens de la souffrance, celle-ci envahit tout mon corps, mon esprit, mon cœur, mon désir, ma mémoire : elle envahit mon monde, mon univers tout entier.

Toutes ces personnes qui pleurent un être depuis longtemps sont dans la souffrance, non dans la douleur.

 

Là où il y a de la souffrance, il n’y a pas de conscience.

 

Chacun de nous est un boiteux, un aveugle, un paralysé. La maladie n’est qu’en nous-même, en notre égo, attendant qu’un ange vienne du ciel pour agiter l’eau miraculeuse. Pécher, c’est se donner toutes les excuses possibles pour être malade au bord de la piscine.

 

Tu es malade parce que tu ne veux pas faire face au problème que tu caches.

 

L’eau s’agite. La vie est là et tu n’as personne qui te conduise à l’eau. Pourquoi n’y vas-tu pas toi-même ? Jusqu’à quand vas-tu demander ? que papa et maman me nourrissent ? Sépare toi de ton père, écarte toi de ta mère. Coupe toi de tes grands parents, de tes amis et de la société. Cesse de t’identifier à ton nom, à ton visage, à ton sexe, à ton âge. Ne demande pas qu’ils t’aident. Va toi-même à l’eau sans aucune aide. Cela dépend de ta volonté, alors développe là.

 

Tu portes celui qui te guérit de ta maladie. Il te faut le reconnaître. Tant que tu n’as pas reconnu ta force intérieure, tu vas culpabiliser celui qui t’a guéri ; tu ne croiras pas, tu ne l’identifieras pas, tu ne le verras pas.

 

On s’habitue et on s’adapte à sa maladie, si bien que lorsque quelqu’un vient et nous bouscule, on s’offense et on entre en crise.

 

A partir du moment où tu vois  ce que tu es, tu commences à vivre tel que tu es, en dehors de toute loi. La réalisation n’a pas de loi.

 

En nous, nous portons quelque chose d’inconcevable, d’immense, alors cessons de nous minimiser. Ne nous laissons pas dominer par notre paralysie. Acceptons de guérir. Laissons la haine de côté. Tu préfères demeurer dans ta maladie parce que c’est plus confortable et que tu as peur de la vie. Vaincs la peur. Ton dieu intérieur te l’enseigne pas à pas. Il te l’apprend.

 

Tu feras ce que ta force intérieure te dicte. Au fond, tu ne fais pas : tu laisses les choses se faire à travers toi. Tu as un but, tu l’ignores et n’as pas besoin de le reconnaître.  Aie la foi en pensant que tes actes sont justes et guidés par le Père.

 

A l’intérieur de nous, nous sommes aimés. Ne cherche pas l’amour de ton père, de ton géniteur, ni celui de ta mère. En le cherchant, tu entres dans un jeux symbolique inutile. Si tes parents ne t’ont pas donné ce qu’il fallait, dépasse les. Avance.

 

Ne cherche pas en dehors de ce que tu as en toi. Comme dit le tao te king, pour voyager tu n’as pas besoin de sortir de ta maison.

 

Nous créons nous-mêmes le paradis ou l’enfer, ce dernier se manifestant à travers l’angoisse.

 

Nous prions en général lorsque nous souffrons d’une maladie ou quand nous avons des besoins. Nous avons toujours en nous une lumière qui n’est pas nous (notre dieu intérieur) et une foule composée de personnalités qui poursuivent cette lumière interne : elles ne la cherchent pas pour obtenir une guérison ferme et définitive, mais pour supprimer les symptômes qui les empêchent de continuer leur petite vie superficielle. Au fond, ce que nous voulons, c’est qu’on nous enlève les symptômes, mais pas la maladie, car nous n’osons guérir.

Peut-être ne voulons nous pas qu’on nous dise directement de quoi il s’agit, car si l’on nous révélait de but en blanc en quoi consiste et ce que signifie notre maladie, cela nous perturberait énormément, étant donné que cela implique justement que nous devons tout quitter alors que nous ne voulons rien abandonner. Pour arriver vraiment à notre centre, il faut tout laisser derrière nous : nos conceptions de nous-mêmes.

 

Je dois leur apprendre à partager. Je dois leur apprendre que ce qu’ils ont, n’est pas uniquement pour eux. Ce n’est qu’en partageant ce qu’ils ont qu’ils le multiplieront.

 

Méditer, c’est tourner votre regard à l’intérieur de vous-mêmes, communiquer avec votre principe cosmique, s’abandonner à lui.

 

Si vous voulez obtenir la véritable nourriture, recevez-la de votre Dieu intérieur. Cette nourriture est l’Amour.

 

Ce que nous donnons aux autres, c’est l’amour. Pas notre amour terrestre limité, mais l’amour de Dieu, l’amour universel. Ce que nous donnons, c’est l’espoir de Dieu et la foi de Dieu. Laissons passer le cosmos en nous. Nous sommes un canal : réceptifs vers le ciel, mais actifs vis-à-vis de la terre.

 

Dans la vie, on s’aperçoit qu’à mesure qu’on donne, on multiplie. Quand on garde la nourriture, elle pourrit.

 

Les hommes ont peur de sombrer dans la maladie, dans la misère, dans la vieillesse et la mort.

 

Dans le fond, toute cette douleur est une sottise. J’ai souffert comme un idiot pendant quarante, cinquante ou soixante ans et maintenant que la lumière arrive, je me rends compte que cette souffrance était inutile. Si aujourd’hui je cesse de souffrir, cela signifie que toute ma souffrance ne se justifiait pas, et qu’il est même stupide de vivre comme je l’ai fait. Je suis donc un imbécile, mais je refuse de reconnaître que je le suis, parce que je veux une justification à ma souffrance.

 

Personne ne médite ou ne prie seul. Je ne peux méditer que lorsque mon Dieu intérieur est invité. Et je ne peux guérir que lorsque mon Dieu intérieur est présent. Le médecin ne soigne pas : il m’aide, il me donne les moyens, mais toi, Dieu intérieur, aide moi à guérir.

 

Quand tu te mets sur la voie, tu ne doutes pas. Si tu veux guérir, avance infailliblement, impeccablement. Ne garde aucun doute. Si tu penses que tu vas devenir fou, traverse la folie, et si tu crois que tu vas mourir, traverse la mort. Tu pries intérieurement et tu trouves ainsi la force, car tu es aidé.

 

Quand vous reconnaîtrez la nature des choses, vous serez envahi par la lassitude. Vous verrez clairement à quel point les voies du monde ordinaire sont erronées et trompeuses, et vous vous en lasserez comme le vieillard se lasse des jeux d’enfant auquel on l’a forcé à prendre part. Quand vous comprendrez que passez vos jours à vous attacher à vos amis et à comploter pour défaire vos ennemis ou vos rivaux n’est que folie, ces activités ne vous fascineront plus. Quand vous serez frappés par l’inutilité de vous laisser sans cesse entrainer et conditionner par vos tendances habituelles, l’écœurement vous gagnera. Il vous incitera à rechercher la libération, et si vous faites des efforts en ce sens, vous y parviendrez.

 

Quand tu te rends compte que l’éternité se trouve en toi, les choses qui t’arrivent deviennent des messages avec lesquels tu dois travailler.

 

Cesse de chercher des satisfactions partou et constamment. Dépasse tes frustrations sexuels. Dépasse tes conflits émotionnels ainsi que tes complexes d’infériorité. Laisse-les derrière toi une bonne fois pour toutes et clarifie tes pulsions. Réalise ce que tu dois réaliser. Quand tu es réprimé, tu réprimes l’autre.

 

Pour moi, personne n’est meilleur que moi, personne ne possède plus que moi la vérité. On peut me guider vers la vérité, mais je suis et serai toujours mon dieu.

 

Le désir de possession est le principe sur lequel repose la douleur. Vouloir posséder n’est pas aimer. Aimer l’autre, c’est être content de son existence et de sa réalisation, tandis que vouloir posséder, c’est désirer sa fin en cherchant à incorporer à nous-même.

 

Ne plus pêcher, c’est cesser de vivre avec un homme ou une femme qui ne te convient pas. C’est agir en accord avec les véritables aspirations de ton être. Le péché consiste à vivre une vie de sacrifices et à souffrir. Il faut donc absolument abandonner la souffrance. Il faut dominer le Moi, extirper le désir de possession, la haine et la peur.

 

Nous ne croyons pas qu’une personne névrotique puisse sortir de sa névrose. Lorsqu’une personne guérit, son entourage ne veut accepter une telle guérison. Il sort du cadre, des limites conventionnelles acceptées. Il sort de la souffrance que la convention a tissée de manière inséparable de l’homme, et des prises de pouvoir instituées. C’est pour cela que la guérison concerne la famille entière. Si un seul de ses membres guérit et retourne immédiatement parmi les siens, ceux-ci s’appliquent à la détruire.

 

Accepte ton changement, celui des autres avec bonheur. Quand tu travailles sur ton être, garde le secret jusqu’à ce que tout ce qui se réalise en toi soit solide. Lorsque cela est fermement installé en toi, personne ne peut te démolir.

 

Lorsque les gens ont peur, ils préfèrent donner raison à la société que défendre leur fils.

 

Si tu ne crois pas en ta vie intérieure, la foi ne te cherche pas. Au moment où tu l’as et que tu défends ce en quoi tu crois contre toutes les attaques, l’être que tu cherches vient te voir.

 

La vie éternelle, infinie, merveilleuse, le véritable éveil à nous-même, ne peut se trouver que si nous croyons sans voir, quand nous croyons à partir d’un vide total, sans preuve, sans rien : lorsque nous faisons l’expérience de l’amour.

 

Pour concevoir notre psyché, notre être dans toutes ses dimensions, pour nous concevoir tel que nous sommes, il ne faut pas nier le fait que la goutte, quelque part en elle, est connectée avec l’océan. Quelque part, nous sommes reliés non seulement à tout l’univers, mais aussi au secret ultime de l’univers.

 

Nous utilisons l’intellect pour analyser, et analyser veut dire ne pas aimer, diviser en fragment, figer.

 

Un cœur mis à l’écart vit dans la négation et la convoitise.

 

Dès l’instant où tu perds le doute et commences à agir, toute la tradition se met à s’agiter. Ton arbre généalogique, ta vie passée, tes parents, tes frères et sœurs, tes pensées, le monde entier se mobilisent : ils s’accrochent tous à toi. Quand tu souffres : les personnages qui te consolent ne te guérissent pas : elles s’occupent de toi pour t’entretenir sans ta souffrance. Ainsi, la pourriture continue, mais c’est une corruption bien accompagnée. D’une décomposition à l’autre, des mots de consolation s’échangent. Les personnes se consolent mutuellement et elles se tiennent compagnie. Elles ne veulent pas changer : tout ce qu’elles veulent, c’est être accompagnées.

 

Quand nous étions enfants, nous jugions nos parents et les autres êtres à partir d’un acte. Dans notre mentalité enfantine, nos jugements étaient rapides et simplistes. Nous disions de l’un ou de l’autre : « il ne m’aime pas », mais nous ne voyons pas l’immense souffrance qui existait dans l’âme de ces êtres qui ne nous donnaient pas d’amour. Nous ne savions pas qu’ils ne nous aimaient pas parce qu’ils n’avaient pas appris à le faire, car eux-mêmes n’avaient pas été aimés. Nous ne savions pas qu’ils avaient vécu dans une société où on leur disait qu’il était indispensable d’avoir pour paraître et être accepté.

 

Ton piège, ta souffrance, tes souvenirs douloureux, les personnages qui t’ont fait du mal et que tu charries encore constituent la pierre qui te retient dans ta tombe. Lorsque tu l’ouvriras, tu renaîtras, puis tu utiliseras cette pierre comme autel pour le temple : ta souffrance deviendra le moteur central de ta libération ; ton piège sera ta force.

 

La déification de la femme sexuellement inhibée est complètement malade. Une femme qui ne vit pas sa sexualité ne peut être vénérée.

 

Tant que nous n’avons pas trouvé notre dieu intérieur, nous ne développons pas notre âme. Croire en un dieu extérieur, c’est vouloir participer à un conte de fée. Cette recherche ne nous permet pas de rencontrer notre nouveau centre. Avoir foi en un dieu intérieur s’avère être la seule manière de se centrer.

 

Il faudra s’habiter à penser que la femme donne la vie et que l’homme aide la conscience individuelle à mourir.

 

Dans la bible, les femmes montrent plus de courage que les hommes. Elles sont les premières à venir le voir. Une prise de conscience cosmique sera d’abord réalisée par les femmes.

 

Etre possédé par un démon équivaut à ne pas vivre son dieu intérieur, à ne pas laisser librement circuler l’énergie. Dans le fond, le démon est un bouchon, une entrave à l’énergie qui nous empêche de vivre notre processus tel qui se présente.

 

On semble beaucoup respecter la souffrance humaine. On la respecte dans le sens où, quand une personne souffre, on la plaint et on la pleure avec elle, mais on la laisse dans son problème. Plaindre les personnes qui souffrent sans les aider est pur narcissisme. Il est plus intéressant de les mettre au travail, de leur apprendre à se servir de leur malheur.

Le meilleur endroit harmonieux n’est pas un lieu élevé et exposé, qui symbolise la force et le pouvoir, ce n’est pas un endroit qui domine tous les autres.

La force et l’énergie ne doivent pas stagner.

 

Deux entités éloignées peuvent avoir le même comportement car tout est interrelié et est compris dans une même réalité globale qui lie toute entité.

Chaque objet ajuste son comportement en fonction de l’univers tout entier, car la quasi-totalité de la masse visible de l’univers se trouve non pas dans les étoiles proches mais dans les galaxies lointaines.

Ce qui se trame chez nous se décide dans l’immensité cosmique, ce qui se passe sur notre planète dépend de la totalité des structures de l’univers.

Il existe une interaction qui ne fait intervenir ni force ni échange d’énergie mais qui relie l’univers tout entier.

La masse d’un objet résulte de l’influence tout entier de l’univers sur cet objet.

Chaque partie porte en elle la totalité, de chaque partie dépend tout le reste.

Nous partageons tous une même généalogie cosmique. Nous sommes composés des mêmes molécules que l’univers créé lors du big bang.

Quand un organisme vivant meurt et se décompose, ces molécules sont libérées dans l’environnement et s’intègre à un autre organisme.

Les molécules d’air que nous inhalons ont été dans les poumons de toute la population sur terre.

Tous les êtres sont liés génétiquement. Nous descendons tous d’un organisme primordial, d’une bactérie primitive.

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